La Couleur de la Haine de Malorie Blackman

La Couleur de la Haine de Malorie Blackman

Titre : La Couleur de la Haine (Entre Chiens et loups #2)
Auteur : Malorie Blackman
Éditeur : Milan – Macadam
Date de parution : 19 juillet 2012

Résumé
Sephy a 18 ans. Elle vient d’avoir un enfant, une fille. Un événement a priori normal… a priori seulement. Car si Sephy est une Prima (la classe dominante, noire), le père de l’enfant, Callum, est un Nihil : un Blanc. Ou plutôt était. Car il a été pendu pour terrorisme quelques mois avant la naissance. Alors que Sephy fait face à un futur des plus incertains, le frère de Callum, Jude, rumine sa vengeance. Rongé par l’amertume et la haine, il blâme Sephy pour la mort de son frère. Sa vie tourne alors autour d’une seule idée : se venger. Une obsession qui forcera Sephy, une fois de plus, à choisir son camp.

Avis de Melwasul
note 5La couleur de la haine est le roman le plus sombre de la trilogie. Il ne laisse aucun répit à notre petit cœur qui souffre douloureusement. Sephy a du faire un choix, un choix terrible, qui lui a brisé le cœur, un choix entre le passé et le futur : sauver son amour ou la vie qui nait en elle. Elle a choisi : Callie Rose. Bébé de Sephy, bébé de Callum. Bébé d’une noire, Bébé d’un blanc. Bébé métisse. Bébé de l’Amour.

Callie Rose. Tu étais… tu es ma fille. Ma chair et mon sang. À moitié Calllum, à moitié moi, et cent pour cent toi. Pas une poupée, pas un symbole, ni une idée, mais une vrai personne avec une vie toute neuve qui s’ouvrait à elle. (Sephy)

Bébé porteur d’espoir ? On oublie pour ce roman. Pas une place n’est laissée à l’espoir dans ce tome. Juste la haine, la haine à l’état pur, sous toutes ses formes. On navigue ici entre la narration de Sephy et celle de Jude, le frère de Callum.

Œil pour œil, dent pour dent. Une vie pour une vie, une mort pour une mort. C’était la base. C’était simple. (Jude)

On plonge dans les pensées de Jude, frère de Callum qui voue une haine féroce aux noirs et plus particulièrement à Sephy. Des pensées terrifiantes, cruelles, qui nous prennent aux tripes, nous font mal, mal pour son entourage, mal pour lui. Il s’est juré de venger la mort de Callum, il ne vit que pour ça, seul sentiment qu’il accepte : la haine. On le déteste pour ses pensées et ses actes mais on ne peut s’empêcher de le plaindre : quelle horreur que de voir un être perdre à ce point toute humanité, entraîné dans un cercle vicieux. Et puis, on se met à espérer. On veut croire qu’il va s’en sortir, que l’amour pour une noire va le tirer de cette spirale. Jusqu’à ce qu’il commette l’irréparable… lune
Et puis nous avons toujours Sephy. Elle qui a choisi de perdre l’Amour de sa vie, mais aussi sa famille. Qui se retrouve seule, entre deux peuples, entre deux mondes. Un peuple qui la déteste, un autre qui ne la comprend pas et la rejette. Elle va être recueillie par la mère de Callum. Une femme forte qui a tout perdu : son mari, son fils et qui voit son autre fils plonger dans la haine. Elle va choisir l’amour. L’amour pour ce bébé chair et sang de son fils. Elle va soutenir Sephy qui grandit avec la naissance de sa fille et voit chaque jour un peu plus l’horreur qui l’entoure. Chaque jour, elle pense à son amour perdu. Elle cherche la force d’élever et d’aimer sa fille. Une lutte perpétuelle pour s’en sortir et garder la tête hors de l’eau. Jusqu’à ce qu’une lettre terrible arrive et réduise en miette son petit cœur déjà brisé (une lettre qui nous brise également le cœur, à laquelle on ne veut pas croire, cela nous parait impossible).
En nous plongeant dans le personnage de Jude, l’auteur apporte de la force à son récit. De la noirceur mais aussi une autre vision de ce monde de haine. On y prend vraiment place. Son écriture est toujours aussi fluide, elle nous tient en haleine au fil des pages. Dans le premier tome la haine était opposée à l’amour. Dans celui-ci au courage. Au courage d’une mère qui se bat pour survivre. Au courage d’une grand-mère qui se bat pour sa belle-fille et sa petite fille.
Encore un récit poignant de Malorie Blackman jusqu’à la dernière ligne, le dernier point. Une fin qui nous laisse secoués, chamboulés et sur notre faim. Un seul objectif, lire le troisième tome. Un tome que l’on redoute : y a-t-il malgré tout de l’espoir pour une fin « heureuse » après tant de souffrance ?

Callie Rose, respire pour moi ma chérie. Respire.
RESPIRE.
Respire…

Chambouleusement Vôtre,
Melwasul

Entre Chiens et Loups de Malorie Blackman

Entre Chiens et Loups de Malorie Blackman

Titre : Entre Chiens et Loups (Entre Chiens et loups #1)
Auteur : Malorie Blackman
Éditeur : Milan – Macadam
Date de parution : 04 novembre 2011

Résumé
Enfin traduit en français, le livre culte de Malorie Blackman : best-seller en Angleterre, il a raflé tous les prix de littérature jeunesse lors de sa sortie en 2002. Il figure depuis dans le classement de la BBC des 100 meilleurs livres toutes catégories confondues (le « BBC Big Read Top 100 »).
Une magnifique histoire d’amour qui explore avec une force et une justesse incroyable le problème de la différence et du racisme : la force tragique de Roméo et Juliette doublée d’une réflexion politique et critique, digne d’un George Orwell dans 1984. Un très grand livre appelé, sans nul doute, à devenir un classique !

Avis de Melwasul
Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé.

note 5
Aujourd’hui, je vais vous parler d’une trilogie qui fait partie de mes livres « stars ». Il s’agit de la trilogie young adult de Malorie Blackman que j’ai lu quand je devais avoir 15 ans et qui ne m’a jamais plus quittée. Une trilogie composée de trois livres (ouahhhh vous avez vu ma logique un peu !) que l’auteur a constituée autour de trois sentiments :
L’Amour : Entre chiens et loups
La Haine : La couleur de la haine
L’Espoir : Le choix d’aimer
Je vous préviens tout de suite : prévoyez des boîtes et des boîtes de mouchoirs (mais ces livres sont tellement beaux qu’ils le valent bien)(mouvement de cheveux)(ok j’arrête, l’heure est au sérieux). C’est une série coup de cœur, mais surtout coup de poing en plein cœur.
Je vais vous parler des trois livres car c’est une œuvre qui se doit d’être dégustée dans son intégralité (n’en lire qu’un, ce serait comme manger une tablette Milka Daim en enlevant tous les éclats de Daim)(un véritable scandale).
Entre Chiens et Loups :
Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé.
Un monde où les communautés s’affrontent à coup de lois racistes et de bombes. C’est un monde où Callum et Sephy n’ont pas le droit de s’aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d’un rebelle clandestin… Et s’ils changeaient ce monde ?

