A la recherche de l’homme idéal de Stéphanie Bond

A la recherche de l’homme idéal de Stéphanie Bond

Titre : A la recherche de l’homme idéal (Les héritiers de Blue Ridge Moutain #1)
Auteur : Stéphanie bond
Éditeur : Harlequin – Prélud’
Date de parution : 1er juin 2013

Résumé
C’est ça, la ville de Sweetness ? Cette poignée de bâtiments chauffés à blanc par le soleil ?… Nikki sent le doute l’envahir. Le doute et la colère. Où est donc le havre de paix que lui promettait la petite annonce : « La ville de Sweetness accueille cent femmes célibataires aspirant à changer de vie » ? En la lisant, elle avait imaginé le lieu idéal pour une fille comme elle, fraîchement plaquée et prête à tout pour s’éloigner de son ex. Mais à présent, furieuse, elle envisage de faire demi-tour immédiatement. C’est alors qu’elle aperçoit un homme étendu sur le sol. De quoi attiser ses réflexes de médecin… mais aussi ses désirs de femme : car le blessé est décidément très, très sexy. Un signe du destin… ?

Avis de Melwasul
note 3.5Il y a quelque mois de ça (début février pour être précise), je vous parlais de Week-end sous la neige et vous présentais ainsi ma collection petit gouter de fin d’après-midi. Vous vous souvenez ? La collection Prelud’ de chez Harlequin. (Vous remarquerez que vu le temps, le terme de petit gouter au coin du feu est toujours d’actualité :’( , quand est-ce qu’ils vont devenir collection du petit gouter dans le sable fin ? (Y EN A MARRE ! Je veux du soleil et de la chaleur moi !)(et j’ai beau manger des malabars rien y fait :D). Enfin bref, me voilà qui m’égare. Revenons à nos moutons.

Ce mois-ci, les éditions Harlequin ont eu la gentillesse d’envoyer au blog en avant-première l’une des parutions du mois de juin Sélection du mois (j’en profite pour chaleureusement les remercier)(vu le temps, je devrais dire fraichement…). Il s’agit du premier tome d’une nouvelle saga chez Prelud’ : Les Héritiers de Blue Ridge Mountain, A la recherche de l’homme idéal de Stéphanie Bond (Mon nom est Bond, James Bond)(oups désolée, j’y pense depuis que j’ai vu le nom de l’auteure).

Il y a 10 ans de cela, la ville de Sweetness (ville douceur, si c’est-y pas mimi !)(mieux que ville édulcorant en tout cas)(les auteurs nous trouvent toujours des noms très Sweet :D) a été complètement rasée par une tornade (d’ailleurs, j’ai lu ce livre le lendemain de la tornade qui a ravagée la ville de Moore aux USA, ça m’a fait un drôle d’effet). Les trois frères Armstrong décident donc de la reconstruire pour faire le bonheur de leur môman (ahhhhh que c’est plein de bons sentiments !).

La reconstruction de la ville commence donc grâce à de nombreux hommes (sublimes et costauds). Mais voilà, il y a un problème : mais où sont les femmes ?! Et comme tout le monde le sait, les hommes sans les femmes, ils sont complètement perdus (nous sommes indispensables !). Pour pallier à ce manque, les trois frères décident de passer une petite annonce dans le journal d’Atlanta : «La ville de Sweetness accueille cent femmes célibataires aspirant à changer de vie».

Après quelques jours d’attente, le fameux convoie arrive enfin (euh, vous avez déjà vu des convois de femmes comme ça dans la vraie vie ? moi perso, ce truc, ça m’a bien fait rire :D). Porter (le plus jeune des frangins), qui au moment de l’arrivée du convoi était en haut du château d’eau, est tellement heureux qu’il décide (enfin, le destin décide pour lui) de descendre plus vite que la lumière par un magnifique vol plané (et Bam une jambe qui fait crac !). Heureusement pour lui, se trouve dans le convoi Nikki, qui vient d’être larguée par son fiancé (et qui se demande chaque seconde un peu plus pourquoi elle est venue) mais qui est aussi médecin.

On peut dire que la rencontre entre les deux va être des plus mouvementée. Rajoutez à cela que Sweetness est loin d’être une ville à proprement parlé. Lors de sa description, j’ai eu l’impression de plonger dans une ville typique d’un roman de dystopie dont raffole Mocking Jay (dont je raffole aussi d’ailleurs !). Sweetness = Néant = vide intersidéral. En effet, avec une route (toute neuve) et deux bâtiments (tout neufs) vous avez vite fait le tour de la ville. Combinez tout ça, et vous comprendrez que Nikki n’a qu’une envie, c’est de décamper vite fait bien fait ! Hors sans médecin, quelles femmes vont accepter de rester ? Pas beaucoup beaucoup. Porter est donc chargé par ses frères de convaincre Nikki de rester (polalala la mauvaise idée des frangins :D)…

Je dois dire qu’au début, je n’ai pas trop accroché au personnage de Porter, je les aime un peu macho mais il y a quand même des limites. Puis au final, il m’a énormément fait rire et quand on me fait rire, j’accroche de suite ! En tout cas, il va avoir pleins d’idées plus ou moins géniales (plus moins que plus d’ailleurs :D) mais qui vont nous enchanter. Finalement, il va se révéler être un garçon sensible et tout plein de charme. Nikki, elle, est d’une patience d’ange.

Avec un tel empoisonneur pour malade, je crois que j’aurais craqué et que même avec ma voiture en panne (hum hum Porter, elle est vraiment en panne la voiture ou juste légèrement trafiquée…) j’aurais pris mes clics et mes clacs bien plus tôt (quitte à rentrer à dos de grizzlis !). Mais bon l’amour est merveilleux et entraîne des histoires merveilleusement farfelues (et des actes quelque peu stupides)(cf la fin du bouquin mais je ne vous en dis pas plus, juste que Porter reste quand même un grand gamin maladroit :D).

De plus, vous avez un joli panel de personnages secondaires typiques de ce genre de livres mais qui sont tous aussi drôles les uns que les autres et qui laissent prévoir une suite tout aussi croustillante.
Au final, ce bouquin ne restera pas dans ma mémoire pour être un de mes bouquins préférés mais c’est pas ce que je demande à cette collection. Je veux juste qu’elle me fasse sourire et passer un agréable moment. Le contrat a été parfaitement remplie et plus que bien, vu que je suis sure que je lirais la suite pour voir ce qui arrive aux restes des protagonistes.

