Colocs (et rien d’autre) de Emily Blaine

Titre : Colocs (et rien d’autre) (Colocs #2)
Auteur : Emily Blaine
Éditeur : Harlequin – &H
Date de parution : 02 mars 2016

Résumé
Il paraît que « les opposés s’attirent ».
Il paraît que « qui se ressemble s’assemble ».
Il paraît que les Jedi préfèrent les blondes.

Et il paraît aussi qu’on évite les otites en se fourrant un oignon dans l’oreille. Les proverbes, Ashley s’en méfie depuis qu’elle a eu l’occasion de constater qu’un de perdu, c’était un de perdu. Mais, depuis que Ben est entré dans sa vie et s’est installé dans l’appartement qu’elle partageait jusque-là avec sa meilleure amie, elle en viendrait presque à accepter l’idée qu’elle n’est pas condamnée à passer toute son existence en solitaire. Ben est si drôle, Ben est si touchant, Ben est si… Ben est un ami. Et il doit le rester. L’amour, ça finit toujours mal, et il est hors de question de risquer leur amitié pour une relation sans lendemain. Pour elle, c’est clair, ils sont amis. Et colocs. Et rien d’autre. Mais il paraît que Ben ne l’entend pas de cette façon…

Avis de Melwasul
note 10

Si j’aime beaucoup les romans d’Emily Blaine, c’est parce que je sais sur quoi je vais tomber : une romance sans prise de tête, drôle, avec des héros craquants. Une vraie petite gourmandise. Colocs (et rien d’autre), sorte de suite/livre compagnon de Colocs (et plus), n’échappe pas à la règle. J’ai eu exactement ce que j’en attendais, pas moins, pas plus. La lecture doudou dont j’avais besoin en cette fin de vacances.

Nous retrouvons Ben et Ashley, les amis de Connor et Maddie, six mois après le départ de ces derniers. Les voilà maintenant colocataires mais surtout rien d’autre ! Ils sont amis, la colocation marche comme sur des roulettes, Ash prenant plaisir à faire rougir Ben et Ben ayant pour passion de la faire courir à tous les coups. Tout serait parfait s’il n’y avait pas cette tension sensuelle qui règne entre eux, si Ben n’avait pas une liste de plus de 400 fantasmes concernant Ash, si Ash n’avait pas des idées inavouables concernant son colocataire. Mais vraiment, ils ne sont que colocs !

Enfin jusqu’à ce que Ben se dise que ça ne peut plus durer comme ça leurs petits jeux de séductions et qu’il doit prendre les choses vraiment en mains pour finir de conquérir la femme qu’il aime. Si dans un premier temps Ash va résister puis va finir par se laisser faire, ses vieux démons vont revenir la hanter. Entre temps, les deux amis vont être rejoints par Connor et Maddie pendant quelques jours. Et ce que l’on peut dire c’est qu’avec leurs paris géniaux les deux amis ne vont pas vraiment les aider !

Bon autant vous le dire de suite l’énorme point fort de ce roman c’est Ben. Un Prince Charmant des temps modernes. Ben qui est juste waouhh tellement craquant, parfait, sexy, touchant, mignon. Je veux rencontrer un Ben ! (Bon j’ai des doutes sur son existence, les princes, c’est qu’au rayon gâteaux à ce qu’on m’a dit …). Ben qui vous fera craquer en rougissant. Ben qui vous fera rire à chaque fois qu’il fera marcher Ash. Ben absolument trop mignon dès qu’il est un peu gêné. Ben qui vous fera totalement sombrer à chaque fois qu’il se montrera sûr de lui et prêt à tout pour conquérir sa belle. Ben qui est, cerise sur le gâteau, un pâtissier hors pair ! Non vraiment, Ben est juste le héros touchant, drôle, sexy et totalement parfait. Il est une grande partie du bonbon qu’est ce livre !

En face, j’ai un peu moins apprécié Ash qui m’a même un brin énervée. J’ai aimé son côté totalement foufou, un brin bordélique, bourrée d’humour et totalement joueuse. Mais j’ai beaucoup moins apprécié ses trente-six mille hésitations et retour en arrière. Quand ses lubies et ses peurs la font se retourner contre Ben sur qui elle fait tout retomber. Vraiment j’ai eu envie de lui donner des coups de pied aux fesses de torturer Ben comme ça. Il se met en quatre pour elle, la fait passer avant tout mais c’est encore à lui de se traîner à ses pieds alors que si vous voulez mon avis (et même si vous ne le voulez pas), cela devrait être le contraire !

Comme je le disais en introduction, une fois encore Emily Blaine m’a donné exactement ce que je voulais. Une romance toute douce, hyper drôle et carrément couinante. J’apprécie toujours autant sa plume, son humour, ses petites références (surtout celles-ci)(et la dernière tant attendue)(quand je l’ai lu, j’ai gloussé et failli crier « ouiii elle a osé ! Ben a osé ! »). Elle trouve même encore le moyen d’innover avec le début et la fin du roman, ainsi que les débuts et fins de chapitres. Copeaux de chocolat sur le cupcake, je n’ai en plus pas retrouver ici les longueurs qu’il y avait avoir dans le premier, j’y vois une évolution de l’écriture de l’auteur qui ne me donne qu’envie de lire la suite.

Roh et autre bonus, elle fait revenir ici ses anciens héros Connor et Maddie, mais aussi Austin et la sœur de Connor, nous montre ce qu’ils sont devenus, leur offre quelques petits moments qui n’empiètent pas sur l’intrigue principale mais nous font sourire et rire. C’est vraiment agréable de les voir continuer à vivre, de voir ces amis toujours aussi soudés et qui sont là pour aider nos héros. Une belle réussite et en bonus, en version papier (moi qui n’aime pas les epub, c’est un bonheur cette parution !). Maintenant, je vais surveiller les prochaines parutions de l’auteur et finir par craquer pour sa série Dear You.

Photomaton’ment Vôtre,
Melwasul

Colocs (et plus) d’Emily Blaine

Titre : Colocs (et plus) (Colocs #1)
Auteur : Emily Blaine
Éditeur : Harlequin – &H
Date de parution : 03 juin 2015

Résumé
La plupart des hommes se divisent en deux catégories :

1) Les serial lovers à mémoire de poisson rouge – ceux qui notent le prénom de leur conquête d’un soir sur la paume de la main pour être sûrs de ne pas l’oublier au réveil.
2) Les idiots qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez – ceux qui promettent de ne jamais toucher à la sœur de leur meilleur ami

Connor n’échappe pas à la règle : il réussit même l’exploit de faire partie des deux catégories à la fois. Connor, c’est le meilleur ami de mon frère. Le mec le plus canon que j’aie jamais rencontré. Et accessoirement l’heureux élu avec qui ( je me suis honteusement envoyée en l’air) j’ai passé un délicieux moment lors d’une soirée très arrosée à la tequila. Une nuit intense, passionnée, mémorable… suivie d’une douche froide quand il a compris qui j’étais et qui j’allais devenir – sa colocataire.
Depuis, j’ai découvert qu’il appartenait en fait à une troisième catégorie : les serial lovers idiots qui n’assument pas leurs erreurs nocturnes, mais qui vous font des pancakes en boxer dès qu’ils en ont l’occasion…

Avis de Melwasul
note 4

Voilà une lecture parfaite pour l’été : drôle, pas prise de tête avec en prime une belle romance. Ou comment passer un excellent moment à la plage, dans votre jardin au soleil ou tout simplement chez vous pour celles et ceux qui ne partent pas en vacances.

