Darius de Grace Burrowes

Titre :Darius (Les lords solitaires #1)
Auteur : Grace Burrowes
Éditeur : J’ai lu – Aventures et Passions
Date de parution :06 juillet 2016

Résumé
Fils cadet d’un comte, Darius Lindsey n’a pas de fortune personnelle. Pour survivre, il n’a d’autre choix que de satisfaire les fantasmes coquins des dames de la haute société. Lorsque lord Longstreet, un politicien âgé en mal d’héritier, lui propose d’en concevoir un avec sa femme, Darius finit par accepter et rencontre Vivian. Une vraie lady prête à tous les sacrifices pour remplir ses devoirs d’épouse, mais totalement inexpérimentée dans le domaine de la volupté.
Ce qui ne devait être qu’une transaction va se transformer en une initiation sensuelle qui bouleversera leurs vies.

Avis de Melwasul
note 10

Qu’il est difficile pour moi de vous parler de ce livre. Je ne sais pas trop quoi en penser. J’ai aimé mais ce n’était pas foufou non plus. Je n’ai pas aimé mais ce n’était pas non plus catastrophique. Je crois que j’ai aimé le parti pris de l’auteure, qui comme avec ses autres romans, aborde des sujets rarement travaillés dans la romance historique, elle ose beaucoup, et le fait bien. Mais d’un autre côté, si j’ai apprécié les personnages, l’écriture, je n’ai pas du tout apprécié l’histoire en elle-même, je n’y ai pas adhéré, elle ne m’a pas fait rêver.

Darius est le fils cadet d’un comte, sans aucune fortune personnelle et qui pourtant se charge financière de sa famille. Et pour se faire, on va dire qu’il se fait payer pour quelques faveurs auprès de femmes de la haute société londonienne (deux femmes exactement quand commence notre histoire)(un gigolo de luxe quoi …). Une situation dont il se satisfait lui que personne n’a jamais aimé, dont personne n’a jamais pris soin. Enfin, c’est ce qu’il croit. Quand il va faire la rencontre de Vivian tout va changer.

Une rencontre un peu particulière. En effet, il a été payé par un vieux lord, mari de Vivian, pour qu’ensemble ils lui donnent un héritier. C’est ainsi qu’ils vont passer un mois dans la propriété de Darius à la campagne, apprendre à se connaître et surtout faire tout ce qu’il faut pour que Vivian tombe enceinte. Alors il y a des raisons pour lesquelles Vivian et son mari font ça même si au début c’est un peu cousu de fil blanc. Plus on tourne les pages plus on commence à comprendre le cheminement du vieux lord, on voit venir ses desseins quand il découvre la relation qu’il y a entre Vivian et Darius.

Si je lui ai voulu un peu au début pour tout un tas de choses à ce vieux lord, je dirais même que je lui en ai voulu beaucoup, pour tout ce qu’il fait, pour ses raisons premières, pour les raisons qu’il ne révèle qu’à demi-mots après il est remonté dans mon estime. J’ai aimé comment il a réagi, j’ai aimé ce qu’il a fait envoyant de quoi il était à l’origine. J’ai été touchée par sa manière d’agir l’air de rien. J’ai trouvé ça finalement touchant.

Tout comme j’ai trouvé touchante l’évolution de Darius sur ce roman. J’ai aimé qu’il se redécouvre, qu’il apprenne à se respecter, qu’il apprenne à être aimé pour ce qu’il est, qu’il apprenne à mériter d’être aimé ! Une fois qu’il a compris ça, que son cœur se découvre impossible alors de l’arrêter, il va tout faire pour protéger ceux qu’il aime. J’ai également été touchée par le personnage de Vivian qui est vraiment particulier. Difficile voire impossible de se mettre à sa place, de la comprendre et pourtant, grâce à l’auteure, nous la découvrons petit à petit et comprenons ses actes et ses sentiments.

Finalement, si je n’ai pas adhéré à l’intrigue principale du roman, je me suis régalée avec le travail de Grace Burrowes sur ses personnages. Comme pour les précédents romans de l’auteure que j’ai lus, Le captif, Le traître ou Le chef de clan, il y a un vrai travail de fond sur ses personnages. Elle leur apporte une vraie épaisseur, sans tomber dans la facilité, ils ont tous quelque chose en plus qui nous prend aux tripes. Et c’est ainsi qu’elle arrive à me faire aimer un livre dont je n’ai pas complètement apprécié l’intrigue principale.

Même si j’ai été déçue par cette lecture, par son histoire, j’ai eu droit aux héros forts que j’attendais de la part de l’auteure. J’y ai aussi découvert des personnages secondaires que j’ai vraiment hâte de découvrir dans la suite de la série. En espérant y retrouver cette aptitude de Grace Burrowes à me sortir de ma zone de confort, à m’offrir des personnages qui me bouleversent complètement mais ce coup-ci avec une intrigue qui m’emporte réellement.

Bizarrement Vôtre,

Melwasul

Le chef du clan de Grace Burrowes

Titre : Le chef du clan (Cœurs captifs #3)
Auteur : Grace Burrowes
Éditeur : J’ai lu – Aventures et Passions
Date de parution : 29 juin 2016

Résumé
La rumeur le disait mort à la guerre. Pourtant, Michael Brodie revient dans son fief des Highlands, attendu de pied ferme par son épouse qui s’est morfondue pendant neuf longues années. Il avait laissé une gamine potelée, encore innocente, il retrouve une beauté à la chevelure flamboyante, mais aussi une femme qui a dû se débrouiller seule et n’a plus vraiment besoin de lui. Séduit, Michael entend bien la conquérir, et très vite il s’aperçoit que la partie n’est pas gagnée d’avance. Brenna refuse farouchement ses baisers. Peut-être ignore-t-il les batailles qu’elle a dû livrer en son absence et les secrets qu’elle dissimule ?