J’ai tellement de choses à vous dire sur ce premier tome que je ne sais par où commencer.
C’est un livre qu’on lit d’une traite, la boule au ventre, voulant s’arrêter, la peur de continuer omniprésente. Oui, la peur de continuer, la peur d’espérer, d’être déçue, la peur de ce qui va arriver, la peur d’y croire…

L’espoir et le désespoir se mêlaient dans mon estomac, comme de l’huile et du
vinaigre. (Callum)

C’est exactement ce que j’ai ressenti tout au long de ma lecture. J’en arrivais presque à faire des prières muettes pour qu’enfin mes espoirs soient concrétisés. Mais à chaque fois le désespoir me revenait en pleine face. Et, à mesure que les pages défilaient, une seule idée me venait à l’esprit, le happy end devenait improbable. Il s’éloignait de lignes en lignes, de mots en mots. Et pourtant, je n’en étais que plus captivée par l’histoire. Cette histoire qui m’a fait pleurer de grosses larmes comme jamais mes yeux n’ont pleuré devant un livre. Cette histoire, c’est LEUR histoire.

Eux, ce sont Sephy et Callum. Elle est noire, il est blanc. Elle est riche, il est pauvre. Ils sont amis depuis toujours. Leurs familles se détestent, leurs peuples se détestent.

Il y a dans ce livre une description du racisme qui est poignante. Un racisme dans un monde hors de nos frontières. Les noirs sont puissants, les blancs sont des êtres inférieurs. Une haine féroce habite ce roman, une haine entre deux peuples, qui nous donne des coups de poignard en plein cœur. Une haine opposée à l’amour de Sephy et Callum. Un amour qu’on aimerait porteur d’espoir. Un amour qui va se battre, qui va tenir, tenir et tenir encore. Mais un amour qui s’approchera à chaque page du point de rupture tant redouté.

Chaque peuple nous est présenté grâce à la narration de Mallory Blackman. Nous passons, à chaque chapitre du point de vue de Sephy à celui de Callum. On suit l’histoire, leur évolution, leur mode de vie à travers leurs yeux. Et c’est là le talent de l’auteur. Chaque peuple est remis en question. Pas un ne rattrape l’autre. Chacun dans ses excès, dans un déchaînement de colère et de haine. Le tout avec une écriture simple, sans en faire des tonnes dans les sentiments de notre couple.

Jusqu’à la fin, on croit au miracle, on veut y croire. Puis vint l’heure de la dernière page, de la dernière ligne, du dernier point. Les larmes tant retenues coulent. On ne veut pas quitter Callum et Sephy. Les laisser seuls. Non, on se précipite pour acheter le deuxième tome.

Mon Dieu, faites qu’il m’ait entendue.

S’il vous plaît.

S’il vous plaît.

Si vous existez.

Quelque part.

(Sephy)

Désespérément Vôtre,
Melwasul

Crush de Maya Banks

Crush de Maya Banks

Titre : Crush (Slow Burn #4)
Auteur : Maya Banks
Éditeur : Harlequin – &H
Date de parution : 14 juin 2017

Résumé
Un désir dangereux. Un amour interdit.

Eliza Cummings n’a rien d’une demoiselle en détresse. Elle est déterminée, farouche et prête à tout pour empêcher le monstre qui a fait de son adolescence un enfer de frapper à nouveau.
Wade Sterling n’a rien d’un héros. Il est arrogant, autoritaire et égoïste. Mais il n’aime pas du tout la lueur de panique qu’il surprend dans le regard d’Eliza. Car Eliza est à lui, corps et âme – il le sent dans chaque fibre de son être depuis le premier regard qu’il a posé sur elle, ou peut-être depuis leur première dispute.
Alors, s’il doit se battre contre des démons dont il ne sait rien pour protéger ce qui lui appartient, il le fera. Il n’a pas le choix. Avec Eliza, il n’a jamais vraiment eu le choix.

Avis de Melwasul
note 3

Crush est le quatrième tome de la série Slow Burn de Maya Banks dont les trois premiers, Protège-moi, Sous ta protection et Enfin réunis ? ont été publiés chez Hugo Roman. J’avais peur de ne jamais avoir la suite de cette série mais heureusement pour nous, les éditions Harlequin ont décidé de reprendre la publication ! Même si c’est loin d’être la meilleure série de Maya Banks, avec des romans un peu moins aboutis ou développés que les premiers tomes de sa série KGI, c’est quand même l’assurance de passer un bon moment.

De plus, j’avais pleins d’espoirs pour ce Crush, la série ayant gagné en qualité au fil des tomes, malheureusement, même si j’ai passé un bon moment, il m’a manqué plusieurs petites choses qui font que ce livre aurait pu sortir du lot. Ici, nous retrouvons Eliza et Wade, rencontrés dans les précédents tomes. Eliza membre de la SDD (la société de sécurité des Devereaux, dont deux des frères sont les héros des deux premiers tomes) et Wade le meilleur ami de Gracie, héroïne du troisième opus. Eliza et Wade qui ne sont pas vraiment amis et pourtant, lorsqu’Eliza va être rattrapée par son passé, il est le seul qui va voir qu’elle est en difficulté et qu’elle a absolument besoin d’aide même si elle n’en veut pas. Il va alors tout tenter pour la sauver de celui qui est à ses trousses, de ses démons et surtout d’elle-même.

J’ai retrouvé avec plaisir l’ambiance de Slow Burn et les personnages qui font cette série. La famille Devereaux et leurs alliés même si finalement, les membres du SDD n’ont peut-être pas été assez présents à mon goût. J’ai un autre regret qui est récurent à cette série : l’histoire est plutôt courte et cela se sent dans la construction de la relation entre nos deux héros et de l’intrigue. Le roman aurait lui aussi mérité une centaine de pages en plus pour avoir quelque chose d’un peu plus consistant à se mettre sous la dent. Ici, cela reste finalement assez léger.

J’ai beaucoup apprécié la première partie où Eliza tient tête à Wade. Elle est drôle, sarcastique et même si elle n’a pas toujours raison, cette détermination à vouloir se débrouiller toute seule amène un petit vent de fraicheur (et puis voir le héros un peu perdu ne sachant que faire, comme troisième roue du carrosse, quel plaisir !). Malheureusement, la deuxième partie est un peu plus classique, Wade passant au rôle de superhéros venu sauver la jeune femme en détresse qui n’a plus trop son mot à dire (mais ne vous inquiétez pas, chassez le naturel, il revient au galop et Eliza ne va pas totalement baisser les bras).