Vous vous souvenez de Cam qui cuisinait des p’tits dej’ géniaux dans Jeu de patience ? Alors si Connor n’est pas aussi parfait que Cam (la barre est haute) sachez que lui aussi saura vous concocter de délicieux petits plats. Niveau séduction, on peut donc dire qu’il marque beaucoup de points. Ajoutez à cela qu’il est diablement sexy, qu’il a un sourire à vous faire craquer les yeux fermés et un humour irrésistible. Oui, Connor pourrait être le mec parfait pour notre héroïne Maddie.

Sauf qu’il a deux énormes défauts. Premièrement, il change de copines (si on peut appeler ça des copines) comme de boxer (comprendre c’est pratiquement une différente tous les soirs)(j’exagère à peine). Un défaut plutôt considérable mais qui peut se soigner (comme on dit en romance historique, les débauchés font toujours les meilleurs maris). Alors que le défaut suivant, rien ne peut-être fait (sauf commettre un fratricide)(un brin extrême). Parce que oui, Connor est le meilleur ami du grand frère de Maddie. Son BFF avec qui il a fait un pacte : jamais on ne touche aux sœurs (pacte réalisé à l’époque pour protéger sa propre sœur)(s’il avait su que ça lui reviendrait en pleine poire quelques années plus tard …).

Surtout que finalement, il a été le premier (hum) à rompre le pacte en couchant avec Maddie dès leur première rencontre sans savoir qui elle était. Surprise quand elle vient emménager en collocation avec eux pour poursuivre ses études et découvre que c’est la petite sœur plus si petite que ça (celle-là, il ne l’avait pas vu venir). Et la cohabitation va être plus que compliquée sachant que Maddie est bien décidée à le faire craquer …

De quoi nous offrir des situations plus que gloussantes, une romance toute couinante par moment et que l’on dévore (presque) d’une seule traite, la plume agréable et rythmée d’Emily Blaine nous entraînant jusqu’au bout. Dans ma phrase, vous noterez une parenthèse essentielle : presque. Un « presque » qui entraîne cette note de 3,5/5 qui aurait pu être bien meilleure. Parce que j’ai trouvé la fin longue à arriver à un certain moment.

Certes je lisais avec plaisir, je me régalais mais tout d’un coup j’ai trouvé que l’histoire tournait un tout petit peu en rond. Trop d’indécision vous plombe un peu une histoire. C’est vraiment dommage. Trop de prises de tête et de retournement de situation, de changements d’avis qui m’ont un tout peu lassé sur la fin. Alors que c’était juste parfait jusque-là. C’est vraiment dommage mais ça n’enlève rien au fait que je suis ravie qu’il ait été publié en format papier et que je puisse le relire quand je veux parce que c’est sourire et remonte moral assuré !

Pactement Vôtre,
Melwasul

Passion sous contrat d’ Emily Blaine

Titre : Passion sous contrat
Auteur : Emily Blaine
Éditeur : Harlequin – HQN
Date de parution : 20 mai 2013

Résumé
Quand elle apprend qu’elle va désormais être l’assistante d’Alexandre Kennedy, le grand patron de l’entreprise où elle travaille depuis quelques années, Sarah voit d’abord cela comme une bénédiction : terminés les caprices de sa chef tyrannique ! Sauf qu’Alexandre exige aussitôt d’elle une conduite impeccable et une disponibilité maximum, au point qu’elle se retrouve bien vite obligée de passer une grande partie de ses soirées et de son temps-libre à ses côtés. Pourtant, même s’il lui mène une vie impossible, avec ses exigences et ses contradictions, Sarah ne peut se résoudre à mettre fin à cette situation intenable. D’abord parce qu’elle a envie de se prouver qu’elle est à la hauteur de la mission qu’on lui a confiée. Mais surtout parce qu’Alexandre est scandaleusement sexy, et qu’elle ne peut s’empêcher de se demander si cette façade dure et catégorique ne cacherait pas un tout autre homme…

Avis de Lilitth
note 3.5Bonne petite surprise que cette auteure française que je viens de découvrir. Cette nouvelle collection HQN (Harlequin format uniquement nuémrique) est dédiée aux auteurs français en tout genre. C’est le premier de la collection que j’essaye et je vais me pencher sérieusement dessus si les autres romans sont du même acabit. Pour la petite info, ce roman est arrivé dans les 4 premiers au concours Welovewords, organisé par Harlequin.

J’avais une petite appréhension avant de le commencer. Je n’accroche pas toujours avec les auteurs français mais là, ça se laisse lire sans problème. De plus, j’adore les histoires de patron/ secrétaire, l’ambiance bureau, la tension entre eux, je me suis laissée facilement emporter.
Tout d’abord, je trouve que le résumé ne colle pas du tout avec l’histoire. Je m’attendais à un patron bourreau de travail, qui ne laisserai pas un moment de répit à Sarah. Lui prenant tout son temps libre pour faire des heures supplémentaires, ect… Et bien non. Si en effet, elle passe beaucoup de temps avec lui, ce n’est pas toujours pour le travail….

Sarah se voit offrir ou plutôt imposer une promotion, être l’assistante du grand patron Alexandre Kennedy. D’abord surprise, elle se réjouit d’échapper aux caprices de son ancienne chef. Mais se rends vite compte que son nouveau patron va être très exigent. Sarah est une jeune fille bien dans sa peau. Pour une fois, ça change et ça fait du bien une héroïne sans problème. Nicholas, le Directeur des ressources humaines, lui plait bien. Elle s’imagine déjà commencer une histoire avec lui jusqu’à la découverte d’une petite information qui va la faire changer d’avis…

Alexandre, j’ai eu beaucoup de mal avec le prénom. Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé mais il y a des prénoms qui vous font penser à quelqu’un et ça vous bloque carrément. En l’occurrence, pour moi Alexandre c’est le prénom de mon frère alors pour le rêve ce n’était pas trop ça ! Je l’ai donc rebaptisé Alexander. Donc Alexander, grand patron de la société ou travail Sarah, va lui proposer d’être son assistante. On découvre au fil des pages que ce n’est pas par hasard… Alexander est le type même de patron arrogant, autoritaire et même si il est sure de lui dans son travail, on découvre qu’il est loin d’être sûr de lui avec Sarah.