Avis de Melwasul
note 4

Grace Burrowes conclue cette série d’une manière admirable avec un tome pas aussi bon que le précédent, Le traître (un presque coup de cœur), mais qui une fois encore sort des sentiers battus pour nous éloigner de notre zone de confort et nous offrir un roman qui marque et nous emporte. L’auteure continue d’aborder la violence sous toutes ses formes, la torture physique et mentale, mais ici, elle ose parler des abus sur les enfants, qu’ils soient physiques ou psychologiques. C’est fait avec beaucoup de pudeur, de justesse, sans tomber dans le trop, l’auteure a principalement mis en avant les réactions du lecteur en laissant supposer beaucoup de choses, provoquant chez nous colère, incompréhension, dégoût.

Dès le départ, je me suis doutée de certaines choses sur notre héroïne, Brenna, qui voit revenir son mari, le Laird Michael Brodie, après 9 ans d’absence. J’ai vite compris de quoi il en était mais si j’en avais deviné une partie, finalement, je n’avais pas saisi l’ampleur de la chose et surtout son époque. C’est grâce aux petits indices laissés ici et là que j’ai commencé à me poser quelques questions, à voir vers où nous allions, à saisir l’horreur de la chose avant d’être totalement horrifiée (le mot est faible) parce que nous découvrons. Et nous ne sommes pas les seuls.

Michael va être bouleversé par ce qu’il découvre. Déjà coupable en se rendant compte de ce qu’il a fait subir à Brenna en l’abandonnant pendant 9 ans alors qu’il faisait la guerre en France puis à protéger son ami Sebastian St Clair en Angleterre, les dernières découvertes vont totalement le désespérer. Michael qui avait déjà été ébranlée par une scène qui a très certainement entraînée son départ juste après son mariage. Une scène qu’il a tenté d’oublier en se concentrant sur les horreurs de la guerre, sur son devoir mais qui est restée dans un coin de son esprit et qui ne cesse de le travailler depuis qu’il est de retour. Et qui va lui revenir en pleine face après ses découvertes et qui va lui amener une nouvelle salve de regrets, de remords.

Ce troisième tome est vraiment centré sur les sentiments. Les sentiments de nos héros et les sentiments qui nous prennent aux tripes. C’est une lecture extrêmement émotive au sujet non seulement de deux personnes qui tentent de surmonter et de gérer des événements traumatiques, mais aussi sur comment les amis, la famille et les communautés font face aux sombres réalités de la vie. Les silences, les non-dits, la manière de protéger face aux doutes. C’est aussi l’histoire de deux êtres chers qui doivent réapprendre à se connaître. J’ai aimé les voir se souvenir l’un de l’autre, se rappeler ces petites choses qui faisaient qu’en réalité ils s’aimaient déjà à l’époque.

Michael, malgré ce qu’il a vécu à la guerre, se souvient de Brenna comme de l’amie d’enfance qu’il souhaitait déjà protéger et dont le cœur savait beaucoup plus. Chacune de leurs interactions, chaque discussion, chaque acte de Brenna, le pousse à l’aimer encore plus, à aimer la femme qu’elle est devenue. Brenna dont la honte, la culpabilité, l’anxiété, la force, le cœur et le courage font d’elle un personnage que vous ne serez pas prêt d’oublier. Ils forment un couple magnifique dont chacun va guérir les blessures de l’autre en écoutant, en se confiant, en prenant soin l’un de l’autre, en faisant confiance, toujours, et en acceptant le passé et les choix de chacun sans aucune hésitation.

Et dans leurs cheminements ils vont bien être aidés par mon Sebastian St Clair chéri qui arrive pile quand il faut avec sa femme. Le couple apporte juste ce qu’il faut d’humour, de protection, d’amitiés pour amener l’histoire vers autre chose, pour faire le lien entre tout ce qu’il est arrivé. Finalement, mon seul reproche, c’est que j’ai trouvé l’histoire un peu lente par moment même si une fois que ma lecture a été finie j’ai compris pourquoi. En fait, le second tome a été tellement parfait que ce soit au niveau de l’histoire, des personnages, des sentiments, du rythme que là il m’a manqué ce petit quelque chose pour que ce soit aussi bon.

Grace Burrowes est une auteure que j’ai découvert avec un immense plaisir et que je vais continuer à suivre avec attention. C’est pourquoi je vous en reparlerai dès le mois de juillet avec le premier tome, Darius, de sa nouvelle série apparaître aux éditions J’ai Lu, Les lords solitaires.

Tendrement Vôtre,
Melwasul

Le traître de Grace Burrowes

Titre :Le traître (Cœurs captifs #2)
Auteur : Grace Burrowes
Éditeur : J’ai lu – Aventures et Passions
Date de parution : 06 avril 2016

Résumé
Sebastian St. Clair, qui a passé son enfance en France, s’est retrouvé enrôlé dans l’armée napoléonienne. De retour en Angleterre où il a hérité du titre de baron, il est rejeté par ses pairs qui le considèrent comme un traître. Sa vie même est menacée. Va-t-il passer le reste de sa vie comme un pestiféré, hanté par son passé ? Seule son excentrique tante, lady Frederica, lui témoigne quelque bienveillance et lui procure du réconfort… jusqu’au jour où elle engage une dame de compagnie. Milly Danforth, ravissante jeune personne, transperce le cœur de Sebastian. Serait-elle la seule à pouvoir lui offrir la rédemption ?