Finalement, Crush est un roman dans le pur style des romantics suspenses de Maya Banks. De l’humour, une équipe soudée, des casse-cous, des rebondissements mais ici une histoire pas assez développée à mon goût, qui aurait méritée quelques pages en plus. Cela ne m’a pas empêché de le dévorer d’une traite et de passer un bon moment, mais avec Maya Banks, j’en attends un peu plus ! En tout cas, j’ai hâte que le cinquième tome soit publié en français, je suis certaine de me jeter dessus !

Rapidement Vôtre,
Melwasul

Enfin réunis ? de Maya Banks

Enfin réunis de Maya Banks

Titre : Enfin réunis ? (Slow Burn #3)
Auteur : Maya Banks
Éditeur : Hugo New Romance
Date de parution : 18 février 2016

Résumé
Zach est depuis peu employé chez les frères Devereaux. Il passe par hasard devant un tableau représentant un lieu qu’il n’a jamais oublié, leur endroit secret. Ce ne peut pas être une coïncidence ! Gracie, son amour de jeunesse, est certainement vivante, quelque part…

Il n’aura de cesse de chercher cette jeune fille un peu étrange qu’il a tant aimée et qui a disparu du jour au lendemain. Malheureusement, il retrouve une jeune femme blessée, persuadée qu’il l’a abandonnée pendant toutes ces années.

Et pire, ses ennemis découvrent qu’elle est son talon d’Achille et se servent d’elle pour atteindre Zach.

Parviendra-t-il à la sauver des griffes de ceux qui lui veulent du mal et à regagnersa confiance et son amour ?

Avis de Melwasul
note 4

Je crois que je n’ai plus besoin de vous présenter Maya Banks quand j’en arrive à chroniquer mon quatorzième livre de l’auteur ! Ce coup-ci, retour sur sa série suspense/paranormal publiée aux éditions Hugo Roman, Slow burn, et plus particulièrement sur le troisième tome que j’étais impatiente de lire. J’avais été un peu déçue par le premier, Protège-moi, mais le second, Sous ta protection, était bien plus réussi. J’espérais donc que le troisième continue sur la lancée et soit encore meilleur. Malheureusement, je le place entre le premier et le second.

Dans ce nouvel opus nous quittons la famille Devereaux (enfin, rassurez-vous, ils ne sont pas bien loin), pour nous concentrer sur l’histoire de Zach, la dernière recrue du SSD (la société de sécurité des Devereaux). J’avais eu un énorme coup de cœur pour lui dans le tome précédent et il a été largement à la hauteur de qu’il laissait entrevoir. Zach qui a eu le cœur brisé voilà douze lorsque la femme de sa vie, celle avec qui il comptait construire une famille, disparait du jour au lendemain, à tout juste 16 ans. Zach qui n’aura de cesse de la chercher, d’imaginer le pire et qui finalement, n’aura jamais réussi à l’oublier. Quelle n’est pas sa stupeur quand elle réapparaît quand il s’y attend le moins mais qu’en plus, elle a une peur panique de lui, l’accusant de l’avoir détruite !

Des retrouvailles qui entraînent bien des questions et des émotions. D’un côté, Zach qui est successivement en colère de la voir mener une vie tranquille quand lui se morfond, fou de joie de la savoir en vie et en bonne santé et au désespoir devant sa réaction. D’un autre côté, Gracie, persuadée qu’il l’a retrouvée pour la faire souffrir, pour lui faire du mal comme elle pense qu’il l’a fait 12 ans plus tôt. Gracie qui est complètement terrifiée mais qui en plus va se faire agresser pour envoyer un message à Zach et aux Devereaux. Elle va se retrouver mêler à des histoires qui ne la concernent pas mais surtout, il va falloir qu’elle fasse confiance à l’homme qui lui a brisé le cœur et dont elle a une peur bleue. Autre problème, Zach assure qu’il ne voit pas ce qu’il a bien pu faire et ose l’accuser à elle de l’avoir quitté. Mais que s’est-il réellement passé il y a douze ans ?!

C’est vraiment un roman un peu particulier. Nous avons toujours le côté suspense/paranormal, surtout sur la fin mais toute une partie du livre est basée sur les retrouvailles de Gracie et Zach et surtout sur ce qu’il s’est passé douze ans plus tôt. J’ai beaucoup aimé cette enquête dans le passé (même si finalement j’avais deviné et que c’est un peu rapide), ces retrouvailles entre nos deux héros et le fait surtout qu’ils ne retombent pas dans les bras l’un de l’autre avant les dernières pages. Non il leur faut le temps de comprendre, de savoir, il n’y a rien de magique, tout ne s’oublie pas en un instant, ils ont besoin de réponses. L’autre partie du roman est consacrée comme je le disais au fil rouge de ces trois premiers tomes et c’est avec grand plaisir que nous retrouvons l’équipe du SSD, équipe qui sera présente pour Zach, il va se rendre compte qu’il s’est fait de vrais amis. Nous retrouvons Beau et Caleb (égaux à eux-mêmes) ainsi que leurs épouses Ari et Jamie qui vont former avec Gracie un trio infernal et inarrêtable (leurs pauvres hommes !)(mais là aussi, c’était trop court !).

Même si j’ai encore passé un excellent moment, si j’ai trouvé certains faits très intéressants, si j’ai apprécié le fait qu’il change complètement des précédents, j’ai quand même quelques petits reproches. J’en veux un tout petit peu à Maya Banks de ne pas avoir plus développé son histoire. Il est plutôt court et 100 pages de plus n’auraient pas été en trop (à se demander si elle n’était pas en panne d’encre et de papiers !). Si nous avons une conclusion à l’intrigue des premiers, j’ai trouvé que c’était trop rapide (quelques pages) et il reste quand même un certain nombre de zones d’ombres, de questions sans réponses dont la principale : pourquoi finalement ? Ce qui me fait avoir des doutes, c’était quand même un peu trop facile cette histoire !

D’ailleurs, il y a d’autres tomes sur d’autres personnages mais je ne suis pas tout à fait sûre que nous en ayons fini avec cette intrigue. En parlant des prochains romans de l’histoire, nous avons un avant-goût du quatrième. Nous connaissions déjà son héroïne, Eliza, membre de l’équipe des frères Devereaux depuis le départ et nous rencontrons ici le héros, Wade, meilleur ami de Gracie. Tout de suite, nous sentons bien le truc venir mais en plus, après les évènements de Enfin réunis ? et ceux qu’ils entraînent, ce quatrième nous promet le meilleur ! Je sens qu’il va y avoir manière à sourire, voire rire, les contacts entre eux étant électriques et explosifs. Je n’en dirai pas plus pour ne pas vous spoiler mais ça sent délicieusement bon. Il sort en VO le 23 août donc je pense que nous ne l’aurons malheureusement pas avant un an (tristesse).