J’ai beaucoup aimé le style d’écriture de l’auteure, ma seule petite objection est la scène de sexe. Pour moi, elle n’est pas «aboutie», par pudeur peut être mais il m’a manqué ce tout petit détail qui nous fait ressentir leur émotion pendant l’acte. Attention, je ne parle pas de langage cru ni de détails mais juste ce moment magnifique où ils se découvrent pour la première fois.
Ma deuxième petite objection est que j’ai trouvé ça beaucoup trop court. Leur relation se construit petit à petit, et ça j’adore ! Ça colle beaucoup plus avec la réalité. J’ai vraiment été déçu de ne pas avoir plus de page. Je suis un peu resté sur ma faim.
En résumé, c’est un bon petit «azur» pas inoubliable certes mais j’ai passé un très bonne après-midi en compagnie de nos héros.

Extrait
– Pourquoi seriez-vous inquiète ?
– Eh bien… techniquement, vous êtes le patron, bégayai-je en rougissant comme une adolescente. Et dans la mesure où j’ai été mutée en quelques heures, je présume que…
– Sarah, ne présumez jamais rien me concernant. Cela pourrait vous porter préjudice.
[…]
– Votre exemplaire de l’avenant. J’ai signé ma partie, maintenant vous êtes officiellement à moi.
Dans un sourire satisfait, il me tendit le papier et, pour la forme, je vérifiai sa signature. Je pliai le contrat et le glissai dans mon sac à main, le remerciant une nouvelle fois.
– Je crois que vous devriez mesurer votre gratitude, Sarah.
– Vraiment ?
– Oui. Dans un mois, vous regretterez d’avoir découvert le dixième étage. Et moi par la même occasion, ajouta-t-il en retirant sa cravate avant de l’enfoncer dans sa poche.
– Si je puis me permettre, monsieur, vous ne devriez pas présumer à mon sujet. Vous me connaissez à peine.
Les portes de l’ascenseur se refermèrent sur le visage stupéfait de mon patron, pendant que mon estomac exécutait une vrille acrobatique.
Mon téléphone vibra dans mon sac à main et c’est avec soulagement que je constatai que mon patron appréciait mon sens de la repartie.
1 partout, Sarah
– À demain pour le prochain round

Les Insurgés de Malorie Blackman

Titre : Les Insurgés
Auteur : Malorie Blackman
Éditeur : Milan – Macadam
Date de parution : 06 mai 2015

Résumé
Après la guerre et les conflits, un monde nouveau est créé, fondé sur un principe unique : la vie humaine comme bien le plus précieux.
Les gardiens doivent maintenir la paix face aux attaques des rebelles. Mais il leur est interdit d’ôter la vie. Leurs armes sont non létales et leurs prisonniers doivent être bien traités.
Kaspar , 17 ans, décide de mettre sa vie au service des Gardiens, chargés de faire respecter ce principe. La vie comme valeur ultime… Beau principe. Mais est-ce une utopie ?

Avis de Melwasul
note 5

J’ai découvert Malorie Blackman il y a près de 15 ans grâce à une série qui garde une place particulière dans ma bibliothèque : Entre Chiens et Loups (tome 1 ; tome 2 ; tome 3 ; tome 4). Une série inoubliable, une des plus belles que j’ai jamais lues, bref, une série que je vous recommande (très) vivement. Heureusement, Malorie Blackman a écrit d’autres romans dont le surprenant La couleur de la peur que j’avais également adoré. Que des réussites, c’est donc avec impatience que j’attendais sa dernière parution, une dystopie plus que prometteuse. Et je n’ai absolument pas été déçue, je l’ai dévorée d’une traite.

Kaspar est aux anges, il atteint enfin le but de sa vie, sa raison de vivre : devenir un gardien pour protéger les habitants de l’Alliance contre les attaques des insurgés. Il le sait, il est né pour ça, le sang qui coule dans ses veines est le même qui coulait dans celui de ses parents décédés, un sang programmé pour protéger son prochain. Et cette protection passe par la lutte contre les insurgés, leur neutralisation, sans les tuer car pour l’Alliance, la vie est le bien plus le plus précieux. Enfin, c’est ce que les hauts dirigeants font croire. Mais, de nombreux évènements vont amener Kaspar à se questionner. Et si les insurgés n’étaient pas les sanguinaires que l’on décrit ? Et si l’Alliance n’avait pas quelque chose à cacher ? Et si finalement tout n’était pas que mensonges ?

Kaspar qui va aller de découvertes en découvertes, toutes plus étourdissantes les unes que les autres. Lui, persuader depuis toujours de faire le bien, va découvrir que rien n’est aussi bien que mal et que la limite entre les deux est bien fine. Il va devoir faire des choix, se remettre en question, et remettre en question tout ce qu’il croyait être vrai et juste. Des découvertes qui vont lui faire mal. Nous faire mal. Oui à nous, car une fois de plus, Malorie Blackman nous assomme avec tout un tas d’émotions.

Elle nous entraîne au cœur des troubles de nos personnages, au cœur de leurs questions, et tout comme pour eux, leurs découvertes nous serrent le cœur et nous questionnent. Nous nous posons de nombreuses questions, voyons venir l’entourloupe mais rien ne nous prépare à ce que nous découvrons. Malorie Blackman réussie une fois de plus à complètement nous surprendre. Ce qu’elle a imaginé est juste génial, inventif, et c’est pour ça que j’ai un regret. Un tout petit regret. J’aurais aimé rester un peu plus longtemps dans cet univers, en découvrir un petit peu plus.

En fermant ce livre, j’avais un petit goût d’inachevé dans la bouche. Il m’a manqué un petit quelque chose pour que ce roman soit totalement parfait. Peut-être que j’aurais aimé aller plus en profondeur dans les méfaits de l’Alliance, voir plus et que cela plus long avant que l’on arrive au grand final. Que certains éléments soient plus développés, plus approfondis. La fin arrive bien trop vite. La toute fin est parfaite mais juste avant, j’aurais apprécié d’en avoir un tout petit peu plus. Mais cela n’empêche pas que ce roman est vraiment sublime et vaut largement le détour !

Insurgément Vôtre,
Melwasul

Le Choix d’Aimer de Malorie Blackman

Titre : Le Choix d’Aimer (Entre Chiens et loups #3)
Auteur : Malorie Blackman
Éditeur : Milan – Macadam
Date de parution : 19 juillet 2012

Résumé
Imaginez un monde. Un monde où tout est noir et blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé.
Dans ce monde, une enfant métisse est pourtant née, Callie Rose. Une vie entre le blanc et le noir. Entre l’amour et la haine. Entre des adultes prisonniers de leurs propres vies, leurs propres destins. Viendra alors son tour de faire un choix. Le choix d’aimer, malgré tous, malgré tout…

Avis de Melwasul
note 5Voilà Sephy de retour pour ce troisième tome. De retour oui, mais 16 ans après le deuxième tome. Après deux tomes difficiles pour nos petits cœurs fragiles, à l’ouverture de ce tome nous espérons que les choses tournent bien pour Sephy. Nous voulons la voir heureuse, évoluant dans un monde sans haine.