Pluvieusement Vôtre,

Melwasul

All I want for Christmas d’Emily Blaine

All I want for Christmas d’Emily Blaine

Titre : All I want for Christmas
Auteur : Emily Blaine
Éditeur : Harlequin – &H
Date de parution : 21 octobre 2015

Résumé
Cette année, à part une compilation de chants de Noël par Sinatra et la recette magique pour manger sans grossir, Emma n’a rien à demander au père Noël.
Son job lui plaît, ses copines sont adorables (quand elles ne la traînent pas à la gym) et Yann est le meilleur ami que toute femme rêverait d’avoir. Que demander de plus ? A priori, rien.
Sauf que Noël, c’est bien connu, c’est la saison des miracles. Et quand le père Noël prend l’apparence d’un beau brun terriblement sexy, Emma regrette très vite d’avoir enfilé ses grosses chaussettes de laine au lieu de les suspendre au-dessus de la cheminée…

Avis de Melwasul
note 4

Je sais, nous ne sommes que le 18 octobre, c’est encore tôt pour y penser mais c’est incontestable, novembre et décembre approchent, Noël avec. Et qui dit novembre, décembre et Noël, dit lecture d’ambiance. All I want for Christmas fait partie de ces romans parfaits pour la saison et ce n’est pas pour rien que les éditions Harlequin ont décidé de le publier pour la première fois en version papier fin octobre. Et puis une version toute belle avec des paillettes (oui mon côté hyper futile ne peut que craquer !)(d’ailleurs on en reparle en fin de chroniques).

J’ai donc profité de cette réédition pour le relire et venir vous en parler juste avant sa parution. Emily Blaine et moi c’est compliqué. Enfin, pas vraiment mais un peu. J’ai beaucoup aimé Colocs (et plus) malgré quelques longueurs mais j’ai moins apprécié ses nouvelles courtes (après, je n’aime pas les nouvelles donc ceci explique aussi cela). Pour ce qui est de Dear You, j’en reparle à la fin. C’est donc sur la pointe des pieds que j’ai commencé All I want for Christmas. Et que je me suis régalée !

Je n’ai pratiquement que des points positifs. Déjà l’ambiance Noël y est du début à la fin. Entre chants, neige, sapin, déco et repas, impossible de ne pas y plonger à plein pieds. Nous y retrouvons la douceur et la chaleur des fêtes de fin d’année bien aidé par ce groupe d’amis qui forme une véritable famille. Un groupe d’amis qui nous rappelle les nôtres, les mêmes liens, le même humour et cette amitié si forte que personne n’a vraiment de secrets (ce qui peut se révéler parfois un brin peu pratique).

L’autre point positif, ce sont les personnages évidement. Ce groupe d’amis dont je parlais juste au-dessus, les relations entre eux, ces petits instants qui montrent le lien qui les unis qui sont tellement vrais. Et au milieu de cette grande famille : Emma et Yann. Les meilleurs amis du monde depuis plus de dix ans mais (presque) tout le monde dans le groupe sent qu’il y a eu ou y aura peut-être autre chose. Tout le monde sauf Emma et Yann. Jusqu’à l’arrivée du petit nouveau qui réveille l’ogre jalousie chez Yann qui réalise qu’il est fou amoureux d’Emma et est bien décidé à lui prouver.

Ah Yann, le tellement parfait Yann qui saura faire fondre votre cœur. Un vrai beau cadeau de Noël pour Emma. Une fois qu’il sait ce qu’il veut et qu’il est bien décidé à l’obtenir, il est pratiquement inarrêtable et Emma va en faire les frais (pour son plus grand bonheur). Emma, héroïne drôle et pétillante, qui finalement va être plus que ravie et malgré quelques doutes va vite ouvrir les yeux.

C’est drôle, tout doux, un brin couinant, je me suis régalée du début à la fin mais je ne peux m’empêcher de faire la pénible et de lui faire un petit reproche : c’était trop court ! J’aurais aimé en avoir plus tellement j’étais bien avec eux et j’aurais donc apprécié que ce soit un peu plus développé. En tout cas, à l’approche de Noël, c’est une romance qui se dévore avec plaisir devant la cheminée (ou pas) avec un bon chocolat chaud et du Frank Sinatra en fond sonore.

J’en reviens à mon côté futile et à Dear You que je n’ai pas encore eu l’occasion de lire. Les trois tomes sortent dans un coffret qui m’a l’air très beau et avec des bonus inédits donc vous connaissais la suite, je vais très certainement craquer… Je vous en reparle au mois de novembre ou décembre 😉

Paillettement Vôtre,
Melwasul

100 % Sexy Rugby chez Harlequin HQN : part two

Rencontre à la 3ème mi-temps

Titre : Pour ton bien / Prends-moi à l’essai / Rencontre à la 3ème mi-temps
Auteur : Emily Blaine / Louisa Méonis / Cléo Buchheim
Éditeur : Harlequin – HQN
Date de parution : 18 septembre 2015

A l’occasion de la coupe du monde de Rugby, les éditions Harlequin HQN ont eu la génialissime idée de nous proposer 9 nouvelles écrites par leurs auteurs phares. Les nouvelles seront disponibles en format numérique uniquement sur le site Harlequin et sur toutes les différents sites marchands le 18 septembre prochain. Entre autre, vous pourrez lire les nouvelles d’Angéla Morelli, Eve Borelli, Emily Blaine, Gilles Milo-Vaceri, David Lange, Cléo Buchheim, Valéry K. Baran, Barbara Katts et Louisa Méonis.
tout au long de ce mois de septembre, je vous chroniquerez toutes les nouvelles de ces auteurs. Et je peux d’ores et déjà vous dire qu’elles sont sensuelles, amusantes et émotionnelles.

Avis de Moonshine
Pour ton bien de Emily Blaine
pour-ton-birnRésumé : Achille avait son talon, Benjamin a son genou. Alors que le match de sélection pour la Coupe du monde de rugby approche, la douleur devient de plus en plus insupportable. Mais hors de question de montrer sa souffrance : cette sélection, c’est la dernière de sa carrière, il ne la manquera pour rien au monde. Pas même pour les beaux yeux de Clémence, la nouvelle kiné de l’équipe qui a remarqué ses mâchoires crispées et veut l’obliger à passer des examens. Clémence et ses grands yeux verts. Clémence et ses lèvres appétissantes. Oui, il va se faire un plaisir de la convaincre de ne rien dire…

Mon avis : Je n’ai pas encore eu l’occasion de lire une romance d’Emily Blaine, je me rattrape donc avec cette nouvelle romantique et sexy. Ben est un joueur de rugby, il ne rêve que d’une chose : terminer sa carrière en jouant la coupe du monde. Mais son genou lui joue des tours. C’est grâce à lui qu’il va faire la connaissance de la séduisante Clémence. Elle vient de quitter son ex et intégrer le staff d’une équipe de rugby masculine.

Cette romance est toute mignonne et pleine de sensualité. A l’inverse des autres nouvelles 100% Sexy Rugby, on lit l’histoire du point de vu de Ben. Ce qui donne une autre dimension à cette nouvelle. J’ai adoré les personnages qui ont de l’humour à revendre. Clémence mène la danse dans cette histoire. Elle sait ce qu’elle veut et n’hésite pas à mettre tout en œuvre pour l’avoir. Même si cela peut causer de la peine à notre héros. Leur attirance est immédiate et c’est le coup de foudre au premier regard.

Petite nouvelle sans prétention qui a su faire palpiter mon cœur. Encore un héros qui a sa place au sein de cette série de nouvelle. Pour le moment HQN a tenu ses promesses en nous proposant des nouvelles toutes différentes et attachantes.