Avis de Melwasul
note 10

J’avais beaucoup apprécié le premier tome, Le captif, de cette nouvelle série mais j’avais peur pour le second connaissant le futur héros, il allait falloir que l’auteur soit très, très, très forte. Après lecture, je n’ai qu’une chose à dire, Grace Burrowes n’a absolument pas été forte, elle a été EXTRAORDINAIRE !!! Ce second tome est une vraie merveille, le pari est totalement réussi.

Souvenez-vous, nous avons rencontré St. Clair dès le premier tome mais sous le nom de Robert Girard. St. Clair jeune lord anglais qui s’est retrouvé du mauvais côté de l’Atlantique au début de la guerre napoléonienne entre anglais et français. Moitié anglais moitié français, celui né en Angleterre s’est retrouvé officier de l’armée française à torturer de manière cruelle bon nombre de soldats anglais dont le duc de Mercie (héros du Captif) qui est très certainement celui qui a le plus souffert. Vous comprendrez donc qu’à son retour sur le sol anglais à la fin de la guerre, St. Clair n’a pas été hyper bien accueilli (ni artifice ni champagne mais plutôt duels et tentatives de meurtres…).

Celui surnommé le Baron Traître ne peut que compter sur le soutient de sa tante, la seule à l’avoir accueilli les bras ouverts et à être inquiète de son sort. Car lui se préoccupe peu de ce qu’il peut lui arriver, il sait qu’il n’est pas destiné à vivre vieux et attend que le jour de sa mort arrive. Jusqu’à l’arrivée de Millie en tant que dame de compagnie de sa tante. Millie qui va changer sa vision des choses, Millie qui va lui faire réaliser que finalement il n’a absolument pas envie de mourir et qu’il tient à croquer la vie à pleines dents. C’est ainsi qu’il va se motiver pour chercher à savoir qui est la personne derrière tous ces duels, qui est celui (ou ceux) qui veulent vraiment le voir mort. Aidé de son fidèle ami, Brodie, de Millie et d’alliés inattendus, il va mener l’enquête et surtout révéler quelle personne extraordinaire il est vraiment.

Il est maintenant temps pour moi de vous révéler son prénom. Un prénom qui le prédestinait à être un héros hors norme, de ceux qui nous marquent. Le baron St. Clair, aka Robert Girard, porte le doux nom de Sebastian … Toujours difficile pour un héros de porter ce prénom quand je suis la lectrice. Prénom toujours synonyme de héros inoubliables, parfaits et que je vénère. Et notre Sebastien est à la hauteur de son prénom, il peut le porter fièrement. C’est un homme complexe, mystérieux et dont la psychologie se révèle tout doucement. Impossible de l’apprécier au début vu son passé et pourtant, tout doucement les barrières tombent, il se dévoile et alors là, nous chutons, notre cœur se brise.

Il s’est retrouvé bien malgré lui pris entre deux camps sans rien avoir demandé et il a fait dans un premier temps le seul choix qui lui permettait de survivre. Il a malgré tout réussi à se mettre dans une situation où les deux partis ont finalement gagné quelque chose à la fin. Tout le monde sauf lui. Il n’y a gagné que haine et souffrance. Il a dû faire des choix terribles, des choix qui le hantent encore et la culpabilité est présente à chaque instant même quand il essaie de se montrer plus léger. Alors que c’est un véritable héros. C’est… Pfiouuuu… J’ai du mal à mettre des mots sur l’homme qu’il est. Son seul objectif est de protéger les autres, ceux qu’il aime mais pas seulement. C’est un homme profondément bon qui a été contraint de commette des actes terribles pour protéger ses victimes. Une torture psychologiquement terrible pour lui-même finalement.

Sebastien qui porte sur ses épaules le roman. Grace Burrowes avait un énorme défi devant elle, faire d’un homme méprisable, imposant un dégout profond, un véritable héros, de ceux auxquels nous ne pouvons que nous attacher. Si elle lui avait permis de faire un petit pas à la fin du Captif, la route était encore très longue et fastidieuse. Mais elle l’a fait, de manière magistrale, en poussant très loin la psychologie de notre Sebastien mais aussi des autres personnages qui l’entourent.

Millie d’abord qui est exactement celle dont il avait besoin. Elle a besoin de son aide, elle le met en valeur et c’est finalement un peu un miroir de lui-même. Ils se complètent et surtout, elle le comprend mieux que personne et va lui être d’un soutient inestimable. Il y a également sa tante, sa pétillante tante, vielle lady anglaise (je n’oserais pas le lui dire en face…), pleine de malice et qui a une mission: protéger son neveu. Elle aussi va se retrouver face à des choix impossibles. Elle va vraiment nous surprendre et j’ai adoré son petit côté intenable comploteuse. Il y a Brodie sur lequel nous nous posons beaucoup de questions mais qui va être là quand il faut pour Sebastian. Puis il y a le duc et la duchesse de Mercie, héros du premier tome, que nous retrouvons ici avec plaisir et dont j’ai adoré chacune des interventions. Je ne peux pas en dire trop sans risquer de vous spoiler mais ils ont été parfaits du début à la fin et ont parfaitement mis en valeur notre héros malgré ce qui leur a fait subir …

Pour finir, comment ne pas parler des méchants? C’est pourtant ce que je vais faire sinon ma chronique va être interminable. Sachez juste qu’ils sont à la hauteur du roman. Grace Burrowes a créé la crème du héros de romance historique mais elle lui a offert une très belle aventure, une intrigue passionnante. Le tout avec humour, émotion et aventure. Un magnifique écrin pour un diamant pur (j’ai l’impression d’en faire des tonnes mais ce Sebastian !!!). Je ne peux que vous dire de vous précipiter sur ce roman, le pari était risqué mais le résultat est génial. Surtout finalement, totalement crédible, pas de grand méchant qui devient gentil comme ça. Non il y a vraiment une histoire derrière, un héros qui assume ses actes et a ses raisons. C’est la force de cette romance à lire sans aucune hésitation même si vous n’aviez pas totalement accroché au premier.