Et deux éléments nous laissent espérer : le titre Le choix d’aimer mais aussi la couverture, une couverture moins sombre, de couleurs vives (selon la date de parution de ce tome).

Puis vient la lecture du début du premier chapitre :

Voici les choses de ma vie dont je suis sûre :
Je m’appelle Callie Rose. Je n’ai pas de nom de famille.
J’ai seize ans aujourd’hui. Bon anniversaire, Callie Rose.
Mon père s’appelait Callum McGrégor.
Mon père était un Nihil.
Mon père était un meurtrier.
Mon père était un violeur.
Mon père était un terroriste.
Mon père brûle en enfer.
Chaque fois que ma mère pose les yeux sur moi, elle souhaite de toutes ses forces que mon père soit en vie – et que je sois morte.
(Callie Rose)

Bon, pour l’espoir on va attendre encore un peu. On commence ce nouveau roman comme on a fini les deux autres : le cœur en miette. Les paroles de Callie Rose sont tellement fortes, remplies d’une haine et d’une rancœur contenue. On souffre pour elle. Et à ce moment-là, comment ne pas se rappeler la cruelle lettre du tome précédent. Comment pas ne pas comprendre ce qu’elle ressent. Puis ensuite on pense à Sephy : comment arrive-t-elle à vivre sans Callum, après les découvertes qu’elle a faites sur lui, avec une fille qui croit qu’elle ne veut pas d’elle ? Oui, vraiment l’espoir ce n’est pas pour de suite.

Nous retrouvons Jude, et nous avons toujours aussi mal pour lui. Il est de plus en plus sombre, de plus en plus dur. Il serait tellement facile de le haïr en observant ses pensées, ses actions, le fossé qu’il creuse telle une tombe entre Sephy et sa fille. Et pourtant, là où Mallory Blackman est forte, c’est qu’elle arrive à nous faire éprouver de la peine pour cet homme consumé par la haine, qui va finir par le détruire.
Nous alternons toujours la narration entre plusieurs personnages : Callie Rose, sa mère, ses grand-mères, son oncle. Autant de regards différents sur les mêmes actes. Autant de visions qui nous font réfléchir à l’histoire sous tous les angles : d’un peuple à l’autre, d’une génération à l’autre. Mais nous alternons aussi les passages entre le passé et le présent. Nous observons alors l’évolution de Callie Rose à travers le temps de manière judicieuse : l’auteur nous montre bien que chaque acte du présent découle directement de l’histoire et du passé de nos personnages. Mallory Blackman intègre à l’histoire de nouveaux personnages qui nous apporte enfin une note d’espoir, une note d’humour.

Nous retrouvons également Sephy. Notre chère Sephy. Que nous avons vu aimer, grandir, souffrir, pleurer, désespérer mais sans jamais arrêter de se battre. Et elle continue à lutter pour retrouver un semblant de vie, pour renouer le lien brisé avec sa fille. Elle a encore grandit, elle est plus mature, a retenu les erreurs de son passé.

Et pour finir, Callum. Et c’est là encore un des nombreux talents de l’auteur. Callum n’aura cessé d’être présent du début à la fin de la série. Sephy ne l’a pas oublié et l’aime toujours. Elle a pris du recul avec sa lettre. Elle a compris. Peut-être même avant nous. Elle l’aime du même amour qu’au premier jour. Elle réapprend à vivre mais aussi à aimer un autre. On voit toute cette évolution, tout ce cheminement pour apprendre à faire de la place à quelqu’un d’autre dans son cœur et en premier lieu sa fille chérie. La relation avec Callie Rose est tellement compliquée qu’on souffre pour les deux. On comprend que Callie Rose puisse être déçue par Sephy mais on comprend encore plus la peur de Sephy, la peur de perdre ce qui lui reste de plus cher, son besoin de cacher à Callie de nombreuses choses pour la protéger.

Jusqu’à « THE LETTRE » qui va les réunir toutes les deux, les libérer. Une lettre qui va me faire monter les larmes aux yeu. Une lettre d’amour qu’à force je dois connaître par cœur.

Mais n’oublie jamais : je t’aime plus qu’il y a d’étoiles dans le ciel. Plus que de secondes passées ou à venir, plus que tu ne peux l’imaginer. Je t’aime.

À toi, pour la vie sur cette Terre et celle dans l’autre monde.
(Callum)

Je ne dévoilerais rien d’autre de cette lettre pour vous laisser la déguster à sa juste valeur, mais je vous l’assure, elle vous fera craquer.
Puis arrive le moment tant redouté, celui des dernières pages, de la fin, du sacrifice. On cherche un moyen de prolonger le plaisir mais non la fin arrive trop vite. Parfaite, tellement parfaite. Une fin parfaite pour une série parfaite. Une fin qui nous dit tout dans un silence parfait (oui je sais c’est bizarre mais en le lisant vous comprendrez, c’est assez dur à expliquer, de poser des mots sur ce que l’on ressent à la fermeture du bouquin).

Au final, l’auteur nous a concocté une série forte et poignante, qui nous fait passer par tous les sentiments : amour, haine, rage, espoir, désespoir… Pas un ne nous sera épargné. Une trilogie qui ne nous laisse pas un moment de répit. Je me suis prise d’une véritable affection pour Sephy, Callum et leur famille et j’ai aimé suivre leurs aventures, souffrir et aimer avec eux.
Je me répète mais je le dirais encore, encore et encore : une série parfaitement parfaite jusqu’au dernier point.

Et j’ai senti, autour de Maman et moi, les bras de Papa. Et dans mon cœur, Papa souriait.
(Callie Rose)

Malorie Blackman a écrit un quatrième tome (surprise) à cette trilogie. Toujours aussi bien écrit mais qui m’a moins touché que les trois précédents. Je le considère plus comme un livre à part, une sorte de suite mais pas de la même série. Pour moi la véritable fin est le troisième tome. Ce quatrième tome (Le Retour de l’Aube) est une sorte de bonus qui nous permet de retrouver des personnages chers à notre petit cœur. C’est pour cela que je n’en ai pas fait la critique ici et que je pense que je ne la ferai jamais. Pour moi cette série, ce sont ces trois tomes et rien de plus.
Je pense que cette série restera toujours un de mes plus grands coups de cœur.