Prends-moi à l’essaide Louisa Méonis
prends-moi-essaiRésumé : Marc a tout pour lui, et il le sait. En tant que rugbyman professionnel, l’argent, la reconnaissance et les filles sont loin d’être un problème, d’autant que, au-delà des muscles, il est plutôt beau gosse. Non, le problème c’est une fille. Une fille qui, pour des raisons incompréhensibles, semble complétement insensible à son charme. Charlotte – la meilleure amie de sa sœur –a l’air pourtant normale à première vue : une beauté douce, une personnalité discrète… Mais dès qu’elle pose ses grands yeux bleus sur lui, il se sent maladroit. Stupide. Complétement naze. Et ça, c’est juste inacceptable. Alors, il va falloir redresser le tir, et vite. Le match s’annonce serré, mais Marc entend bien gagner la coupe.

Mon avis : Une nouvelle romantique que j’ai dévorée en quelques heures. La romance entre Marc et Charlotte est juste sublime. Marc, ce grand frère protecteur amoureux de la meilleure amie de sa sœur depuis toujours. Et cette dernière qui lui résiste alors qu’aucune femme ne l’a jamais fait. J’ai trouvé l’intrigue justement amenée et bien développée. Leur histoire d’amour est très sensuelle.

Encore une belle découverte d’un auteur que je ne connaissais pas auparavant. Je vais de ce pas me jeter sur ses précédents livres.

Rencontre à la 3ème mi-temps de Cléo Buchheim
rencontreRésumé : Une corvée. Voilà comment Charlotte considère l’interview de l’équipe de rugby locale que son rédacteur en chef vient de lui confier. Elle qui préfère de très loin les fashion weeks aux tournois et les sacs à main aux crampons boueux, va devoir pénétrer dans les profondeurs des vestiaires et interroger ces montagnes de muscles tout en passant pour une experte du sport (la bonne blague !). Pourtant, lorsque ses yeux croisent ceux d’Aloys, le joueur numéro 10, Charlotte perd complètement ses moyens et éprouve une sensation très troublante. Un désir violent, impérieux, qui lui ferait presque oublier tout le reste…

Mon avis : Une nouvelle un ton en dessous de ses consœurs. Les personnages ne m’ont pas autant emballés que dans les autres nouvelles. Le manque de dialogue sur d’Aloys plombe un peu la rythmique de l’histoire. Tout va trop vite entre notre couple de héros. Charlotte m’a tapé sur les nerfs tandis qu’Aloys reste un personnage énigmatique. Leur romance est jolie mais sans plus. Il m’a manqué cette passion que j’ai ressentie dans les autres nouvelles. Dommage l’histoire semblait avoir un vrai potentiel.

Je cloture donc mon marathon 100% Sexy Rugby avec ces trois dernières nouvelles. De belles découvertes et une toute petite déception. Harlequin HQN a su marqué le coup d’envoi de cette coupe du monde de rugby. J’espère que nous aurons d’autres belles initiatives comme celle-ci prochainement.

Moonshine

Colocs (et rien d’autre) de Emily Blaine

Colocs et rien d’autre de Emily Blaine

Titre : Colocs (et rien d’autre) (Colocs #2)
Auteur : Emily Blaine
Éditeur : Harlequin – &H
Date de parution : 02 mars 2016

Résumé
Il paraît que « les opposés s’attirent ».
Il paraît que « qui se ressemble s’assemble ».
Il paraît que les Jedi préfèrent les blondes.

Et il paraît aussi qu’on évite les otites en se fourrant un oignon dans l’oreille. Les proverbes, Ashley s’en méfie depuis qu’elle a eu l’occasion de constater qu’un de perdu, c’était un de perdu. Mais, depuis que Ben est entré dans sa vie et s’est installé dans l’appartement qu’elle partageait jusque-là avec sa meilleure amie, elle en viendrait presque à accepter l’idée qu’elle n’est pas condamnée à passer toute son existence en solitaire. Ben est si drôle, Ben est si touchant, Ben est si… Ben est un ami. Et il doit le rester. L’amour, ça finit toujours mal, et il est hors de question de risquer leur amitié pour une relation sans lendemain. Pour elle, c’est clair, ils sont amis. Et colocs. Et rien d’autre. Mais il paraît que Ben ne l’entend pas de cette façon…

Avis de Melwasul
note 10

Si j’aime beaucoup les romans d’Emily Blaine, c’est parce que je sais sur quoi je vais tomber : une romance sans prise de tête, drôle, avec des héros craquants. Une vraie petite gourmandise. Colocs (et rien d’autre), sorte de suite/livre compagnon de Colocs (et plus), n’échappe pas à la règle. J’ai eu exactement ce que j’en attendais, pas moins, pas plus. La lecture doudou dont j’avais besoin en cette fin de vacances.

Nous retrouvons Ben et Ashley, les amis de Connor et Maddie, six mois après le départ de ces derniers. Les voilà maintenant colocataires mais surtout rien d’autre ! Ils sont amis, la colocation marche comme sur des roulettes, Ash prenant plaisir à faire rougir Ben et Ben ayant pour passion de la faire courir à tous les coups. Tout serait parfait s’il n’y avait pas cette tension sensuelle qui règne entre eux, si Ben n’avait pas une liste de plus de 400 fantasmes concernant Ash, si Ash n’avait pas des idées inavouables concernant son colocataire. Mais vraiment, ils ne sont que colocs !

Enfin jusqu’à ce que Ben se dise que ça ne peut plus durer comme ça leurs petits jeux de séductions et qu’il doit prendre les choses vraiment en mains pour finir de conquérir la femme qu’il aime. Si dans un premier temps Ash va résister puis va finir par se laisser faire, ses vieux démons vont revenir la hanter. Entre temps, les deux amis vont être rejoints par Connor et Maddie pendant quelques jours. Et ce que l’on peut dire c’est qu’avec leurs paris géniaux les deux amis ne vont pas vraiment les aider !

Bon autant vous le dire de suite l’énorme point fort de ce roman c’est Ben. Un Prince Charmant des temps modernes. Ben qui est juste waouhh tellement craquant, parfait, sexy, touchant, mignon. Je veux rencontrer un Ben ! (Bon j’ai des doutes sur son existence, les princes, c’est qu’au rayon gâteaux à ce qu’on m’a dit …). Ben qui vous fera craquer en rougissant. Ben qui vous fera rire à chaque fois qu’il fera marcher Ash. Ben absolument trop mignon dès qu’il est un peu gêné. Ben qui vous fera totalement sombrer à chaque fois qu’il se montrera sûr de lui et prêt à tout pour conquérir sa belle. Ben qui est, cerise sur le gâteau, un pâtissier hors pair ! Non vraiment, Ben est juste le héros touchant, drôle, sexy et totalement parfait. Il est une grande partie du bonbon qu’est ce livre !

En face, j’ai un peu moins apprécié Ash qui m’a même un brin énervée. J’ai aimé son côté totalement foufou, un brin bordélique, bourrée d’humour et totalement joueuse. Mais j’ai beaucoup moins apprécié ses trente-six mille hésitations et retour en arrière. Quand ses lubies et ses peurs la font se retourner contre Ben sur qui elle fait tout retomber. Vraiment j’ai eu envie de lui donner des coups de pied aux fesses de torturer Ben comme ça. Il se met en quatre pour elle, la fait passer avant tout mais c’est encore à lui de se traîner à ses pieds alors que si vous voulez mon avis (et même si vous ne le voulez pas), cela devrait être le contraire !