Fast’ment Vôtre,
Melwasul

Protège-moi de Maya Banks

Protège-moi de Maya Banks

Titre : Protège-moi (Slow Burn #1)
Auteur : Maya Banks
Éditeur : Hugo New Romance
Date de parution : 25 août 2015

Résumé
Quand Tori, la petite sœur de Caleb Devereaux, est enlevée, ce fils d’une famille puissante met tout en œuvre pour la retrouver, y compris utiliser les dons de Ramie St Claire. Ramie a le pouvoir de se connecter aux victimes et de les localiser. Malheureusement, à chaque fois, elle ressent la même douleur physique et mentale que les jeunes femmes et y laisse une part d’elle-même.

Le séduisant Caleb veut réparer ce qu’il a fait subir à Ramie lorsqu’elle a sauvé sa sœur. Il va en avoir l’occasion lorsque Ramie fait appel à lui, désespérée… Sa vie est devenue un enfer, elle est traquée par le psychopathe meurtrier qui a réussi à pénétrer son cerveau et la suit à la trace. Caleb va tout faire pour protéger la jeune femme dont il est tombé amoureux. Parallèlement, Ramie a décidé de reprendre sa vie en main, de ne plus subir et d’aider la police à neutraliser l’homme dont le pouvoir sur elle la détruit petit à petit. Mais rien ne se passe comme prévu, et l’amour qui unit Ramie et Caleb risque de les détruire à tout jamais…

Avis de Melwasul
note 4

Je pourrais dire que je suis une grande fan de Maya Banks mais en y réfléchissant, je m’aperçois qu’il faut que je nuance un peu. J’adore les romances historiques de Maya Banks mais aussi sa série suspense sur les KGI (dont le tome 7 sort fin septembre, j’ai hâte !). Par contre, j’ai totalement détesté ses romances (comment peut-on appeler ça de la romance ?)(mais c’est un autre débat) érotiques comme Rush. Du coup, pour cette nouvelle série, j’entrais dans l’inconnu un peu à reculons : une romance suspense/paranormale ou plus tendance érotique ? Soulagement, rien de vraiment érotique ici mais du suspense clairement en dessous des KGI.

D’ailleurs, en parlant des KGI, si vous n’avez pas apprécié la dose de surnaturel dans Murmures Nocturnes et Sans répit, ce n’est pas la peine d’ouvrir Protège-moi car ici le paranormal et les dons particuliers sont au centre de l’intrigue. Une intrigue qui ne m’a pas entièrement convaincue. En fait, c’est plus compliqué que ça. J’ai adoré les personnages, j’ai adoré l’intrigue, les thèmes mais j’ai eu l’impression que tout était beaucoup trop rapide !

En touchant des objets ayant appartenu à des personnes disparues, Ramie est capable d’entrer en contact avec elles ou plutôt, d’être à leur place et de permettre ainsi de les localiser. Sauf que ce don a des effets dévastateurs sur elle car elle vit ce que ces personnes vivent, elle est attaquée, blessée, torturée physiquement et psychologiquement de la même manière. Après avoir sauvé de nombreuses victimes, Ramie se retrouve au bord du gouffre, son corps et son esprit ne peuvent plus supporter de telles souffrances, une coquille vide prête à se briser. C’est dans cet état que Caleb la retrouve et la force à les aider lui et ses frères pour retrouver sa petite sœur Tori.

Quand il voit ce qu’il lui fait subir, il a beaucoup de mal à se pardonner mais ne reviendrait pas en arrière non plus car elle l’aide à sauver sa sœur (qui a elle aussi quelques dons …)(d’ailleurs, je suppose qu’un tome lui sera consacré et j’ai hâte de le lire surtout s’il suit le chemin que je pense). C’est pour ça que, quand un an plus tard Ramie le contact et lui demande de la sauver d’un psychopathe, il n’hésite pas une seule seconde même si à cause de cela il doit se heurter à ses frères et sa sœur.

Comme je le disais plus haut, le paranormal est vraiment au centre de la série et Maya Banks va très, très, très loin, vers des choses que je n’avais pas du tout vues venir et qui m’ont laissée stupéfaites. Le sujet est vraiment bien traité et j’ai adoré découvrir cette capacité de Ramie qui nous entraîne dans le livre, la boule au ventre, la gorge serrée lors de certains passages.

Malheureusement, tout est fait bien trop vite. J’aurais aimé un livre un peu plus consistant, que nos personnages aient plus le temps de se découvrir, de se rapprocher. Là c’est beaucoup trop rapide, j’ai eu l’impression que certains passages étaient sautés, j’aurais par exemple apprécié voir plus d’interactions avec la famille de Caleb. Pour ce qui est de l’intrigue, c’est pareil. J’ai eu un petit goût d’inachevé dans la bouche, à part un méga élément surprise, je trouve que la résolution est traitée bien trop rapidement, « facilement », par rapport à ce que l’on sait et c’est vraiment dommage parce que ce premier tome aurait pu être très bon.

En mettant 3/5, je suis peut-être sévère mais Maya Banks est capable de tellement, tellement mieux que je ne pouvais pas mettre plus ! Malgré cette demi-déception, je suis vraiment impatiente de lire la suite qui doit paraître le 1er octobre parce que finalement, même quand elle n’est pas à son meilleur, la plume de Maya Banks est addictive !

Bon par contre, moi qui adore classer mes romans par auteurs là c’est un peu la galère, Maya Banks ayant été traduite par quatre (oui QUATRE) maisons d’éditions différentes : J’ai Lu pour la romance historique, Harlequin pour certains de ses romans érotiques, Milady pour les KGI et la romance érotique et maintenant Hugo Roman pour cette nouvelle série. Je ne vais pas me plaindre qu’elle soit traduit mais là, ça fait beaucoup !

Psychiquement Vôtre,
Melwasul

Avant l’aube de Maya Banks

Avant l’aube de Maya Banks

Titre : Avant l’aube (KGI #10)
Auteur : Maya Banks
Éditeur : Milady romance – Suspense
Date de parution : 25 août 2017

Résumé
Au cours de ses missions, Hancock a plus d’une fois croisé le chemin du KGI comme adversaire ou comme allié. Rebelle et secret, Hancock joue un jeu complexe et il est bien difficile de savoir pour qui il se bat. Une seule chose est sûre : il ne laisse jamais rien ni personne le détourner de son devoir. Jusqu’au jour où on lui confie une prisonnière qu’il doit mener vers son destin fatal. Elle est la première femme à toucher son coeur de pierre… Doit-il sacrifier celle qu’il aime à des intérêts supérieurs ou l’épargner et ainsi renoncer au but qu’il poursuit depuis des années ?
Même dans les heures les plus sombres, on peut trouver l’amour…

Un immense merci à Gwenlan qui a bien voulu intervenir sur le blog.

Avis de Gwenlan
Aujourd’hui je viens vous parler du dixième tome de la série KGI de Maya Banks qui s’appelle « Avant l’aube ». C’est assez étrange de se dire qu’on a déjà lu 10 tomes de cette série. J’ai l’impression que c’était hier que je la découvrais un peu par hasard alors que les deux seuls premiers tomes étaient publiés chez Milady Romance à ce moment là. A chaque fois qu’un nouveau tome est disponible en français, vous devez vous douter que je me jette littéralement dessus et c’est encore une chose que j’ai faite avec « Avant l’aube« . De plus, j’étais quand même très intriguée par le personnage de Hancock qui est le héros de ce tome. On sait qu’il est ni gentil, ni méchant et qu’il peut traîner dans des affaires un peu voir très louches.