Désespérément Amoureusement Vôtre,
Melwasul

La couleur de la peur de Malorie Blackman

Titre : La couleur de la peur
Auteur : Malorie Blackman
Éditeur : Milan – Macadam
Date de parution : 18 septembre 2013

Résumé
« Le roman commence dans un train, lors d’une banale sortie scolaire. Un groupe d’adolescents tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Mais très vite, tout bascule. Le train déraille et se retrouve suspendu au-dessus d’un précipice, dans une sorte de temporalité irréelle, entre la vie et la mort. Le jeune Kyle semble être le seul passager indemne. Et alors qu’il parcourt le wagon dévasté, tentant de porter secours à ses camarades inconscients, le récit bascule dans le surnaturel : Kyle se retrouve projeté dans l’esprit de ses camarades, au cœur de leurs plus grandes peurs. Le roman alterne alors entre les moments dans le train, où l’on comprend que Kyle lutte contre la mort, et le récit des cauchemars de ses amis, entre présent, passé, et futur, entre réalisme et fantastique. Histoires de guerre, vision d’un monde dévasté par les armes chimiques et les pluies acides. Histoires de monstres et de créatures mythiques. Histoires de meurtres. Histoires d’oppression, d’esclavage. Tous ces cauchemars sont d’une réalité hallucinante et fascinante, écrits de telle manière qu’on s’y identifie totalement. L’auteur réussit à donner de la chair à notre inconscient, à nos peurs ancestrales. La couleur de la peur est un roman sombre et noir mais porteur d’un message d’espoir : il est possible de faire face à nos peurs les plus profondes pour s’en libérer et les mettre à distance grâce aux mots. »

Avis de Melwasul
note 5Tout le monde a ses cauchemars déjà biens difficile à supporter. Imaginez alors un terrible accident de train dans lequel vous vous retrouveriez coincé. C’est forcément le moment que choisiraient vos pires cauchemars pour resurgir. Puis, imaginez les cauchemars de chacun des passagers du train. Et si ces cauchemars devenez vos cauchemars ? C’est ce que vit Kyle, qui, chapitres après chapitres, plonge bien malgré lui dans les cauchemars de ses voisins. Imaginez la peur, l’angoisse que vit Kyle. Coincé dans ce train, entouré de camarades et inconnus tous plus ou moins inconscients, plus ou moins blessés, assailli par les cauchemars de chacun d’un. Et si cette multitude de cauchemars vous dévoilait votre plus grande peur ? Et si celle-ci n’était pas celle que vous croyez ? Vous découvririez alors la couleur de la peur …

Vous l’avez sans doute compris à mon introduction, j’ai véritablement adoré ce bouquin. Malorie Blackman est une auteure que j’adore après avoir découvert pendant mon adolescence sa série Entre Chiens et Loups (Tome 1, Tome 2, Tome 3)(série que j’aime toujours autant)(à lire de toute urgence si ce n’est pas déjà fait). Alors quand la collection Macadam m’a proposé de m’envoyer la réédition de ce bouquin que je n’avais jamais lu, j’ai hurlé (au sens propre) OUI OUI OUI (hurlements très distingués accompagnés de petits sauts de puces très délicats). Et je les en remercie de tout mon cœur. Bien sûr, au moment de l’ouverture, je n’ai pas échappé à la petite note d’appréhension (petite prière muette)(faîtes qu’il soit aussi bon que je l’espère). Et ma prière a été entendue. Ce livre est tout simplement génial.

A l’origine, comme l’explique Miss Blackman, ce livre est formé de treize nouvelles principalement sorties de ses cauchemars (franchement je n’aimerais pas être dans sa tête quand elle dort !) et sont donc toutes indépendantes les unes des autres. Sauf qu’elle a fait le pari de les réunir pour en faire un seul bouquin, et c’est un pari gagné. Ceci est merveilleusement bien fait grâce à Kyle (et son écriture Of course). Si je ne l’avais pas lu à la fin du bouquin je ne l’aurais jamais deviné. J’ai retrouvé son écriture qui nous emporte au fil des pages et qui, comme pour Entre Chiens et Loups et les tomes suivants, m’avait empêché de fermer le bouquin avant la ligne finale. Elle maintient un suspense terrible entre chaque cauchemar de chaque personnage du bouquin et on ne peut que se demander ce qui est réel dans tout ça, ce qui est purement imaginé, ce qui reflète le passé et le futur, si cela est prémonitoire. Bref que de questions. On a les réponses à certaines (les plus importantes, ouf) mais à la fin du bouquin, une fois celui-ci refermé, on ne peut s’empêcher de laisser travailler notre imagination et c’est juste génial cette infinité de possibilités qu’on découvre.

Et puis ces cauchemars sont de vrais cauchemars bien comme il faut. Ils sont parfaits justement parce qu’ils ne sont pas exagérés sur fond de film d’horreur auquel on ne croirait jamais. Non, ils sont savamment dosés pour qu’on y croit, qu’ils nous filent des frissons mais aussi pour qu’on se pose des questions sur leurs propriétaires (je sais pas trop si on peut le dire pour des cauchemars mais on se comprend inh ?! :D). Le cauchemar qui m’a le plus marqué est sans doute celui de Lily. Il m’a véritablement donné des frissons dans le dos mais je n’en dirais pas plus, à vous de lire ! Il y a également le dernier des cauchemars. Celui que Kyle découvre. Celui qui est son pire cauchemar. Un cauchemar qui est en réalité, je pense, le cauchemar de chaque homme sur notre planète terre. Et chacun d’entre nous s’y retrouve. Cela nous fait réaliser ce qui pourrait nous arriver de pire.

Le livre montre aussi à mon avis qu’il y a deux sens au mot cauchemar. Il y a d’abord les cauchemars qui sont des rêves qui nous font peur. Mais ce mot de cauchemar peut également désigner une situation réelle qui nous arrive et dont on ne voudrait pas y croire. Qui nous fait dire que l’on vit un véritablement cauchemar. On espèrerait que ce soit juste un rêve et pourtant, c’est bien la réalité. Ce qui me fait dire que le premier cauchemar de ce bouquin, c’est avant tout l’accident de train qui arrive à Kyle et ses camarades. Et ce qui se passe dans ce train ? Cela est-il complètement réel ou cela vient-il de l’esprit de Kyle ? Ce réfugie-t-il dans les cauchemars des autres pour oublier ce cauchemar bien réel ? Bref, encore d’autres questions et les réponses se trouvent entre ces pages … (oui je sais je fais vraiment tout ce que je peux pour que vous lisiez ce bouquin).

Je vais m’arrêter là et pourtant j’ai tant d’autres choses à vous dire sur ce bouquin. Je ne vous ai pas parlé de Kyle, ce garçon perturbé par un traumatisme de son passé récent. Un garçon auquel on s’attache et dont on découvre l’histoire au fil des pages, entre chaque cauchemar, mais dont on ne sait ce qu’il en est qu’à la fin. Je ne vous ai pas parlé non plus de ses parents que l’on déteste, que l’on comprend, à qui l’on en veut puis que l’on pardonne. Ni de ses camarades dont on vit les cauchemars ou encore des autres passagers comme Lily ou Rachel dont on ne cesse de se poser des questions et qui vont nous surprendre par leurs actes ou leurs cauchemars. Mais je ne vous en dirais pas plus pour ne pas vous spoiler.