Comme je le disais en introduction, une fois encore Emily Blaine m’a donné exactement ce que je voulais. Une romance toute douce, hyper drôle et carrément couinante. J’apprécie toujours autant sa plume, son humour, ses petites références (surtout celles-ci)(et la dernière tant attendue)(quand je l’ai lu, j’ai gloussé et failli crier « ouiii elle a osé ! Ben a osé ! »). Elle trouve même encore le moyen d’innover avec le début et la fin du roman, ainsi que les débuts et fins de chapitres. Copeaux de chocolat sur le cupcake, je n’ai en plus pas retrouver ici les longueurs qu’il y avait avoir dans le premier, j’y vois une évolution de l’écriture de l’auteur qui ne me donne qu’envie de lire la suite.

Roh et autre bonus, elle fait revenir ici ses anciens héros Connor et Maddie, mais aussi Austin et la sœur de Connor, nous montre ce qu’ils sont devenus, leur offre quelques petits moments qui n’empiètent pas sur l’intrigue principale mais nous font sourire et rire. C’est vraiment agréable de les voir continuer à vivre, de voir ces amis toujours aussi soudés et qui sont là pour aider nos héros. Une belle réussite et en bonus, en version papier (moi qui n’aime pas les epub, c’est un bonheur cette parution !). Maintenant, je vais surveiller les prochaines parutions de l’auteur et finir par craquer pour sa série Dear You.

Photomaton’ment Vôtre,
Melwasul

Colocs (et plus) d’Emily Blaine

Colocs et plus d’Emily Blaine

Titre : Colocs (et plus) (Colocs #1)
Auteur : Emily Blaine
Éditeur : Harlequin – &H
Date de parution : 03 juin 2015

Résumé
La plupart des hommes se divisent en deux catégories :

1) Les serial lovers à mémoire de poisson rouge – ceux qui notent le prénom de leur conquête d’un soir sur la paume de la main pour être sûrs de ne pas l’oublier au réveil.
2) Les idiots qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez – ceux qui promettent de ne jamais toucher à la sœur de leur meilleur ami

Connor n’échappe pas à la règle : il réussit même l’exploit de faire partie des deux catégories à la fois. Connor, c’est le meilleur ami de mon frère. Le mec le plus canon que j’aie jamais rencontré. Et accessoirement l’heureux élu avec qui ( je me suis honteusement envoyée en l’air) j’ai passé un délicieux moment lors d’une soirée très arrosée à la tequila. Une nuit intense, passionnée, mémorable… suivie d’une douche froide quand il a compris qui j’étais et qui j’allais devenir – sa colocataire.
Depuis, j’ai découvert qu’il appartenait en fait à une troisième catégorie : les serial lovers idiots qui n’assument pas leurs erreurs nocturnes, mais qui vous font des pancakes en boxer dès qu’ils en ont l’occasion…

Avis de Melwasul
note 4

Voilà une lecture parfaite pour l’été : drôle, pas prise de tête avec en prime une belle romance. Ou comment passer un excellent moment à la plage, dans votre jardin au soleil ou tout simplement chez vous pour celles et ceux qui ne partent pas en vacances.

Vous vous souvenez de Cam qui cuisinait des p’tits dej’ géniaux dans Jeu de patience ? Alors si Connor n’est pas aussi parfait que Cam (la barre est haute) sachez que lui aussi saura vous concocter de délicieux petits plats. Niveau séduction, on peut donc dire qu’il marque beaucoup de points. Ajoutez à cela qu’il est diablement sexy, qu’il a un sourire à vous faire craquer les yeux fermés et un humour irrésistible. Oui, Connor pourrait être le mec parfait pour notre héroïne Maddie.

Sauf qu’il a deux énormes défauts. Premièrement, il change de copines (si on peut appeler ça des copines) comme de boxer (comprendre c’est pratiquement une différente tous les soirs)(j’exagère à peine). Un défaut plutôt considérable mais qui peut se soigner (comme on dit en romance historique, les débauchés font toujours les meilleurs maris). Alors que le défaut suivant, rien ne peut-être fait (sauf commettre un fratricide)(un brin extrême). Parce que oui, Connor est le meilleur ami du grand frère de Maddie. Son BFF avec qui il a fait un pacte : jamais on ne touche aux sœurs (pacte réalisé à l’époque pour protéger sa propre sœur)(s’il avait su que ça lui reviendrait en pleine poire quelques années plus tard …).

Surtout que finalement, il a été le premier (hum) à rompre le pacte en couchant avec Maddie dès leur première rencontre sans savoir qui elle était. Surprise quand elle vient emménager en collocation avec eux pour poursuivre ses études et découvre que c’est la petite sœur plus si petite que ça (celle-là, il ne l’avait pas vu venir). Et la cohabitation va être plus que compliquée sachant que Maddie est bien décidée à le faire craquer …

De quoi nous offrir des situations plus que gloussantes, une romance toute couinante par moment et que l’on dévore (presque) d’une seule traite, la plume agréable et rythmée d’Emily Blaine nous entraînant jusqu’au bout. Dans ma phrase, vous noterez une parenthèse essentielle : presque. Un « presque » qui entraîne cette note de 3,5/5 qui aurait pu être bien meilleure. Parce que j’ai trouvé la fin longue à arriver à un certain moment.

Certes je lisais avec plaisir, je me régalais mais tout d’un coup j’ai trouvé que l’histoire tournait un tout petit peu en rond. Trop d’indécision vous plombe un peu une histoire. C’est vraiment dommage. Trop de prises de tête et de retournement de situation, de changements d’avis qui m’ont un tout peu lassé sur la fin. Alors que c’était juste parfait jusque-là. C’est vraiment dommage mais ça n’enlève rien au fait que je suis ravie qu’il ait été publié en format papier et que je puisse le relire quand je veux parce que c’est sourire et remonte moral assuré !

Pactement Vôtre,
Melwasul

Passion sous contrat d’ Emily Blaine

Passion sous contrat d’ Emily Blaine

Titre : Passion sous contrat
Auteur : Emily Blaine
Éditeur : Harlequin – HQN
Date de parution : 20 mai 2013

Résumé
Quand elle apprend qu’elle va désormais être l’assistante d’Alexandre Kennedy, le grand patron de l’entreprise où elle travaille depuis quelques années, Sarah voit d’abord cela comme une bénédiction : terminés les caprices de sa chef tyrannique ! Sauf qu’Alexandre exige aussitôt d’elle une conduite impeccable et une disponibilité maximum, au point qu’elle se retrouve bien vite obligée de passer une grande partie de ses soirées et de son temps-libre à ses côtés. Pourtant, même s’il lui mène une vie impossible, avec ses exigences et ses contradictions, Sarah ne peut se résoudre à mettre fin à cette situation intenable. D’abord parce qu’elle a envie de se prouver qu’elle est à la hauteur de la mission qu’on lui a confiée. Mais surtout parce qu’Alexandre est scandaleusement sexy, et qu’elle ne peut s’empêcher de se demander si cette façade dure et catégorique ne cacherait pas un tout autre homme…

Avis de Lilitth
note 3.5Bonne petite surprise que cette auteure française que je viens de découvrir. Cette nouvelle collection HQN (Harlequin format uniquement nuémrique) est dédiée aux auteurs français en tout genre. C’est le premier de la collection que j’essaye et je vais me pencher sérieusement dessus si les autres romans sont du même acabit. Pour la petite info, ce roman est arrivé dans les 4 premiers au concours Welovewords, organisé par Harlequin.