Traîtrement Vôtre,
Melwasul

Le captif de Grace Burrowes

Titre :Le captif (Cœurs captifs #1)
Auteur : Grace Burrowes
Éditeur : J’ai lu – Aventures et Passions
Date de parution : 24 février 2016

Résumé
Christian, duc de Mercie, combattait aux côtés de Wellington lorsqu’il est tombé aux mains de l’ennemi. C’est donc un homme brisé qui, de retour en Angleterre, reçoit la visite de lady Gillian venue lui annoncer que sa fille Lucille dépérit, seule dans son domaine de Severn. Consciente que Christian n’est pas capable pour l’heure d’assumer ses responsabilités de père et de châtelain, Gillian accepte de l’assister. Après tout, elle aussi doit oublier ses propres démons et espère trouver l’apaisement à Severn. Elle ignore que si Christian s’est accroché à la vie, c’est uniquement pour assouvir le désir de vengeance qui lui ronge l’âme…

Avis de Melwasul
note 10

Je crois bien qu’il s’agit de la première parution de cet auteur en français. En tout cas de mémoire, je n’en vois aucune autre et je vous l’avoue très honnêtement mais j’ai eu la grande flemme de faire quelques recherches (j’ai donc décidé de faire confiance à ma mémoire)(pas toujours une bonne idée …). Une première parution qui, si elle n’est pas la romance historique de l’année ou même du mois (en mars, vous le savez déjà, c’est Il était une fois un duc de Tessa Dare)(ahhhh gniiii ce livreeeeee), m’aura fait passer un excellent moment. Malgré quelques petits défauts, j’ai été incapable de lâcher mon roman avant la fin.

Christian, duc de Mercie, alors qu’il combattait dans l’armée de Wellington, a été capturé par les français puis torturé tant physiquement que psychologiquement pendant des mois, ses ennemis espérant obtenir des informations secrètes. C’était sans compter la force, l’obstination de Christian qui restera muet comme une tombe. Ils l’ont abîmé, ils l’ont cassé mais jamais ils ne l’ont pas détruit. Une fois libéré, il n’a qu’une hâte, faire savoir que le duc disparu est bien vivant et rentrer en Angleterre pour retrouver sa femme et ses deux enfants. Mais en plus d’un an, il s’en passe des choses : son fils et sa femme sont morts, il ne lui reste plus que sa fille. Une fille dont il n’est pas encore prêt à s’occuper.

Il vit donc reclus dans sa maison londonienne jusqu’à ce que Gillian, une cousine de sa défunte femme, veuve elle aussi, arrive et le pousse à retourner sur son domaine de Severn pour s’occuper de sa fille Lucille qui dépérit totalement. Bien sûr, Christian n’accepte qu’à la condition que Gillie l’accompagne et reste avec lui un certain temps à Severn. Il ne sait absolument pas comment réagir face à une petite fille de sept ans qui a perdu sa maman, son petit frère et qui croyait que son papa l’avait quittée aussi. Lui le soldat, le duc, l’homme torturé (littéralement), l’homme marqué, qui doit réapprendre à vivre en homme libre, qui doit accepter ce qu’il a vécu et ce qu’il est devenu, a la responsabilité avant tout d’être un papa.

J’ai beaucoup aimé la liberté de ton entre Gillie et Christian. Dès le début, nous sentons une confiance réciproque entre nos deux héros. Dès les premières pages, leurs libertés d’actions montrent qu’ils ont trouvé chaussures à leurs pieds. Certes, il y a quelques petits conflits mais vraiment des broutilles, plus de l’ordre que Gillie n’est pas prête à épouser un autre homme. Si nous connaissons le passé de Christian, si nous savons ce qu’il a enduré, ce dont il doit se remettre. Pour Gillie, c’est une autre histoire, nous savons que son mariage n’était pas heureux mais nous apprenons ce qu’il s’est exactement passé qu’au compte-gouttes et justement, la goutte de trop est malheureusement arrivée. L’auteur nous informe de quelque chose que j’ai trouvé un peu trop gros, trop prévisible, trop tout. C’est vraiment dommage, je m’en serais largement passé et cela aurait rendu l’histoire plus vraie à mon avis.

C’est dommage, parce que sinon nos héros forment vraiment un très beau couple. J’ai adoré Christian qui pourrait être devenu un homme difficile après ce qu’il a vécu mais il n’en est rien au contraire. Il est extrêmement touchant que ce soit avec sa fille, avec Gillie ou dans sa redécouverte de ce que veut dire le mot vivre. Ses désirs de vengeances sont bien évidemment normaux mais ils ne sont pas pour autant sur-joués, trop mis en valeurs, non, ils sont simplement naturels et ne prennent pas le pas sur l’histoire. L’histoire, c’est d’ailleurs l’autre remarque j’ai à faire sur cette romance.