Dans ce roman, on commence par faire la rencontre de Honor qui est américaine mais qui est bénévole dans un hôpital au moyen orient. Quand cet endroit est attaqué, elle est la seule à sortir vivante des décombres mais elle ne peut que compter sur elle-même. Elle sait que si les hommes qui ont fait exploser l’hôpital la retrouve… Ils la tueront mais la torturons avant. Et voilà qu’au bout de plusieurs jours, un homme arrive et lui vient en aide. Elle ne le connaît pas. Il dit s’appelait Hancock et ne lui laisse pas le choix. Il va l’aide mais à quel prix?

Il faut savoir que je suis très partagée vis à vis de ce dixième tome de la série KGI de Maya Banks. Je l’ai vraiment adoré mais il y a énormément de choses qui m’ont fait lever les yeux. Enfin avant de parler de ce qui ne va pas pour moi, on va parler des choses très bonnes. Tout d’abord, j’ai bien aimé que nos deux héros ne se rencontrent pas toute suite. Il faut bien attendre entre 50 et 70 pages pour qu’ils se rencontrent vraiment mais ces chapitres sont vraiment très intéressants et ils créent l’attente auprès du lecture et la rencontre entre Honor et Hancock en est plus intense.

On sait très bien que Hancock n’est pas si adorable et gentils que les autres membres du KGI. Ils n’hésitent pas à faire des choses discutables pour arriver à son but… Et là c’est bien ce qu’il a l’intention de faire. Ce n’est pas une surprise, c’est écrit dans la quatrième de couverture… Mais s’il la sauve, c’est pour la donner à quelqu’un qui lui fera encore plus de mal et qui finira par la tuer. D’ailleurs, il va lui falloir du temps pour revoir ses objectifs. Je pensai qu’il le ferait avant. J’ai vraiment aimé ce personnage qui est loin d’être gentil. Il est sombre mais du coup très intéressant. On voit qu’il ne sait pas quoi faire mais qu’il doit aller aussi jusqu’au bout de sa mission. J’ai vraiment adoré cette partie de l’histoire et ce personnage. C’est vraiment prenant.

Il est temps maintenant de parler de Honor et j’avoue que je ne serais pas aussi gentille. Je n’ai rien contre elle mais il y a plusieurs choses qui m’ont dérangées chez ce personnage féminin. Tout d’abord, je n’ose pas imaginer qu’une femme enfin ou une personne puisse être si forte moralement qu’elle semble l’être tout au long du roman. Enfin encore, je me dis que s’il n’y avait que ça, cela irait…. Pour le reste, je vais devoir vous parler un peu plus de l’histoire donc si vous ne voulez pas savoir, je vous conseiller de sauter le paragraphe qui suit.

Donc deux autres choses m’ont terriblement gênée avec Honor dans « Avant l’aube« . La première c’est qu’elle pardonne à Hancock quand il lui apprend qu’il va l’offrir à des gens qui vont la torturer et la tuer. Comment on peut pardonner ça? Non mais sérieusement…. Elle lui dit même qu’elle comprend pourquoi il fait ça et qu’elle ne lui en veut pas. Elle va mourir, elle va souffrir et elle lui pardonne alors qu’il est le coupable de cette situation? Je n’arrive clairement pas à le concevoir et ça m’a fait lever les yeux au ciel plusieurs fois. Le second truc qui m’a horripilé, c’est la scène qui suit juste ce que je viens de vous raconter et c’est la première fois entre nos deux héros…. Déjà on apprend comme un cheveu sur la soupe que l’héroïne est vierge et qu’elle veut que ce soit LUI son premier alors qu’il est un peu son bourreau. Là, ce n’est même plus un syndrome de Stockholm… C’est bien pire que ça! Et puis y a cette scène où il lui apprend à faire une fellation et là j’ai rigolé car on avait pratiquement la même scène dans un autre roman de la série. Je me suis dit que Maya Banks devait vraiment aimé écrire ce genre de scène. Enfin voilà j’ai terminé avec mes petites critiques – ou grosses – sur ce roman.

Après voilà je critique certaines parties de l’histoire qui m’ont fait levé les yeux au ciel mais je ne suis pas non plus surprise de retrouver ces éléments dans la série de KGI. Après, j’ai quand même beaucoup aimé ma lecture et j’ai trouvé l’histoire de Hancock et Honor très intéressante. De plus, on en découvre beaucoup plus sur le personnage de Hancock que j’aime énormément. Après, il faut savoir qu’on ne voit que le KGI à la fin du roman dans les derniers chapitres quand la situation est vraiment partie en cacahuète et que Hancock a réellement besoin d’aide. J’ai vraiment aimé ça car on n’a pas besoin de voir énormément les frères Kelly pour passer un bon moment de lecture et surtout être tenu en haleine.

Pour résumer et conclure cette chronique, j’ai dévoré « Avant l’aube » de Maya Banks. Je vous avoue que je n’ai pas été tendre dans mes critiques mais ce n’est pas pour ça que je n’ai pas apprécié ma lecture. Il est vrai qu’aujourd’hui j’ai peut-être des attentes plus élevées que lorsque j’ai débuté la série. Néanmoins cela ne m’empêchera pas d’attendre la suite avec énormément d’impatience. De plus, je trouve quand même que Maya Banks s’est risquée à quelque chose d’un peu plus sombre, intriguant avec le personnage de Hancock et ça j’adore et j’achète!

Gwenlan

Sous ta protection de Maya Banks

Sous ta protection de Maya Banks

Titre : Sous ta protection (Slow Burn #2)
Auteur : Maya Banks
Éditeur : Hugo New Romance
Date de parution : 01 octobre 2015

Résumé
Arial a été abandonnée alors qu’elle n’était qu’un bébé et recueillie par une famille extrêmement aisée. Elle a toujours évolué dans un monde de privilèges. Son seul lien avec son passé, c’est le pouvoir qu’elle a sur les éléments, elle est télékinésiste. Or, sa famille adoptive lui a toujours demandé de garder ce don secret et elle a vécu une vie tranquille dans sa cage dorée jusqu’à ce jour ou quelqu’un a commencé à la menacer.

C’est la qu’intervient Beau Devereaux, puisqu’il possède un société de sécurité avec ses frères. Il accepte bien évidemment de protéger Arial lorsque sa famille fait appel à lui. Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est de tomber sous le charme de la jeune fille. Ce qu’il pensait être un job comme les autres va devenir une histoire très personnelle qui risque même de lui coûter la vie.