J’avais une petite appréhension avant de le commencer. Je n’accroche pas toujours avec les auteurs français mais là, ça se laisse lire sans problème. De plus, j’adore les histoires de patron/ secrétaire, l’ambiance bureau, la tension entre eux, je me suis laissée facilement emporter.
Tout d’abord, je trouve que le résumé ne colle pas du tout avec l’histoire. Je m’attendais à un patron bourreau de travail, qui ne laisserai pas un moment de répit à Sarah. Lui prenant tout son temps libre pour faire des heures supplémentaires, ect… Et bien non. Si en effet, elle passe beaucoup de temps avec lui, ce n’est pas toujours pour le travail….

Sarah se voit offrir ou plutôt imposer une promotion, être l’assistante du grand patron Alexandre Kennedy. D’abord surprise, elle se réjouit d’échapper aux caprices de son ancienne chef. Mais se rends vite compte que son nouveau patron va être très exigent. Sarah est une jeune fille bien dans sa peau. Pour une fois, ça change et ça fait du bien une héroïne sans problème. Nicholas, le Directeur des ressources humaines, lui plait bien. Elle s’imagine déjà commencer une histoire avec lui jusqu’à la découverte d’une petite information qui va la faire changer d’avis…

Alexandre, j’ai eu beaucoup de mal avec le prénom. Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé mais il y a des prénoms qui vous font penser à quelqu’un et ça vous bloque carrément. En l’occurrence, pour moi Alexandre c’est le prénom de mon frère alors pour le rêve ce n’était pas trop ça ! Je l’ai donc rebaptisé Alexander. Donc Alexander, grand patron de la société ou travail Sarah, va lui proposer d’être son assistante. On découvre au fil des pages que ce n’est pas par hasard… Alexander est le type même de patron arrogant, autoritaire et même si il est sure de lui dans son travail, on découvre qu’il est loin d’être sûr de lui avec Sarah.

J’ai beaucoup aimé le style d’écriture de l’auteure, ma seule petite objection est la scène de sexe. Pour moi, elle n’est pas «aboutie», par pudeur peut être mais il m’a manqué ce tout petit détail qui nous fait ressentir leur émotion pendant l’acte. Attention, je ne parle pas de langage cru ni de détails mais juste ce moment magnifique où ils se découvrent pour la première fois.
Ma deuxième petite objection est que j’ai trouvé ça beaucoup trop court. Leur relation se construit petit à petit, et ça j’adore ! Ça colle beaucoup plus avec la réalité. J’ai vraiment été déçu de ne pas avoir plus de page. Je suis un peu resté sur ma faim.
En résumé, c’est un bon petit «azur» pas inoubliable certes mais j’ai passé un très bonne après-midi en compagnie de nos héros.

Extrait
– Pourquoi seriez-vous inquiète ?
– Eh bien… techniquement, vous êtes le patron, bégayai-je en rougissant comme une adolescente. Et dans la mesure où j’ai été mutée en quelques heures, je présume que…
– Sarah, ne présumez jamais rien me concernant. Cela pourrait vous porter préjudice.
[…]
– Votre exemplaire de l’avenant. J’ai signé ma partie, maintenant vous êtes officiellement à moi.
Dans un sourire satisfait, il me tendit le papier et, pour la forme, je vérifiai sa signature. Je pliai le contrat et le glissai dans mon sac à main, le remerciant une nouvelle fois.
– Je crois que vous devriez mesurer votre gratitude, Sarah.
– Vraiment ?
– Oui. Dans un mois, vous regretterez d’avoir découvert le dixième étage. Et moi par la même occasion, ajouta-t-il en retirant sa cravate avant de l’enfoncer dans sa poche.
– Si je puis me permettre, monsieur, vous ne devriez pas présumer à mon sujet. Vous me connaissez à peine.
Les portes de l’ascenseur se refermèrent sur le visage stupéfait de mon patron, pendant que mon estomac exécutait une vrille acrobatique.
Mon téléphone vibra dans mon sac à main et c’est avec soulagement que je constatai que mon patron appréciait mon sens de la repartie.
1 partout, Sarah
– À demain pour le prochain round

Les Insurgés de Malorie Blackman

Les Insurgés de Malorie Blackman

Titre : Les Insurgés
Auteur : Malorie Blackman
Éditeur : Milan – Macadam
Date de parution : 06 mai 2015

Résumé
Après la guerre et les conflits, un monde nouveau est créé, fondé sur un principe unique : la vie humaine comme bien le plus précieux.
Les gardiens doivent maintenir la paix face aux attaques des rebelles. Mais il leur est interdit d’ôter la vie. Leurs armes sont non létales et leurs prisonniers doivent être bien traités.
Kaspar , 17 ans, décide de mettre sa vie au service des Gardiens, chargés de faire respecter ce principe. La vie comme valeur ultime… Beau principe. Mais est-ce une utopie ?

Avis de Melwasul
note 5

J’ai découvert Malorie Blackman il y a près de 15 ans grâce à une série qui garde une place particulière dans ma bibliothèque : Entre Chiens et Loups (tome 1 ; tome 2 ; tome 3 ; tome 4). Une série inoubliable, une des plus belles que j’ai jamais lues, bref, une série que je vous recommande (très) vivement. Heureusement, Malorie Blackman a écrit d’autres romans dont le surprenant La couleur de la peur que j’avais également adoré. Que des réussites, c’est donc avec impatience que j’attendais sa dernière parution, une dystopie plus que prometteuse. Et je n’ai absolument pas été déçue, je l’ai dévorée d’une traite.

Kaspar est aux anges, il atteint enfin le but de sa vie, sa raison de vivre : devenir un gardien pour protéger les habitants de l’Alliance contre les attaques des insurgés. Il le sait, il est né pour ça, le sang qui coule dans ses veines est le même qui coulait dans celui de ses parents décédés, un sang programmé pour protéger son prochain. Et cette protection passe par la lutte contre les insurgés, leur neutralisation, sans les tuer car pour l’Alliance, la vie est le bien plus le plus précieux. Enfin, c’est ce que les hauts dirigeants font croire. Mais, de nombreux évènements vont amener Kaspar à se questionner. Et si les insurgés n’étaient pas les sanguinaires que l’on décrit ? Et si l’Alliance n’avait pas quelque chose à cacher ? Et si finalement tout n’était pas que mensonges ?