Finalement, j’ai trouvé l’histoire un peu simple. Il y a bien une aventure (Gillie se retrouve en danger à quelques reprises et forcément, cela devient louche), plutôt sympathique même si honnêtement, nous voyons venir rapidement qui sera le méchant de l’histoire. La romance, elle, finalement semble presque trop facile mais d’un côté, cela fait du bien de lire un roman où nos héros ne se cherchent pas pendant trois plombes et sont rapidement à l’aise l’un avec l’autre et s’acceptent tels qu’ils sont. C’est reposant et agréable ! Et puis, ils sont tellement choux tous les deux. Vraiment, ce sont les mots qui viennent de suite à l’esprit : une lecture douce et reposante.

Ce roman est le premier tome d’une série et je dois dire que je suis impatiente de lire le second. L’écriture de Grace Burrowes est vraiment agréable à lire. Elle est douce, reposante, sans oublier qu’elle nous procure de belles émotions et ne manque pas de nous faire sourire ! Mais surtout, nous avons déjà croisé le futur héros, et comment dire … Il a fort à faire avant que nous n’arrivions à l’apprécier (même s’il fait un tout petit bout du chemin sur la fin !). Il va falloir du talent et j’ai hâte de lire cela !

Agréablement Vôtre,
Melwasul

Une charmante espionne de Celeste Bradley

Titre : Une charmante espionne (Le Club des Menteurs #4)
Auteur : Celeste Bradley
Éditeur : J’ai Lu pour Elle – Aventures & Passions
Date de parution : 01 octobre 2014

Résumé
» Rose est devenue apprentie espionne au club des Menteurs. Elle, la roturière sans éducation, s’exerce maintenant au combat et se plonge dans les études. Ambitieuse, elle se donne à fond pour devenir la meilleure. Tout serait parfait sans ce gredin de Collis Tremayne, aristocrate plein de charme mais aussi son plus grand adversaire. Ils ne cessent de se chamailler et de se lancer des défis. Un dérapage, et la sanction tombe : ils accompliront leur première mission ensemble et travailleront main dans la main pour le royaume, faisant fi de leur différence sociale, de leur rivalité et de la passion qui brûle entre eux…

Avis de Melwasul
note 4.5
Aujourd’hui, l’heure est grave. Je vous parle du dernier tome (en français)(mais j’y reviendrai plus tard) d’une de mes séries préférées de romance historique. Comme c’est le quatrième tome, que je vous ai déjà parlé des précédents, et qu’il réunit tous les éléments qui font que les trois premiers sont géniaux, cela va être difficile d’en parler sans radoter…

Dans ce quatrième tome nous suivons les aventures de deux apprentis Menteurs : Collis Tremayne (le neveu et héritier de Lord Etheridge, Dalton Montmorency, actuel directeur des Menteurs) et de Rose Lacey, ancienne domestique qui avait aidé Clara Simpson (depuis devenue la femme de Dalton) avant de trouver refuge chez Lady Raynes (Agatha, la sœur de James et femme de l’ancien directeur des Menteurs Lord Simon Raynes). Hum, c’est bon ? J’ai bien resitué tout le monde sans vous perdre ?

Je disais donc, Collis et Rose apprentis Menteurs, sans doute les meilleurs éléments prêts à prendre la relève, à tel point que leurs chefs n’auraient jamais espéré en avoir d’aussi bon. Enfin à une seule condition : qu’ils ne s’étripent pas mutuellement avant l’obtention de leur diplôme …. Et je peux vous assurer que cela n’est pas gagné, ils n’aiment rien de plus que de se chercher l’un l’autre, d’être toujours en compétition et voir lequel a le plus de talent. Jusqu’au jour où ils sont allés trop loin dans leurs chamailleries causant une pagaille totale chez les Menteurs.

– Le feu, l’inondation, la famine, bougonna-t-il. Jamais je n’aurais cru possible de subir tout cela en une seule nuit.

Ils vont bien se faire remonter les bretelles et quoi de mieux comme punition que de leur confier leur première mission… en équipe ! Et leurs mentors ne se font pas trop d’illusion sur leur capacité à travailler ensemble et à réussir leur mission : « ils n’ont aucune chance ». Et en effet, ils n’imaginaient même pas à quel point leur mission allait tourner au désastre dans un premier temps (ils vont quand même trouver le moyen d’entraîner dans leur aventure le Prince George …). Et c’était bien sûr sans compter l’attirance explosive qui existe entre eux (et leurs caractères de cochon).

Ahhh Collis, mon petit Collis, sans doute mon personnage masculin préféré de toute la série : bourré d’humour, d’insolence, de fierté, légèrement canaille sur les bords un grand gamin malgré ses 29 ans. Il a tout du héros que j’aime durant mes lectures. Et puis j’aime tellement voir sa relation avec son Eglantine (sa Rose sauvage) évoluer, voir comment tous les deux ne voient pas ce qu’ils ont sur le nez et préfèrent continuer à se chercher des poux. J’aime que ce soit lui qui … ah bé non en fait je vais m’arrêter là sinon je vais vous raconter leur histoire et ça serait moche de ma part !

Idem pour Rose, je n’en dirai pas trop, juste qu’elle est parfaite. Ancienne domestique, elle est rusée, fière, forte tête, intelligente, têtue, inventive, audacieuse, elle n’a peur de rien mais cache pourtant un triste passé (on en parle peu, mais juste ce qu’il faut pour montrer ce qu’elle a vécu sans que cela tombe dans le pathos). Derrière la douceur de ses pétales, l’agressivité de ses épines elle cache une tige solide au cœur fragile (c’est bon vous m’avez perdue, je lis trop de romances, j’en deviens ridicule)(mais fière de l’être !). Une parfaite Rose sauvage pour mon Collis.