Avis de Melwasul
note 4

Si j’avais été un brin déçue par Protège-moi, premier tome de la série Slow Burn de Maya Banks, que j’avais trouvé trop rapide, trop précipité, j’ai largement préféré ce second opus. Pratiquement 100 pages en plus, 100 pages qui changent (presque) tout. Car tous les défauts du premier ne sont pas corrigés.

L’élément vraiment amélioré c’est l’intrigue policière qui est extrêmement bien développée, bien ficelée jusqu’au bout et qui m’a vraiment emportée. Dans le premier, j’avais trouvé son dénouement bâclé, finit un peu à la va-vite. Ici rien de tout ça. Tout semble avoir été bien réfléchi et je me suis régalée presque comme avec les KGI (une de mes top-série du moment)(d’ailleurs le tome 7 Sous contrôle vient de paraître en français et ne devrait pas tarder à arriver dans ma BAL, je vous en parle donc très vite !). On entre plus dans les détails que ce soit sur le passé de la famille de notre héroïne mais aussi sur celui des Devereaux. Les concernant je suis d’ailleurs sure que nous ne sommes pas au bout de nos surprises sur leur très, très vilain popa…

Nous avons encore ce mélange de suspense et de surnaturel. Un surnaturel, on va dire, explosif dans ce tome. Un surnaturel que j’ai vraiment adoré et cela en partie grâce à Arial (et non pas Ariel). Et pourtant ma rencontre avec Ari a été plutôt compliquée. Je l’ai trouvé vraiment un peu nunuche. Enfin, pas vraiment nunuche, mais juste chouineuse. Certes, il lui arrive des trucs terribles, ses parents ont été enlevés, elle se retrouve seule avec un don qu’elle a bien du mal à maîtriser et qui la laisse lessivée et blessée mais qu’est-ce qu’elle manque de caractère, de courage, de poigne. Enfin, ça c’était au début. Parce qu’une fois qu’elle se découvre quel bonheur ! Elle est littéralement explosive, d’une force et d’un courage à toute épreuve (demandez donc à Caleb, je pense qu’il va se souvenir longtemps de ce qui arrive quand on énerve Ari^^).

Beau est un vrai Devereaux pour sa part, un peu dans la lignée de Caleb. Il est prêt à tout pour protéger sa famille et ceux qu’il aime. C’est d’ailleurs sa seule faiblesse. Et Ari en est la plus grosse preuve. Sauf que c’est là que j’ai eu du mal et c’est la seule chose que je reproche au roman. Une seule journée passée ensemble et c’est déjà l’amour fou alors qu’ils ne se connaissaient ni d’Eve ni d’Adam. Le coup de foudre je veux bien mais là c’était vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup trop rapide. Encore plus rapide que dans le premier. C’est dommage parce que sinon j’aurais trouvé ce roman vraiment parfait.

J’ai retrouvé avec plaisir Caleb (toujours aussi crétin quand il s’y met) et Jamie (qui sait très bien le remettre à sa place quand il faut). Un couple qui marche toujours aussi bien malgré les épreuves qu’ils ont traversé. Je regrette juste de ne pas avoir retrouvé Tori et Quinn, les deux autres membres de la fratrie Devereaux, qui même s’ils sont mentionnés, ne sont pas présents. Par contre, je vous l’annonce j’ai déjà eu un énorme, énorme coup de cœur pour le héros du prochain tome Zach qui est prévu pour le moment pour janvier 2016. Je peux vous dire que je suis donc hyper impatiente. Il a tout pour être le héros parfait (pour vous dire alors qu’il n’était que personnage secondaire il m’a fait bien plus d’effet que Beau !).

Explosivement Vôtre,
Melwasul

Silence brisé de Maya Banks

Silence brisé de Maya Banks

Titre : Silence brisé (KGI #9)
Auteur : Maya Banks
Éditeur : Milady romance – Suspense
Date de parution : 24 février 2017

Résumé
Kelly Group International (KGI) : groupe d’intervention familial spécialisé dans les missions militaires à haut risque.
Eden est une des plus belles femmes au monde. Elle fait la couverture de tous les magazines mais sa gloire et sa beauté suscitent la convoitise : des personnes mal intentionnées la traquent. Missionné pour la protéger, Swanson porte encore les marques de son passage en Afghanistan où il a été blessé. Complexé par son apparence, il ne s’autorise pas à rêver à Eden. Et pourtant, il y a quelque chose dans la beauté placide de la jeune femme qui l’embrase et lui donne envie de se surpasser. Ce couple hors du commun réussira-t-il à surmonter les préjugés dont l’un et l’autre sont victimes ?Kelly Group International (KGI) : groupe d’intervention familial spécialisé dans les missions militaires à haut risque.

Avis de Melwasul
note 5

En ce moment, je ne suis que tristesse. La collection Romantic suspense a disparu des éditions J’ai Lu pour Elle et les derniers Suspense de chez Milady Romance ne m’ont pas convaincue. Même la série KGI de Maya Banks est loin d’être au niveau de ses débuts (d’ailleurs je vous ai même pas parlé de sous Haute tension que j’ai mis dix plombes à lire). Bref, tout va mal, je ne sais plus où trouver ma dose de romantic suspense (heureusement qu’il reste la trop rare Karen Rose). C’est donc avec envie et appréhension que j’ai commencé le dernier tome des KGI paru en français : Silence brisé. Et malheureusement, comme pour le précédent, il est un cran en-dessous des premiers.

En fait, l’histoire aurait pu être bonne, le personnage masculin avec un potentiel fou, l’équipe du KGI et les frères Kelly sont toujours au top, mais j’ai eu un gros souci avec l’héroïne et surtout le milieu dans lequel elle évolue et où donc l’histoire évolue aussi. Mes dents n’ont cessé de grincer. Alors que j’aurais pu aimer l’intrigue principale, avec un beau retournement de situation, en fait, il ne s’y passe pas grand-chose dans les trois quarts du roman. Puis vraiment, quelle idée d’avoir choisi ce travail pour l’héroïne ou plutôt de l’avoir traité ainsi. Bon, ce n’est pas tout mais je vais arrêter de râler et vous expliquer ce qu’il en est exactement.

Eden, présentée comme l’une des plus belles femmes du monde, est une mannequin mondialement célèbre, dont le père est un ancien militaire. Eden qui va se retrouver menacée et c’est pourquoi son frère fait appel au KGI, plus particulièrement à Nathan et Joe Kelly avec qui il a servi en Afghanistan. D’ailleurs, il a aussi servi avec Swanny sur cette fameuse mission où ce dernier a été capturé et défiguré. Swanny qui se souvient très bien des photos d’Eden et qui est déjà sous le charme avant même de la rencontrer mais qui craint par-dessus tout son regard, elle la si parfaite, lui le si imparfait. Et c’est bien là le gros du problème.