Kaspar qui va aller de découvertes en découvertes, toutes plus étourdissantes les unes que les autres. Lui, persuader depuis toujours de faire le bien, va découvrir que rien n’est aussi bien que mal et que la limite entre les deux est bien fine. Il va devoir faire des choix, se remettre en question, et remettre en question tout ce qu’il croyait être vrai et juste. Des découvertes qui vont lui faire mal. Nous faire mal. Oui à nous, car une fois de plus, Malorie Blackman nous assomme avec tout un tas d’émotions.

Elle nous entraîne au cœur des troubles de nos personnages, au cœur de leurs questions, et tout comme pour eux, leurs découvertes nous serrent le cœur et nous questionnent. Nous nous posons de nombreuses questions, voyons venir l’entourloupe mais rien ne nous prépare à ce que nous découvrons. Malorie Blackman réussie une fois de plus à complètement nous surprendre. Ce qu’elle a imaginé est juste génial, inventif, et c’est pour ça que j’ai un regret. Un tout petit regret. J’aurais aimé rester un peu plus longtemps dans cet univers, en découvrir un petit peu plus.

En fermant ce livre, j’avais un petit goût d’inachevé dans la bouche. Il m’a manqué un petit quelque chose pour que ce roman soit totalement parfait. Peut-être que j’aurais aimé aller plus en profondeur dans les méfaits de l’Alliance, voir plus et que cela plus long avant que l’on arrive au grand final. Que certains éléments soient plus développés, plus approfondis. La fin arrive bien trop vite. La toute fin est parfaite mais juste avant, j’aurais apprécié d’en avoir un tout petit peu plus. Mais cela n’empêche pas que ce roman est vraiment sublime et vaut largement le détour !

Insurgément Vôtre,
Melwasul

Le Choix d’Aimer de Malorie Blackman

Titre : Le Choix d’Aimer (Entre Chiens et loups #3)
Auteur : Malorie Blackman
Éditeur : Milan – Macadam
Date de parution : 19 juillet 2012

Résumé
Imaginez un monde. Un monde où tout est noir et blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé.
Dans ce monde, une enfant métisse est pourtant née, Callie Rose. Une vie entre le blanc et le noir. Entre l’amour et la haine. Entre des adultes prisonniers de leurs propres vies, leurs propres destins. Viendra alors son tour de faire un choix. Le choix d’aimer, malgré tous, malgré tout…

Avis de Melwasul
note 5Voilà Sephy de retour pour ce troisième tome. De retour oui, mais 16 ans après le deuxième tome. Après deux tomes difficiles pour nos petits cœurs fragiles, à l’ouverture de ce tome nous espérons que les choses tournent bien pour Sephy. Nous voulons la voir heureuse, évoluant dans un monde sans haine.

Et deux éléments nous laissent espérer : le titre Le choix d’aimer mais aussi la couverture, une couverture moins sombre, de couleurs vives (selon la date de parution de ce tome).

Puis vient la lecture du début du premier chapitre :

Voici les choses de ma vie dont je suis sûre :
Je m’appelle Callie Rose. Je n’ai pas de nom de famille.
J’ai seize ans aujourd’hui. Bon anniversaire, Callie Rose.
Mon père s’appelait Callum McGrégor.
Mon père était un Nihil.
Mon père était un meurtrier.
Mon père était un violeur.
Mon père était un terroriste.
Mon père brûle en enfer.
Chaque fois que ma mère pose les yeux sur moi, elle souhaite de toutes ses forces que mon père soit en vie – et que je sois morte.
(Callie Rose)

Bon, pour l’espoir on va attendre encore un peu. On commence ce nouveau roman comme on a fini les deux autres : le cœur en miette. Les paroles de Callie Rose sont tellement fortes, remplies d’une haine et d’une rancœur contenue. On souffre pour elle. Et à ce moment-là, comment ne pas se rappeler la cruelle lettre du tome précédent. Comment pas ne pas comprendre ce qu’elle ressent. Puis ensuite on pense à Sephy : comment arrive-t-elle à vivre sans Callum, après les découvertes qu’elle a faites sur lui, avec une fille qui croit qu’elle ne veut pas d’elle ? Oui, vraiment l’espoir ce n’est pas pour de suite.

Nous retrouvons Jude, et nous avons toujours aussi mal pour lui. Il est de plus en plus sombre, de plus en plus dur. Il serait tellement facile de le haïr en observant ses pensées, ses actions, le fossé qu’il creuse telle une tombe entre Sephy et sa fille. Et pourtant, là où Mallory Blackman est forte, c’est qu’elle arrive à nous faire éprouver de la peine pour cet homme consumé par la haine, qui va finir par le détruire.
Nous alternons toujours la narration entre plusieurs personnages : Callie Rose, sa mère, ses grand-mères, son oncle. Autant de regards différents sur les mêmes actes. Autant de visions qui nous font réfléchir à l’histoire sous tous les angles : d’un peuple à l’autre, d’une génération à l’autre. Mais nous alternons aussi les passages entre le passé et le présent. Nous observons alors l’évolution de Callie Rose à travers le temps de manière judicieuse : l’auteur nous montre bien que chaque acte du présent découle directement de l’histoire et du passé de nos personnages. Mallory Blackman intègre à l’histoire de nouveaux personnages qui nous apporte enfin une note d’espoir, une note d’humour.

Nous retrouvons également Sephy. Notre chère Sephy. Que nous avons vu aimer, grandir, souffrir, pleurer, désespérer mais sans jamais arrêter de se battre. Et elle continue à lutter pour retrouver un semblant de vie, pour renouer le lien brisé avec sa fille. Elle a encore grandit, elle est plus mature, a retenu les erreurs de son passé.

Et pour finir, Callum. Et c’est là encore un des nombreux talents de l’auteur. Callum n’aura cessé d’être présent du début à la fin de la série. Sephy ne l’a pas oublié et l’aime toujours. Elle a pris du recul avec sa lettre. Elle a compris. Peut-être même avant nous. Elle l’aime du même amour qu’au premier jour. Elle réapprend à vivre mais aussi à aimer un autre. On voit toute cette évolution, tout ce cheminement pour apprendre à faire de la place à quelqu’un d’autre dans son cœur et en premier lieu sa fille chérie. La relation avec Callie Rose est tellement compliquée qu’on souffre pour les deux. On comprend que Callie Rose puisse être déçue par Sephy mais on comprend encore plus la peur de Sephy, la peur de perdre ce qui lui reste de plus cher, son besoin de cacher à Callie de nombreuses choses pour la protéger.

Jusqu’à « THE LETTRE » qui va les réunir toutes les deux, les libérer. Une lettre qui va me faire monter les larmes aux yeu. Une lettre d’amour qu’à force je dois connaître par cœur.

Mais n’oublie jamais : je t’aime plus qu’il y a d’étoiles dans le ciel. Plus que de secondes passées ou à venir, plus que tu ne peux l’imaginer. Je t’aime.