On retrouve aussi avec grand plaisir les héros des tomes précédents même si j’aurais aimé croiser James et Philippa (ils ne sont ici que mentionner). Et puis l’écriture de Celeste Bradley est toujours aussi géniale, drôle, vive, prenante. On glousse, on couine, on trépigne, on vit l’aventure et les retournements de situations avec grand plaisir. On est même triste de les quitter à la fin. Et c’est là que je vais me mettre à râler après les Editions J’ai Lu !

Pourquoi ne pas avoir profité de cette réédition pour traduire et publier le cinquième et dernier tome de la série sur Ethan Damont, le meilleur ami de Collis que l’on croise ici et qui est proche d’intégrer les Menteurs. C’est le genre de héros qui a tout pour plaire, la série est vraiment géniale et vraiment je suis triste et en colère que ce dernier tome ne soit pas publié. Tout comme j’espère vraiment qu’un jour J’ai Lu traduira sa série sur les Quatre Royaux dont on entend parler dans Le Club des Menteurs, les quatre personnages les plus influents du Royaumes et qui sont liés au Club (Dalton en faisait d’ailleurs partis…). Enfin bref, je vais croiser les doigts en espérant un miracle…

Royalement Vôtre,
Melwasul

Une séduisante espionne de Celeste Bradley

Titre : Une séduisante espionne (Le Club des Menteurs #3)
Auteur : Celeste Bradley
Éditeur : J’ai Lu pour Elle – Aventures & Passions
Date de parution : 03 septembre 2014

Résumé
» Ne pas perdre de vue James Cunnington » Telle est la consigne du père de Philippa Atwater, capturé par les Français. Pourchassée par les sbires de Napoléon, Philippa profite d’une annonce pour se réfugier chez Cunnington. Déguisée en homme et rebaptisée Philip, elle devient le précepteur du garçon des rues dont il a fait son héritier. Très vite, elle se rend compte que James a des activités plutôt louches. C’est incontestablement un espion. Et il ne serait pas étranger à la disparition de son père. Comment le faire parler? En usant de cette féminité qu’elle dissimule si soigneusement.

Avis de Melwasul
note 4.5Me revoilà pour vous parler du tome 3 de cette série que j’affectionne tout particulièrement. Ce troisième tome, je crois bien que c’est celui dont je me souvenais le moins et c’est donc avec grand plaisir que je me suis plongée dedans il y a quelques jours (parce que oui, je suis à la bourre dans la rédaction de mes chroniques)(mais chut c’est un secret).

Nous suivons ici les aventures de James Cunnington, le frère d’Agatha, qui avait été accusé de trahison dans le premier tome. Il a depuis été innocenté (grâce à l’obstination de sa sœur) mais ce qu’il a fait malgré lui (trahir ses amis les Menteurs) l’a marqué pour la vie. Il se remet à peine de ses blessures physiques mais celles psychologiques ne seront jamais vraiment cicatrisées. Il a été trahi par la femme qu’il pensait aimer (enfin c’était sa maîtresse, ce n’était pas non plus sa femme) et s’est juré de ne plus faire confiance à cette espèce d’ensorceleuses (seules sa sœur et la femme de son patron Clara échappent à sa méfiance).

James qui, décidant qu’il n’aurait jamais d’héritier, a décidé de prendre sous son aile le jeune Robbie, garçon des rues grâce à qui ils avaient pu sauver Agatha. Sauf que Robbie est bien un garçon des rues et que James n’a absolument pas la fibre paternelle (qu’il croit …). Il décide donc d’embaucher un précepteur. Après quelques entretiens, il embauche Philip, pas vraiment pour ses qualités mais plutôt parce que c’est le seul à ne pas avoir fui devant Robbie mais en plus il a un peu pitié devant ce jeune gringalet qui semble être sans ressources.

Quand on dit que les enfants sont bien plus malins que les adultes, ce ne sont pas des mensonges et ici nous en avons la preuve : Robbie comprend très vite que Philip est en réalité une Philippa alors que James va juste mettre 10 siècles avant de voir ce qu’il a sous les yeux (enfin c’est pratiquement parce qu’on le lui dira)(ahhh lalala ces hommes…). Mais revenons-en à Philippa, la fille d’un ancien Menteur accusé de trahison et dont James est à la recherche pour le tuer. Philippa qui est persuadée que c’est James le traître (oui vraiment qu’ils sont malins ces hommes, ils s’accusent mutuellement de traîtrise pendant que les vrais méchants eux se frottent les mains).

Vous vous en doutez bien, le travestissement de Philippa en Philip va nous offrir quelques scènes et quiproquos hilarants. Robbie est vraiment un atout, sa fraicheur, son caractère, sa présence vont amener une note qu’il n’y avait pas dans les tomes précédents, ce qui est bien souvent le cas des qu’un enfant est présent. James est vraiment un James Bond sympathique (comme tous les Menteurs)(mais en plus il a le prénom pour …) même si j’avoue que ce n’est pas mon préféré (je crois que c’est Collis, héros du tome suivant) quant à Philippa, c’est bien entendu la femme qu’il lui fallait.