Juste un dernier mot : empressez-vous de découvrir La couleur de la peur…

Je suis ton vœu le plus cher
Ton pire cauchemar.

Cauchemardesqu’ment vôtre,

Melwasul

La Couleur de la Haine de Malorie Blackman

Titre : La Couleur de la Haine (Entre Chiens et loups #2)
Auteur : Malorie Blackman
Éditeur : Milan – Macadam
Date de parution : 19 juillet 2012

Résumé
Sephy a 18 ans. Elle vient d’avoir un enfant, une fille. Un événement a priori normal… a priori seulement. Car si Sephy est une Prima (la classe dominante, noire), le père de l’enfant, Callum, est un Nihil : un Blanc. Ou plutôt était. Car il a été pendu pour terrorisme quelques mois avant la naissance. Alors que Sephy fait face à un futur des plus incertains, le frère de Callum, Jude, rumine sa vengeance. Rongé par l’amertume et la haine, il blâme Sephy pour la mort de son frère. Sa vie tourne alors autour d’une seule idée : se venger. Une obsession qui forcera Sephy, une fois de plus, à choisir son camp.

Avis de Melwasul
note 5La couleur de la haine est le roman le plus sombre de la trilogie. Il ne laisse aucun répit à notre petit cœur qui souffre douloureusement. Sephy a du faire un choix, un choix terrible, qui lui a brisé le cœur, un choix entre le passé et le futur : sauver son amour ou la vie qui nait en elle. Elle a choisi : Callie Rose. Bébé de Sephy, bébé de Callum. Bébé d’une noire, Bébé d’un blanc. Bébé métisse. Bébé de l’Amour.

Callie Rose. Tu étais… tu es ma fille. Ma chair et mon sang. À moitié Calllum, à moitié moi, et cent pour cent toi. Pas une poupée, pas un symbole, ni une idée, mais une vrai personne avec une vie toute neuve qui s’ouvrait à elle. (Sephy)

Bébé porteur d’espoir ? On oublie pour ce roman. Pas une place n’est laissée à l’espoir dans ce tome. Juste la haine, la haine à l’état pur, sous toutes ses formes. On navigue ici entre la narration de Sephy et celle de Jude, le frère de Callum.

Œil pour œil, dent pour dent. Une vie pour une vie, une mort pour une mort. C’était la base. C’était simple. (Jude)

On plonge dans les pensées de Jude, frère de Callum qui voue une haine féroce aux noirs et plus particulièrement à Sephy. Des pensées terrifiantes, cruelles, qui nous prennent aux tripes, nous font mal, mal pour son entourage, mal pour lui. Il s’est juré de venger la mort de Callum, il ne vit que pour ça, seul sentiment qu’il accepte : la haine. On le déteste pour ses pensées et ses actes mais on ne peut s’empêcher de le plaindre : quelle horreur que de voir un être perdre à ce point toute humanité, entraîné dans un cercle vicieux. Et puis, on se met à espérer. On veut croire qu’il va s’en sortir, que l’amour pour une noire va le tirer de cette spirale. Jusqu’à ce qu’il commette l’irréparable… lune
Et puis nous avons toujours Sephy. Elle qui a choisi de perdre l’Amour de sa vie, mais aussi sa famille. Qui se retrouve seule, entre deux peuples, entre deux mondes. Un peuple qui la déteste, un autre qui ne la comprend pas et la rejette. Elle va être recueillie par la mère de Callum. Une femme forte qui a tout perdu : son mari, son fils et qui voit son autre fils plonger dans la haine. Elle va choisir l’amour. L’amour pour ce bébé chair et sang de son fils. Elle va soutenir Sephy qui grandit avec la naissance de sa fille et voit chaque jour un peu plus l’horreur qui l’entoure. Chaque jour, elle pense à son amour perdu. Elle cherche la force d’élever et d’aimer sa fille. Une lutte perpétuelle pour s’en sortir et garder la tête hors de l’eau. Jusqu’à ce qu’une lettre terrible arrive et réduise en miette son petit cœur déjà brisé (une lettre qui nous brise également le cœur, à laquelle on ne veut pas croire, cela nous parait impossible).
En nous plongeant dans le personnage de Jude, l’auteur apporte de la force à son récit. De la noirceur mais aussi une autre vision de ce monde de haine. On y prend vraiment place. Son écriture est toujours aussi fluide, elle nous tient en haleine au fil des pages. Dans le premier tome la haine était opposée à l’amour. Dans celui-ci au courage. Au courage d’une mère qui se bat pour survivre. Au courage d’une grand-mère qui se bat pour sa belle-fille et sa petite fille.
Encore un récit poignant de Malorie Blackman jusqu’à la dernière ligne, le dernier point. Une fin qui nous laisse secoués, chamboulés et sur notre faim. Un seul objectif, lire le troisième tome. Un tome que l’on redoute : y a-t-il malgré tout de l’espoir pour une fin « heureuse » après tant de souffrance ?

Callie Rose, respire pour moi ma chérie. Respire.
RESPIRE.
Respire…

Chambouleusement Vôtre,
Melwasul

Entre Chiens et Loups de Malorie Blackman

Titre : Entre Chiens et Loups (Entre Chiens et loups #1)
Auteur : Malorie Blackman
Éditeur : Milan – Macadam
Date de parution : 04 novembre 2011

Résumé
Enfin traduit en français, le livre culte de Malorie Blackman : best-seller en Angleterre, il a raflé tous les prix de littérature jeunesse lors de sa sortie en 2002. Il figure depuis dans le classement de la BBC des 100 meilleurs livres toutes catégories confondues (le « BBC Big Read Top 100 »).
Une magnifique histoire d’amour qui explore avec une force et une justesse incroyable le problème de la différence et du racisme : la force tragique de Roméo et Juliette doublée d’une réflexion politique et critique, digne d’un George Orwell dans 1984. Un très grand livre appelé, sans nul doute, à devenir un classique !

Avis de Melwasul
Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé.

note 5
Aujourd’hui, je vais vous parler d’une trilogie qui fait partie de mes livres « stars ». Il s’agit de la trilogie young adult de Malorie Blackman que j’ai lu quand je devais avoir 15 ans et qui ne m’a jamais plus quittée. Une trilogie composée de trois livres (ouahhhh vous avez vu ma logique un peu !) que l’auteur a constituée autour de trois sentiments :
L’Amour : Entre chiens et loups
La Haine : La couleur de la haine
L’Espoir : Le choix d’aimer
Je vous préviens tout de suite : prévoyez des boîtes et des boîtes de mouchoirs (mais ces livres sont tellement beaux qu’ils le valent bien)(mouvement de cheveux)(ok j’arrête, l’heure est au sérieux). C’est une série coup de cœur, mais surtout coup de poing en plein cœur.
Je vais vous parler des trois livres car c’est une œuvre qui se doit d’être dégustée dans son intégralité (n’en lire qu’un, ce serait comme manger une tablette Milka Daim en enlevant tous les éclats de Daim)(un véritable scandale).
Entre Chiens et Loups :
Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé.
Un monde où les communautés s’affrontent à coup de lois racistes et de bombes. C’est un monde où Callum et Sephy n’ont pas le droit de s’aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d’un rebelle clandestin… Et s’ils changeaient ce monde ?