À toi, pour la vie sur cette Terre et celle dans l’autre monde.
(Callum)

Je ne dévoilerais rien d’autre de cette lettre pour vous laisser la déguster à sa juste valeur, mais je vous l’assure, elle vous fera craquer.
Puis arrive le moment tant redouté, celui des dernières pages, de la fin, du sacrifice. On cherche un moyen de prolonger le plaisir mais non la fin arrive trop vite. Parfaite, tellement parfaite. Une fin parfaite pour une série parfaite. Une fin qui nous dit tout dans un silence parfait (oui je sais c’est bizarre mais en le lisant vous comprendrez, c’est assez dur à expliquer, de poser des mots sur ce que l’on ressent à la fermeture du bouquin).

Au final, l’auteur nous a concocté une série forte et poignante, qui nous fait passer par tous les sentiments : amour, haine, rage, espoir, désespoir… Pas un ne nous sera épargné. Une trilogie qui ne nous laisse pas un moment de répit. Je me suis prise d’une véritable affection pour Sephy, Callum et leur famille et j’ai aimé suivre leurs aventures, souffrir et aimer avec eux.
Je me répète mais je le dirais encore, encore et encore : une série parfaitement parfaite jusqu’au dernier point.

Et j’ai senti, autour de Maman et moi, les bras de Papa. Et dans mon cœur, Papa souriait.
(Callie Rose)

Malorie Blackman a écrit un quatrième tome (surprise) à cette trilogie. Toujours aussi bien écrit mais qui m’a moins touché que les trois précédents. Je le considère plus comme un livre à part, une sorte de suite mais pas de la même série. Pour moi la véritable fin est le troisième tome. Ce quatrième tome (Le Retour de l’Aube) est une sorte de bonus qui nous permet de retrouver des personnages chers à notre petit cœur. C’est pour cela que je n’en ai pas fait la critique ici et que je pense que je ne la ferai jamais. Pour moi cette série, ce sont ces trois tomes et rien de plus.
Je pense que cette série restera toujours un de mes plus grands coups de cœur.

Désespérément Amoureusement Vôtre,
Melwasul

La couleur de la peur de Malorie Blackman

La couleur de la peur de Malorie Blackman

Titre : La couleur de la peur
Auteur : Malorie Blackman
Éditeur : Milan – Macadam
Date de parution : 18 septembre 2013

Résumé
« Le roman commence dans un train, lors d’une banale sortie scolaire. Un groupe d’adolescents tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Mais très vite, tout bascule. Le train déraille et se retrouve suspendu au-dessus d’un précipice, dans une sorte de temporalité irréelle, entre la vie et la mort. Le jeune Kyle semble être le seul passager indemne. Et alors qu’il parcourt le wagon dévasté, tentant de porter secours à ses camarades inconscients, le récit bascule dans le surnaturel : Kyle se retrouve projeté dans l’esprit de ses camarades, au cœur de leurs plus grandes peurs. Le roman alterne alors entre les moments dans le train, où l’on comprend que Kyle lutte contre la mort, et le récit des cauchemars de ses amis, entre présent, passé, et futur, entre réalisme et fantastique. Histoires de guerre, vision d’un monde dévasté par les armes chimiques et les pluies acides. Histoires de monstres et de créatures mythiques. Histoires de meurtres. Histoires d’oppression, d’esclavage. Tous ces cauchemars sont d’une réalité hallucinante et fascinante, écrits de telle manière qu’on s’y identifie totalement. L’auteur réussit à donner de la chair à notre inconscient, à nos peurs ancestrales. La couleur de la peur est un roman sombre et noir mais porteur d’un message d’espoir : il est possible de faire face à nos peurs les plus profondes pour s’en libérer et les mettre à distance grâce aux mots. »

Avis de Melwasul
note 5Tout le monde a ses cauchemars déjà biens difficile à supporter. Imaginez alors un terrible accident de train dans lequel vous vous retrouveriez coincé. C’est forcément le moment que choisiraient vos pires cauchemars pour resurgir. Puis, imaginez les cauchemars de chacun des passagers du train. Et si ces cauchemars devenez vos cauchemars ? C’est ce que vit Kyle, qui, chapitres après chapitres, plonge bien malgré lui dans les cauchemars de ses voisins. Imaginez la peur, l’angoisse que vit Kyle. Coincé dans ce train, entouré de camarades et inconnus tous plus ou moins inconscients, plus ou moins blessés, assailli par les cauchemars de chacun d’un. Et si cette multitude de cauchemars vous dévoilait votre plus grande peur ? Et si celle-ci n’était pas celle que vous croyez ? Vous découvririez alors la couleur de la peur …

Vous l’avez sans doute compris à mon introduction, j’ai véritablement adoré ce bouquin. Malorie Blackman est une auteure que j’adore après avoir découvert pendant mon adolescence sa série Entre Chiens et Loups (Tome 1, Tome 2, Tome 3)(série que j’aime toujours autant)(à lire de toute urgence si ce n’est pas déjà fait). Alors quand la collection Macadam m’a proposé de m’envoyer la réédition de ce bouquin que je n’avais jamais lu, j’ai hurlé (au sens propre) OUI OUI OUI (hurlements très distingués accompagnés de petits sauts de puces très délicats). Et je les en remercie de tout mon cœur. Bien sûr, au moment de l’ouverture, je n’ai pas échappé à la petite note d’appréhension (petite prière muette)(faîtes qu’il soit aussi bon que je l’espère). Et ma prière a été entendue. Ce livre est tout simplement génial.

A l’origine, comme l’explique Miss Blackman, ce livre est formé de treize nouvelles principalement sorties de ses cauchemars (franchement je n’aimerais pas être dans sa tête quand elle dort !) et sont donc toutes indépendantes les unes des autres. Sauf qu’elle a fait le pari de les réunir pour en faire un seul bouquin, et c’est un pari gagné. Ceci est merveilleusement bien fait grâce à Kyle (et son écriture Of course). Si je ne l’avais pas lu à la fin du bouquin je ne l’aurais jamais deviné. J’ai retrouvé son écriture qui nous emporte au fil des pages et qui, comme pour Entre Chiens et Loups et les tomes suivants, m’avait empêché de fermer le bouquin avant la ligne finale. Elle maintient un suspense terrible entre chaque cauchemar de chaque personnage du bouquin et on ne peut que se demander ce qui est réel dans tout ça, ce qui est purement imaginé, ce qui reflète le passé et le futur, si cela est prémonitoire. Bref que de questions. On a les réponses à certaines (les plus importantes, ouf) mais à la fin du bouquin, une fois celui-ci refermé, on ne peut s’empêcher de laisser travailler notre imagination et c’est juste génial cette infinité de possibilités qu’on découvre.

Et puis ces cauchemars sont de vrais cauchemars bien comme il faut. Ils sont parfaits justement parce qu’ils ne sont pas exagérés sur fond de film d’horreur auquel on ne croirait jamais. Non, ils sont savamment dosés pour qu’on y croit, qu’ils nous filent des frissons mais aussi pour qu’on se pose des questions sur leurs propriétaires (je sais pas trop si on peut le dire pour des cauchemars mais on se comprend inh ?! :D). Le cauchemar qui m’a le plus marqué est sans doute celui de Lily. Il m’a véritablement donné des frissons dans le dos mais je n’en dirais pas plus, à vous de lire ! Il y a également le dernier des cauchemars. Celui que Kyle découvre. Celui qui est son pire cauchemar. Un cauchemar qui est en réalité, je pense, le cauchemar de chaque homme sur notre planète terre. Et chacun d’entre nous s’y retrouve. Cela nous fait réaliser ce qui pourrait nous arriver de pire.