Alors qu’il y avait un parallèle hyper sympa, avec un beau potentiel, à faire avec La Belle et la Bête évidemment (ohhh punaise comme j’ai hâte de voir le film !) mais en fait, ici, c’est totalement raté. Tout tourne trop autour de la beauté de Eden et de la laideur de Swanny qui n’a que ça à la bouche. Pourquoi le choisir lui si laid qui ne la mérite pas elle est qui est si parfaite. Je pense que ça doit représenter les quatre cinquièmes de ses conversations avec ses coéquipiers et avec Eden. Juste épuisant. Il aurait peut-être été plus judicieux de parler de son traumatisme que de sa cicatrice (même si l’un n’empêchait pas l’autre mais là, se baser 400 pages sur leur physique, c’était juste pénible).

D’ailleurs parlons-en de la belle Eden qui ne mérite pas quelqu’un d’aussi moche que Swanny (et ce n’est pas moi qui le dit hein …). Eden qui est belle, qui est parfaite, et qui mange de la salade pour ne pas prendre un gramme pour les photos, et qui fait du sport pour rester en forme pour ses photos, et gnagnagna, et gnagnagna, et gnagnagna … Elle est siiiiiii belle extérieurement et intérieurement, et siiiiii parfaite, et son métier est siiiiiiiii difficile mais elle est siiiiiii professionnelle, et siiiiiiiiii douce, et siiiiiiiii agréable, et siiiiiiiii belle, et siiiiiiii parfaite, et siiiiiiii pleine de bonté, et siiiiii …. (je vous ai saoulé ? imaginez ça pendant 400 pages)(je suis sûre que vous entendez ma voix crisser dans votre tête et que vous en avez déjà marre). Sinon, à part ça, elle ne sert vraiment pas à grand-chose, on est bien loin des héroïnes à caractère, forte et courageuse. Eden, elle est belle, elle est parfaite, mais elle ne fait pas grand-chose …

En parlant de ne pas faire grand-chose, ce n’est pas entièrement de sa faute non plus, il faut dire, il ne se passe pas grand-chose ici. Un peu au début, beaucoup à la fin où ça devient vraiment intéressant mais au milieu c’est d’un ennui ! Dès le deuxième ou le troisième chapitre, du blabla, du blabla et encore du blabla. Des monologues intérieurs de Swanny, des monologues intérieurs de Eden, de la beauté, de la laideur, encore et encore. Seuls points positifs : l’équipe du KGI, le retournement de situation sur la fin et le retour de Hancock !!! Oui, Hancock déjà croisé dans le tome 7, Sous contrôle, et même avant, qui c’était révélé détestable, vraiment détestable, puis surprenant, totalement surprenant et qui ici est touchant, vraiment touchant. C’est le Monsieur Plus de l’histoire, celui qui fait que même si je suis déçue, que même si je me suis ennuyée, je suis méga impatiente d’avoir le tome 10 entre les mains, Avant l’aube, prévu pour le moment pour le 27 août. Si Silence brisé est un accident permettant de mettre en avant Hancock, son caractère, sa subtilité pour nous offrir sa merveilleuse histoire alors je pardonnerai volontiers à Maya Banks cette erreur. La réponse en août.

Blabla’ment Vôtre,

Melwasul

Sous contrôle de Maya Banks

Sous contrôle de Maya Banks

Titre : Sous contrôle (KGI #7)
Auteur : Maya Banks
Éditeur : Milady romance – Suspense
Date de parution : 25 septembre 2015

Résumé
Kelly Group International (KGI) : groupe d’intervention familial spécialisé dans les missions militaires à haut risque.

Steele, chef d’équipe au KGI, est une énigme vivante. Il ne laisse jamais ses émotions prendre le dessus, et on le surnomme « l’homme de glace ». Seule Maren Scofield attise en lui une véritable flamme. Décidé à se débarrasser de ce désir qui le perturbe, Steele propose à Maren une nuit ensemble. Va-t-elle effacer son obsession ou déchaîner en lui la passion ? Mais, quand le danger rattrape les membres du KGI, Maren se retrouve au coeur de la bataille. Steele affrontera l’enfer pour se précipiter à son secours. Car il ne laissera personne la sauver à sa place.

Avis de Melwasul
note 5

On pourrait croire au bout du septième tome que je commencerais à me lasser mais il n’en est rien. Peut-être que l’histoire est moins surprenante, reprend certains éléments des tomes précédent mais je me suis encore régalée et je l’ai dévoré avec plaisir. De plus, Maya Banks ajoute une intrigue parallèle depuis Sans répit (le tome 5) et je suis plus qu’impatiente de voir où cela va nous mener. Un personnage des plus détestables qui fait des choses des plus surprenantes ici et sur qui je me pose beaucoup, beaucoup de questions. J’ai hâte d’avoir le fin mot de l’histoire dans le tome 10 qui sort ce mois-ci en VO.

J’étais impatiente de retrouver Steele, notre chef d’équipe du KGI, l’homme d’acier, qui ne laisse jamais rien transparaître. Ou pratiquement jamais. Nous avons commencé à voir les fissures et le cœur qu’il cache derrière son armure lors du tome précédent, Sans pitié et l’histoire de P.J. Ici, l’armure continue de se fissurer tout doucement avant de (rapidement) tomber en morceaux au contact de Maren, médecin (presque) officiel à l’étranger des KGI. En effet, quand celle-ci se retrouve kidnappée, Steele (pour mon plus grand bonheur) ne se cache plus et admet plutôt facilement ses sentiments. Je dois dire que j’ai énormément apprécié que contrairement aux intrigues habituelles le héros ne réfléchisse pas dix mille ans à ses sentiments.

Je dois avouer que j’avais une petite appréhension avant de commencer ce septième tome, la faute à des thèmes déjà présents dans les précédents. Mais une fois encore, Maya Banks a su se diversifier et m’entraîner dans son aventure. Je me suis régalée (presque) du début à la fin et une fois encore, j’ai retrouvé avec bonheur tout l’univers des KGI. Que ce soit la famille Kelly, toujours bien présente, ou les autres membres des différentes équipes, les anciens dont on a des nouvelles ou les petits nouveaux que l’on apprend à connaître. Steele est totalement à la hauteur de ce que j’en attendais et Maren est une héroïne digne de nos KGI : forte, courageuse, drôle, solide et parfaite pour tenir tête à ces amas de testostérone et virilité.

On retrouve donc l’humour, la bonne camaraderie, les émotions et l’action des tomes précédents sans que ce soit pour autant répétitif. Pourtant, on retrouve plusieurs schémas déjà rencontrés : la femme aimée kidnappée, on ne sait pas vraiment où, la famille en danger, et un autre dont je ne parlerai pas pour pas vous spoiler. Mais comme je le disais plus tôt, Maya Banks trouve encore le moyen d’innover et de proposer un septième roman dans une série qui ne me lasse absolument et dont je suis à chaque fois impatiente de lire le suivant. Mon seul reproche, quelques longueurs par moments (au début principalement) qui ont fait que j’ai mis un tout peu plus de temps pour y rentrer.