Nous avons encore une fois une très bonne intrigue, assez bien ficelée, avec des rebondissements pile au bon moment et un suspense de plus : quand James va-t-il enfin ouvrir les yeux ?! 🙂 L’humour est toujours aussi présent, ce livre étant dans la parfaite continuité des tomes précédents, c’est d’ailleurs avec plaisir que l’on retrouve les anciens héros.
Je vous dis à très bientôt pour vous parler du quatrième tome sorti hier et qui est, je pense, mon préféré de toute la série. Nous y retrouverons Collis et Rose croisés dans les tomes précédents qui sont un peu plus « gamins » si je puis dire, ce sont de jeunes Menteurs, mais qui forment un couple étincelant !

Traîtreusement Vôtre,
Melwasul

Un imposteur à la cour de Celeste Bradley

Titre : Un imposteur à la cour (Le Club des Menteurs #2)
Auteur : Celeste Bradley
Éditeur : J’ai Lu pour Elle – Aventures & Passions
Date de parution : 27 août 2014

Résumé
Le duc d’Etheridge, Dalton Montmorency, doit retrouver un caricaturiste anonyme et se fait passer pour lui afin de l’attirer à découvert.
Mais Claire Simpson, veuve de bonne famille, l’accuse avec véhémence d’être un imposteur.

Avis de Melwasul
note 5Après la semi-déception d’Opération Cendrillon d’Hope Tarr, j’avais besoin d’une valeur sûre, et c’est donc les yeux fermés que je me suis lancée dans le tome 2 du Club des Menteurs de Celeste Bradley qui vient d’être réédité chez J’ai Lu. Cinq ou six ans après ma première lecture, je l’ai trouvé toujours aussi génial et ça a été un réel bonheur de m’y replonger.

Dalton Montmorency, lord Etheridge, est le nouveau chef du secret Club des Menteurs, sorte de MI6 de la Couronne d’Angleterre, après le départ à la «retraite» de son prédécesseur Simon Raines. Sauf que c’est un inconnu pour les autres espions quand il arrive là-bas et il a bien l’impression que ses hommes ne lui font pas entièrement confiance. C’est pour ça qu’il décide de s’occuper lui-même de la mission «Thorogood». Sir Thorogood, un célèbre caricaturiste qui s’en prend aux plus hauts personnages de l’aristocratie et fait grincer quelques dents (et vous vous doutez bien qu’il y est également question d’espionnage) mais qui est un parfait inconnu. Pour le débusquer, Dalton (je pense à chaque fois aux frères, c’est dramatique), décide de se faire passer pour lui lors des bals de la haute société londonienne. Manque de chance, il y est accosté par d’insupportablement ridicule veuve Simpson, ou la stupidité faite femme, et elle ne va pas le lâcher dans les jours qui suivent.

Une veuve Simpson qui en réalité n’est pas si stupide que ça. Il s’agit de Clara Simpson, la véritable «Sir Thorogood» ! Et elle voit d’un très mauvais œil que ce gros nigaud se fasse passer pour elle et est bien décider à découvrir pourquoi. Tous les moyens seront bons, quitte à devenir complètement stupide et à se faire passer pour une femme qu’elle n’est pas réellement. Et ils n’en ont pas fini de se croiser sous diverses apparences sans savoir qu’ils ne sont qu’une seule et même personne, ce qui va évidemment amener quelques quiproquos forts délicieux)(surtout que j’ai oublié de préciser, qu’en plus d’être recherché par les espions de la Couronne, certaines personnes veulent voir Sir Thorogood mort)(oui, ce n’est pas de tout repos d’être caricaturiste !).

Nous avions déjà fait la rencontre de Dalton dans le tome précédent où il était déjà prometteur, ici, il est plus qu’à la hauteur. Il est drôle (n’hésite pas à se moquer de lui-même), fier, aussi sexy que James Bond (sauf quand il se fait passer pour Sir Thorogood, mais je ne vous en dis pas plus), charmeur, la tête sur les épaules, et je pourrais continuer longtemps, comme tout Menteur digne de ce nom, il a toutes les qualités qui en font un héros parfait (même si je préfère les héros suivants qui sont un peu plus espiègles … :D).

Clara est vraiment géniale. L’héroïne parfaite : pas nunuche, pas cruche, pas tête à claques, le cœur sur la main, drôle, adorable mais avec un caractère bien trempé, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds (surtout par des espions plus impressionnants que méchants). Tout comme Dalton (Joe, Averell, William et Jack fichaient moi la paix !), c’est le personnage type que j’aime retrouver dans mes lectures, surtout en historique, donc je n’ai rien à y redire. Et en plus, on nous épargne ici un passé à fendre l’âme (certes c’est touchant mais parfois ça fait du bien que nos héros soient bien dans leur tête et pas des traumatisés de la vie !).

Comme je le disais plus haut, quel bonheur de retrouver les espions du Club des Menteurs et l’ambiance de ces romans. On retrouve avec plaisir les héros du tome précédent ainsi que ceux des tomes suivants (bah oui je triche un peu, je sais qui c’est, même si on s’en doute bien sans avoir lu la suite 😉 ), l’humour présent du début à la fin, des dialogues et des comportements qui font glousser à n’en plus finir, l’ambiance espionnage à la James Bond (sans Aston Martin), l’intrigue toujours bien menée, un récit sans répit (ça rime !), des héros drôles et géniaux à suivre, parfaitement assortis. En bref, la recette parfaite d’un historique parfait comme je les aime. Je ne peux que vous conseiller (ordonner) de vous plonger dans cette série coup de cœur !

A très vite pour le tome 3 qui sort au mois de septembre (et où nous retrouverons le frère d’Agatha, héroïne du premier tome).