Le livre montre aussi à mon avis qu’il y a deux sens au mot cauchemar. Il y a d’abord les cauchemars qui sont des rêves qui nous font peur. Mais ce mot de cauchemar peut également désigner une situation réelle qui nous arrive et dont on ne voudrait pas y croire. Qui nous fait dire que l’on vit un véritablement cauchemar. On espèrerait que ce soit juste un rêve et pourtant, c’est bien la réalité. Ce qui me fait dire que le premier cauchemar de ce bouquin, c’est avant tout l’accident de train qui arrive à Kyle et ses camarades. Et ce qui se passe dans ce train ? Cela est-il complètement réel ou cela vient-il de l’esprit de Kyle ? Ce réfugie-t-il dans les cauchemars des autres pour oublier ce cauchemar bien réel ? Bref, encore d’autres questions et les réponses se trouvent entre ces pages … (oui je sais je fais vraiment tout ce que je peux pour que vous lisiez ce bouquin).

Je vais m’arrêter là et pourtant j’ai tant d’autres choses à vous dire sur ce bouquin. Je ne vous ai pas parlé de Kyle, ce garçon perturbé par un traumatisme de son passé récent. Un garçon auquel on s’attache et dont on découvre l’histoire au fil des pages, entre chaque cauchemar, mais dont on ne sait ce qu’il en est qu’à la fin. Je ne vous ai pas parlé non plus de ses parents que l’on déteste, que l’on comprend, à qui l’on en veut puis que l’on pardonne. Ni de ses camarades dont on vit les cauchemars ou encore des autres passagers comme Lily ou Rachel dont on ne cesse de se poser des questions et qui vont nous surprendre par leurs actes ou leurs cauchemars. Mais je ne vous en dirais pas plus pour ne pas vous spoiler.

Juste un dernier mot : empressez-vous de découvrir La couleur de la peur…

Je suis ton vœu le plus cher
Ton pire cauchemar.

Cauchemardesqu’ment vôtre,

Melwasul

La Couleur de la Haine de Malorie Blackman

La Couleur de la Haine de Malorie Blackman

Titre : La Couleur de la Haine (Entre Chiens et loups #2)
Auteur : Malorie Blackman
Éditeur : Milan – Macadam
Date de parution : 19 juillet 2012

Résumé
Sephy a 18 ans. Elle vient d’avoir un enfant, une fille. Un événement a priori normal… a priori seulement. Car si Sephy est une Prima (la classe dominante, noire), le père de l’enfant, Callum, est un Nihil : un Blanc. Ou plutôt était. Car il a été pendu pour terrorisme quelques mois avant la naissance. Alors que Sephy fait face à un futur des plus incertains, le frère de Callum, Jude, rumine sa vengeance. Rongé par l’amertume et la haine, il blâme Sephy pour la mort de son frère. Sa vie tourne alors autour d’une seule idée : se venger. Une obsession qui forcera Sephy, une fois de plus, à choisir son camp.

Avis de Melwasul
note 5La couleur de la haine est le roman le plus sombre de la trilogie. Il ne laisse aucun répit à notre petit cœur qui souffre douloureusement. Sephy a du faire un choix, un choix terrible, qui lui a brisé le cœur, un choix entre le passé et le futur : sauver son amour ou la vie qui nait en elle. Elle a choisi : Callie Rose. Bébé de Sephy, bébé de Callum. Bébé d’une noire, Bébé d’un blanc. Bébé métisse. Bébé de l’Amour.

Callie Rose. Tu étais… tu es ma fille. Ma chair et mon sang. À moitié Calllum, à moitié moi, et cent pour cent toi. Pas une poupée, pas un symbole, ni une idée, mais une vrai personne avec une vie toute neuve qui s’ouvrait à elle. (Sephy)

Bébé porteur d’espoir ? On oublie pour ce roman. Pas une place n’est laissée à l’espoir dans ce tome. Juste la haine, la haine à l’état pur, sous toutes ses formes. On navigue ici entre la narration de Sephy et celle de Jude, le frère de Callum.

Œil pour œil, dent pour dent. Une vie pour une vie, une mort pour une mort. C’était la base. C’était simple. (Jude)

On plonge dans les pensées de Jude, frère de Callum qui voue une haine féroce aux noirs et plus particulièrement à Sephy. Des pensées terrifiantes, cruelles, qui nous prennent aux tripes, nous font mal, mal pour son entourage, mal pour lui. Il s’est juré de venger la mort de Callum, il ne vit que pour ça, seul sentiment qu’il accepte : la haine. On le déteste pour ses pensées et ses actes mais on ne peut s’empêcher de le plaindre : quelle horreur que de voir un être perdre à ce point toute humanité, entraîné dans un cercle vicieux. Et puis, on se met à espérer. On veut croire qu’il va s’en sortir, que l’amour pour une noire va le tirer de cette spirale. Jusqu’à ce qu’il commette l’irréparable… lune
Et puis nous avons toujours Sephy. Elle qui a choisi de perdre l’Amour de sa vie, mais aussi sa famille. Qui se retrouve seule, entre deux peuples, entre deux mondes. Un peuple qui la déteste, un autre qui ne la comprend pas et la rejette. Elle va être recueillie par la mère de Callum. Une femme forte qui a tout perdu : son mari, son fils et qui voit son autre fils plonger dans la haine. Elle va choisir l’amour. L’amour pour ce bébé chair et sang de son fils. Elle va soutenir Sephy qui grandit avec la naissance de sa fille et voit chaque jour un peu plus l’horreur qui l’entoure. Chaque jour, elle pense à son amour perdu. Elle cherche la force d’élever et d’aimer sa fille. Une lutte perpétuelle pour s’en sortir et garder la tête hors de l’eau. Jusqu’à ce qu’une lettre terrible arrive et réduise en miette son petit cœur déjà brisé (une lettre qui nous brise également le cœur, à laquelle on ne veut pas croire, cela nous parait impossible).
En nous plongeant dans le personnage de Jude, l’auteur apporte de la force à son récit. De la noirceur mais aussi une autre vision de ce monde de haine. On y prend vraiment place. Son écriture est toujours aussi fluide, elle nous tient en haleine au fil des pages. Dans le premier tome la haine était opposée à l’amour. Dans celui-ci au courage. Au courage d’une mère qui se bat pour survivre. Au courage d’une grand-mère qui se bat pour sa belle-fille et sa petite fille.
Encore un récit poignant de Malorie Blackman jusqu’à la dernière ligne, le dernier point. Une fin qui nous laisse secoués, chamboulés et sur notre faim. Un seul objectif, lire le troisième tome. Un tome que l’on redoute : y a-t-il malgré tout de l’espoir pour une fin « heureuse » après tant de souffrance ?

Callie Rose, respire pour moi ma chérie. Respire.
RESPIRE.
Respire…

Chambouleusement Vôtre,
Melwasul