J’ai tellement de choses à vous dire sur ce premier tome que je ne sais par où commencer.
C’est un livre qu’on lit d’une traite, la boule au ventre, voulant s’arrêter, la peur de continuer omniprésente. Oui, la peur de continuer, la peur d’espérer, d’être déçue, la peur de ce qui va arriver, la peur d’y croire…

L’espoir et le désespoir se mêlaient dans mon estomac, comme de l’huile et du
vinaigre. (Callum)

C’est exactement ce que j’ai ressenti tout au long de ma lecture. J’en arrivais presque à faire des prières muettes pour qu’enfin mes espoirs soient concrétisés. Mais à chaque fois le désespoir me revenait en pleine face. Et, à mesure que les pages défilaient, une seule idée me venait à l’esprit, le happy end devenait improbable. Il s’éloignait de lignes en lignes, de mots en mots. Et pourtant, je n’en étais que plus captivée par l’histoire. Cette histoire qui m’a fait pleurer de grosses larmes comme jamais mes yeux n’ont pleuré devant un livre. Cette histoire, c’est LEUR histoire.

Eux, ce sont Sephy et Callum. Elle est noire, il est blanc. Elle est riche, il est pauvre. Ils sont amis depuis toujours. Leurs familles se détestent, leurs peuples se détestent.

Il y a dans ce livre une description du racisme qui est poignante. Un racisme dans un monde hors de nos frontières. Les noirs sont puissants, les blancs sont des êtres inférieurs. Une haine féroce habite ce roman, une haine entre deux peuples, qui nous donne des coups de poignard en plein cœur. Une haine opposée à l’amour de Sephy et Callum. Un amour qu’on aimerait porteur d’espoir. Un amour qui va se battre, qui va tenir, tenir et tenir encore. Mais un amour qui s’approchera à chaque page du point de rupture tant redouté.

Chaque peuple nous est présenté grâce à la narration de Mallory Blackman. Nous passons, à chaque chapitre du point de vue de Sephy à celui de Callum. On suit l’histoire, leur évolution, leur mode de vie à travers leurs yeux. Et c’est là le talent de l’auteur. Chaque peuple est remis en question. Pas un ne rattrape l’autre. Chacun dans ses excès, dans un déchaînement de colère et de haine. Le tout avec une écriture simple, sans en faire des tonnes dans les sentiments de notre couple.

Jusqu’à la fin, on croit au miracle, on veut y croire. Puis vint l’heure de la dernière page, de la dernière ligne, du dernier point. Les larmes tant retenues coulent. On ne veut pas quitter Callum et Sephy. Les laisser seuls. Non, on se précipite pour acheter le deuxième tome.

Mon Dieu, faites qu’il m’ait entendue.

S’il vous plaît.

S’il vous plaît.

Si vous existez.

Quelque part.

(Sephy)

Désespérément Vôtre,
Melwasul

Crush de Maya Banks

Titre : Crush (Slow Burn #4)
Auteur : Maya Banks
Éditeur : Harlequin – &H
Date de parution : 14 juin 2017

Résumé
Un désir dangereux. Un amour interdit.

Eliza Cummings n’a rien d’une demoiselle en détresse. Elle est déterminée, farouche et prête à tout pour empêcher le monstre qui a fait de son adolescence un enfer de frapper à nouveau.
Wade Sterling n’a rien d’un héros. Il est arrogant, autoritaire et égoïste. Mais il n’aime pas du tout la lueur de panique qu’il surprend dans le regard d’Eliza. Car Eliza est à lui, corps et âme – il le sent dans chaque fibre de son être depuis le premier regard qu’il a posé sur elle, ou peut-être depuis leur première dispute.
Alors, s’il doit se battre contre des démons dont il ne sait rien pour protéger ce qui lui appartient, il le fera. Il n’a pas le choix. Avec Eliza, il n’a jamais vraiment eu le choix.

Avis de Melwasul
note 3

Crush est le quatrième tome de la série Slow Burn de Maya Banks dont les trois premiers, Protège-moi, Sous ta protection et Enfin réunis ? ont été publiés chez Hugo Roman. J’avais peur de ne jamais avoir la suite de cette série mais heureusement pour nous, les éditions Harlequin ont décidé de reprendre la publication ! Même si c’est loin d’être la meilleure série de Maya Banks, avec des romans un peu moins aboutis ou développés que les premiers tomes de sa série KGI, c’est quand même l’assurance de passer un bon moment.

De plus, j’avais pleins d’espoirs pour ce Crush, la série ayant gagné en qualité au fil des tomes, malheureusement, même si j’ai passé un bon moment, il m’a manqué plusieurs petites choses qui font que ce livre aurait pu sortir du lot. Ici, nous retrouvons Eliza et Wade, rencontrés dans les précédents tomes. Eliza membre de la SDD (la société de sécurité des Devereaux, dont deux des frères sont les héros des deux premiers tomes) et Wade le meilleur ami de Gracie, héroïne du troisième opus. Eliza et Wade qui ne sont pas vraiment amis et pourtant, lorsqu’Eliza va être rattrapée par son passé, il est le seul qui va voir qu’elle est en difficulté et qu’elle a absolument besoin d’aide même si elle n’en veut pas. Il va alors tout tenter pour la sauver de celui qui est à ses trousses, de ses démons et surtout d’elle-même.

J’ai retrouvé avec plaisir l’ambiance de Slow Burn et les personnages qui font cette série. La famille Devereaux et leurs alliés même si finalement, les membres du SDD n’ont peut-être pas été assez présents à mon goût. J’ai un autre regret qui est récurent à cette série : l’histoire est plutôt courte et cela se sent dans la construction de la relation entre nos deux héros et de l’intrigue. Le roman aurait lui aussi mérité une centaine de pages en plus pour avoir quelque chose d’un peu plus consistant à se mettre sous la dent. Ici, cela reste finalement assez léger.

J’ai beaucoup apprécié la première partie où Eliza tient tête à Wade. Elle est drôle, sarcastique et même si elle n’a pas toujours raison, cette détermination à vouloir se débrouiller toute seule amène un petit vent de fraicheur (et puis voir le héros un peu perdu ne sachant que faire, comme troisième roue du carrosse, quel plaisir !). Malheureusement, la deuxième partie est un peu plus classique, Wade passant au rôle de superhéros venu sauver la jeune femme en détresse qui n’a plus trop son mot à dire (mais ne vous inquiétez pas, chassez le naturel, il revient au galop et Eliza ne va pas totalement baisser les bras).