Honnêtement un 4/5 un brin sévère, j’ai longuement réfléchi et hésité avec 4.5/5 mais j’aime tellement cette auteure que je n’attends d’elle plus que perfection ! D’ailleurs, j’attends encore beaucoup pour les tomes suivants qui j’espère ne vont pas tarder. En attendant, on se retrouvera en janvier (ou février j’ai un doute) pour parler du troisième tome de sa série Slow Burn qui j’espère va continuer à s’améliorer. Et j’espère qu’un jour on aura l’occasion de reparler de ses romances historiques mais elle n’a pas l’air décider à en réécrire pour le moment. Tristesse.

Steel’ment Vôtre,
Melwasul

Sans pitié de Maya Banks

Sans pitié de Maya Banks

Titre : Sans pitié (KGI #6)
Auteur : Maya Banks
Éditeur : Milady romance – Suspense
Date de parution : 30 avril 2015

Résumé
Kelly Group International (KGI) : groupe d’intervention familial spécialisé dans les missions militaires à haut risque.

P.J. et Cole, tous deux tireurs d’élite au sein du KGI, sont rivaux depuis des années… et un peu plus. Un soir, ils cèdent à l’attirance qu’ils ressentent l’un pour l’autre et passent une nuit torride ensemble. Mais ils n’ont pas le loisir de réfléchir à leur relation : le KGI appelle P.J. dans une mission terriblement dangereuse, et qui tourne au cauchemar. Survivant de justesse à cette expérience traumatisante, la tireuse d’élite quitte le groupe pour s engager sur la voie de la vengeance. Mais Cole est résolu à retrouver celle pour qui il ressent plus que du désir, même si cela implique de risquer sa propre vie.

Avis de Melwasul
note 5

Si au mois de février j’avais trouvé le cinquième tome de la série KGI de Maya Banks (Sans répit) un ton en dessous des précédents, je peux vous dire que je me suis largement rattrapée avec le dernier en date : Sans pitié. J’attends ce tome centré sur P.J. et Cole depuis un long moment et il a largement été à la hauteur. Différent par certains aspects mais vraiment haletant.

Tout d’abord, je dois dire que j’en ai voulu à Maya Banks. Mais vraiment beaucoup, pour ce qu’elle fait vivre à P.J. Le temps de quelques pages, je l’ai vraiment détestée, le cœur brisé, me demandant comment P.J. allait pouvoir surmonter ça, y survivre et qu’est-ce que Cole allait pouvoir faire pour elle ? Et, Maya Banks s’en est admirablement sortie en nous offrant un roman, qui je crois, pourrait devenir mon préféré de la série.

Alors que dans le dernier, j’avais regretté l’absence de la famille Kelly au grand complet, c’est le cas ici aussi. Les Kelly sont bien moins présents mais par contre, cela ne m’a absolument pas manqué : Cole et surtout P.J. (ainsi que leur équipe) avaient besoin de temps, d’espace pour ce reconstruire. Ils avaient besoin d’eux-mêmes et pas du reste des KGI. Enfin, si, ils en avaient besoin mais en toile de fond, en pilier les soutenant contre vents et marées, les soutenant tout en les laissant respirer et panser leurs plaies. Et toutes leurs apparitions tombent à pic et apportent quelque chose de nécessaire. Elles sont loin d’être gratuites.

Il y a d’ailleurs moins d’humour dans ce tome. Rassurez-vous, il y en a, j’ai gloussé un grand nombre de fois mais il est vraiment parsemé au fil des pages. Heureusement d’ailleurs car il fait du bien au bon moment. S’il est moins comique (moins l’esprit camaraderie grand gamin que l’on pouvait trouver dans les premiers tomes)(que j’adore)(mais des liens toujours aussi forts), il est par contre beaucoup plus sombre, plus dur mais aussi plus doux. Bizarre mais vous comprendrez en lisant. Il est vraiment très, très dur par moment, j’en ai même eu les larmes aux yeux. Et puis il y a cette limite entre le bien et le mal. Enfin pas vraiment mais surtout à quel moment la vengeance, l’envie de voir le sang couler devient-elle inquiétante. Qu’est-on prêt à faire et quand faut-il s’arrêter ? J’ai trouvé cette notion vraiment bien traitée, nous faisant voir deux faces d’une même pièce, et une conclusion qui change un peu par rapport à la conclusion habituelle. Mais finalement, y a-t-il vraiment une réponse universelle ? Même si l’on n’est pas d’accord dans les actes (on m’a toujours appris, et c’est ce que j’apprends encore, que la violence et la vengeance n’arrangeaient pas les choses) nous ne sommes que des hommes, et parfois, il est impossible de ne pas comprendre et approuver. Enfin bref, je vais m’arrêter là, je vais avoir l’impression de refaire de la philo (beurk !).

Pour finir, je vous parlerai des personnages principaux. Et d’abord, P.J. Quelle femme ! Quelle femme extraordinaire. Elle est forte, courageuse, elle nous parait indestructible puis va finalement nous montrer ses failles, ses peurs. Elle qui se prenait pour quelqu’un de plutôt solitaire, capable de se débrouiller toute seule, va découvrir que tout le monde a besoin d’amis sur qui se reposer à un moment donné de sa vie. Malgré tout ce qui lui arrive, elle ne perd pas sa force de caractère, elle va peut-être faire des erreurs, mais elle va apprendre d’elles.

Comment parler de P.J. sans parler de Cole ? Cole, qui prend la tête de mes chouchous du KGI. Il est juste waouh ! Pfiouuu, il met la barre haute, très haute. Ce bel homme, tireur d’élite, d’une douceur incroyable avec celle qu’il aime. Il ne va pas hésiter à montrer ses sentiments, même devant ses coéquipiers, et tout faire pour la protéger sans pour autant l’emprisonner (de toute manière, elle ne se serait pas laissé faire !). Dès qu’il va en avoir la possibilité, il va être présent pour elle, toujours avoir les bonnes réactions, dire et faire ce qu’il faut pour le bien de P.J. même si elle n’est pas toujours d’accord (mais finit par s’apercevoir le bien que cela lui apporte). Rien que d’y penser, mon petit cœur a quelques palpitations (attention, vous risquez de tomber amoureuses !).

Je n’ai pas vraiment parlé du déroulement de l’histoire mais je pense que le résumé suffit amplement. En tout cas, j’ai hâte de lire vos retours, pour voir, si, comme moi, ce livre vous a retourné ! Je l’ai lu hier soir et pourtant, en écrivant ma chronique, je n’ai qu’une envie, le reprendre et le relire, surtout certains passages en particulier.

Et là, il va falloir attendre un siècle (carrément) jusqu’au 25 septembre pour avoir le tome 7 et l’histoire de Steele (et Donovan Kelly arrive dans le tome 8, je sens que là aussi ça va être pfiouuu)(m’étonnerait pas qu’il soit marqué par les évènements de cet opus). C’est cruel de nous faire autant attendre !

Cruellement Vôtre,
Melwasul