Finalement, Crush est un roman dans le pur style des romantics suspenses de Maya Banks. De l’humour, une équipe soudée, des casse-cous, des rebondissements mais ici une histoire pas assez développée à mon goût, qui aurait méritée quelques pages en plus. Cela ne m’a pas empêché de le dévorer d’une traite et de passer un bon moment, mais avec Maya Banks, j’en attends un peu plus ! En tout cas, j’ai hâte que le cinquième tome soit publié en français, je suis certaine de me jeter dessus !

Rapidement Vôtre,
Melwasul

Enfin réunis ? de Maya Banks

Titre : Enfin réunis ? (Slow Burn #3)
Auteur : Maya Banks
Éditeur : Hugo New Romance
Date de parution : 18 février 2016

Résumé
Zach est depuis peu employé chez les frères Devereaux. Il passe par hasard devant un tableau représentant un lieu qu’il n’a jamais oublié, leur endroit secret. Ce ne peut pas être une coïncidence ! Gracie, son amour de jeunesse, est certainement vivante, quelque part…

Il n’aura de cesse de chercher cette jeune fille un peu étrange qu’il a tant aimée et qui a disparu du jour au lendemain. Malheureusement, il retrouve une jeune femme blessée, persuadée qu’il l’a abandonnée pendant toutes ces années.

Et pire, ses ennemis découvrent qu’elle est son talon d’Achille et se servent d’elle pour atteindre Zach.

Parviendra-t-il à la sauver des griffes de ceux qui lui veulent du mal et à regagnersa confiance et son amour ?

Avis de Melwasul
note 4

Je crois que je n’ai plus besoin de vous présenter Maya Banks quand j’en arrive à chroniquer mon quatorzième livre de l’auteur ! Ce coup-ci, retour sur sa série suspense/paranormal publiée aux éditions Hugo Roman, Slow burn, et plus particulièrement sur le troisième tome que j’étais impatiente de lire. J’avais été un peu déçue par le premier, Protège-moi, mais le second, Sous ta protection, était bien plus réussi. J’espérais donc que le troisième continue sur la lancée et soit encore meilleur. Malheureusement, je le place entre le premier et le second.

Dans ce nouvel opus nous quittons la famille Devereaux (enfin, rassurez-vous, ils ne sont pas bien loin), pour nous concentrer sur l’histoire de Zach, la dernière recrue du SSD (la société de sécurité des Devereaux). J’avais eu un énorme coup de cœur pour lui dans le tome précédent et il a été largement à la hauteur de qu’il laissait entrevoir. Zach qui a eu le cœur brisé voilà douze lorsque la femme de sa vie, celle avec qui il comptait construire une famille, disparait du jour au lendemain, à tout juste 16 ans. Zach qui n’aura de cesse de la chercher, d’imaginer le pire et qui finalement, n’aura jamais réussi à l’oublier. Quelle n’est pas sa stupeur quand elle réapparaît quand il s’y attend le moins mais qu’en plus, elle a une peur panique de lui, l’accusant de l’avoir détruite !

Des retrouvailles qui entraînent bien des questions et des émotions. D’un côté, Zach qui est successivement en colère de la voir mener une vie tranquille quand lui se morfond, fou de joie de la savoir en vie et en bonne santé et au désespoir devant sa réaction. D’un autre côté, Gracie, persuadée qu’il l’a retrouvée pour la faire souffrir, pour lui faire du mal comme elle pense qu’il l’a fait 12 ans plus tôt. Gracie qui est complètement terrifiée mais qui en plus va se faire agresser pour envoyer un message à Zach et aux Devereaux. Elle va se retrouver mêler à des histoires qui ne la concernent pas mais surtout, il va falloir qu’elle fasse confiance à l’homme qui lui a brisé le cœur et dont elle a une peur bleue. Autre problème, Zach assure qu’il ne voit pas ce qu’il a bien pu faire et ose l’accuser à elle de l’avoir quitté. Mais que s’est-il réellement passé il y a douze ans ?!

C’est vraiment un roman un peu particulier. Nous avons toujours le côté suspense/paranormal, surtout sur la fin mais toute une partie du livre est basée sur les retrouvailles de Gracie et Zach et surtout sur ce qu’il s’est passé douze ans plus tôt. J’ai beaucoup aimé cette enquête dans le passé (même si finalement j’avais deviné et que c’est un peu rapide), ces retrouvailles entre nos deux héros et le fait surtout qu’ils ne retombent pas dans les bras l’un de l’autre avant les dernières pages. Non il leur faut le temps de comprendre, de savoir, il n’y a rien de magique, tout ne s’oublie pas en un instant, ils ont besoin de réponses. L’autre partie du roman est consacrée comme je le disais au fil rouge de ces trois premiers tomes et c’est avec grand plaisir que nous retrouvons l’équipe du SSD, équipe qui sera présente pour Zach, il va se rendre compte qu’il s’est fait de vrais amis. Nous retrouvons Beau et Caleb (égaux à eux-mêmes) ainsi que leurs épouses Ari et Jamie qui vont former avec Gracie un trio infernal et inarrêtable (leurs pauvres hommes !)(mais là aussi, c’était trop court !).

Même si j’ai encore passé un excellent moment, si j’ai trouvé certains faits très intéressants, si j’ai apprécié le fait qu’il change complètement des précédents, j’ai quand même quelques petits reproches. J’en veux un tout petit peu à Maya Banks de ne pas avoir plus développé son histoire. Il est plutôt court et 100 pages de plus n’auraient pas été en trop (à se demander si elle n’était pas en panne d’encre et de papiers !). Si nous avons une conclusion à l’intrigue des premiers, j’ai trouvé que c’était trop rapide (quelques pages) et il reste quand même un certain nombre de zones d’ombres, de questions sans réponses dont la principale : pourquoi finalement ? Ce qui me fait avoir des doutes, c’était quand même un peu trop facile cette histoire !

D’ailleurs, il y a d’autres tomes sur d’autres personnages mais je ne suis pas tout à fait sûre que nous en ayons fini avec cette intrigue. En parlant des prochains romans de l’histoire, nous avons un avant-goût du quatrième. Nous connaissions déjà son héroïne, Eliza, membre de l’équipe des frères Devereaux depuis le départ et nous rencontrons ici le héros, Wade, meilleur ami de Gracie. Tout de suite, nous sentons bien le truc venir mais en plus, après les évènements de Enfin réunis ? et ceux qu’ils entraînent, ce quatrième nous promet le meilleur ! Je sens qu’il va y avoir manière à sourire, voire rire, les contacts entre eux étant électriques et explosifs. Je n’en dirai pas plus pour ne pas vous spoiler mais ça sent délicieusement bon. Il sort en VO le 23 août donc je pense que nous ne l’aurons malheureusement pas avant un an (tristesse).

Fast’ment Vôtre,
Melwasul