Caricaturalement Vôtre,

Melwasul

L’espion de la Couronne de Celeste Bradley

Titre : L’espion de la Couronne (Le Club des Menteurs #1)
Auteur : Celeste Bradley
Éditeur : J’ai Lu pour Elle – Aventures & Passions
Date de parution : 09 juillet 2014

Résumé
Le 7 avril 1813, dans un moment d’exaspération, Agatha Cunnington s’était inventé un mari, Mortimer Applequist. Ce subterfuge lui avait permis de voyager tranquillement jusqu’à Londres, de louer une petite maison et d’embaucher quelques domestiques à qui elle avait expliqué que son époux était en voyage. Jouissant désormais d’une pleine liberté, elle allait pouvoir enquêter sur la disparition de son frère. Malheureusement, vanter à qui voulait l’entendre les qualités et les exploits de Mortimer avait éveillé des curiosités. Il fallait maintenant trouver un homme pour tenir ce rôle pendant quelques jours. Quelqu’un d’assez fruste pour ne pas poser de questions. Agatha avait donc jeté son dévolu sur un ramoneur. Mais une fois lavé de la suie qui masquait son visage, l’inconnu avait révélé une beauté de dieu grec. Un visage parfait, un corps de rêve – épaules carrées, torse musclé, ventre plat… Bonté divine !

Avis de Melwasul
note 4.5J’aime quand J’ai Lu rééditent certaines de mes séries préférées que j’avais empruntées il y a longtemps mais que je n’ai pas en ma possession (ou que j’ai mais dont les couvertures sont vraiment moyennement moches !)(C’est qu’en ce moment elles sont vraiment très belles). Et Le Club des Menteurs en fait partie. Cette série fait partie de mes chouchoutes depuis que je l’ai découverte : elle nous offre de belles romances, de bonnes intrigues (avec des James Bond du 19ème) et beaucoup d’humour.

James Cunnington a disparu sans laisser de traces et surtout sans donner de nouvelles à sa sœur. Celle-ci est bien décidée à enquêter sur sa disparition et décide donc de partir pour Londres. Sauf que problème, comme on le lui fait bien remarquer lors de son voyage, il n’est pas convenable pour une lady célibataire de voyager seule. Pas de problème la voici mariée à un certain Mortimer Applequist. Un monsieur Applequist tout droit sorti de son imagination débordante. Dans un premier temps, tout se passe parfaitement bien, son plan marche comme sur des roulettes jusqu’à ce que les dames de l’aristocratie londonienne ne souhaitent le rencontrer. Oui rencontrer un mari invisible, cela va poser soucis ! Mais Agatha a plus d’un tour dans son sac : voilà qu’un ramoneur apparaît juste comme par magie chez elle. Un bon bain, de jolis habits, lui demander de se taire, et c’est sûr, cela fera illusion le temps d’un thé.

Bon vous vous en doutez bien, cela serait bien trop facile que ce plan se déroule sans accro ! Voilà que le couple Applequist se retrouve invité à divers soirées londonienne. Et que ce bougre de ramoneur accepte ! Qu’est ce qui a pris à ce Simon Rain, qui lui a rendu dans un premier temps service, de la mettre ainsi dans l’embarras. Il va falloir faire durer la comédie un peu plus longtemps et pourquoi pas finalement se servir de lui pour essayer de trouver des informations sur James. Ce qu’Agatha n’avait pas prévu c’est que son ramoneur s’adapte si bien aux bonnes manières, et se transforment en parfait lord mais surtout qu’il lui fasse un tel effet. Ce qu’elle ne savait pas non plus, c’est que Simon Rain n’était pas n’importe quel ramoneur. Non, Simon est en réalité un espion de la Couronne à la recherche de son ancien meilleur ami devenu traitre : James Cunnington. Et qu’il pense qu’Agatha est la maitresse de James … Toujours est-il qu’ils vont former une équipe de choc, et un couple d’espions extrêmement doués.

Agatha est juste géniale ! Elle a une imagination hyperactive et ment comme un arracheur de dents. Elle est pleine de ressource, très intelligente et courageuse, et en plus elle a beaucoup d’humour. Elle a un sacré caractère, ne se laisse pas marcher sur les pieds et va faire tourner bourrique son frère mais surtout le pauvre Simon ! Elle va même aller jusqu’à le tuer … Mais je ne vous en dis pas plus 😉 Simon quant à lui, c’est le parfait héros de romance comme je les adore. Un espion surdoué, sorti de la rue, un mâle protecteur qui bien sûr ne peut pas se marier car sa famille serait trop en danger, bourré d’humour et qui tient tête à Agatha (même si elle est géniale elle en a quand même un peu besoin la demoiselle). Dans ce tome, les personnages secondaires ont également leur importance (d’ailleurs pour beaucoup, ils seront les héros des tomes suivants). Ils sont drôles, charmants, bien présents, ou bien cruels, manipulateurs, égocentriques, mais une chose est sure, ils sont nécessaires à l’histoire.

Avec Celeste Bradley et les Menteurs, on ne s’ennuie pas une seule seconde. On glousse beaucoup beaucoup, on s’attache énormément, ces personnages savent nous toucher mais en plus il y a un grand nombre de rebondissements. L’intrigue est bien présente et ne sert pas juste d’enrobage à la romance qui se dessine. Mais vraiment ce que je retenais de cette série, ce sont James Bond, les espions de l’ancien temps et les fous rires et sourires que m’amènent ces romans. Et même en l’ayant déjà lu il y a fort longtemps, j’ai encore une fois complètement adoré : c’est à ça que l’on voit les bons romans. 😉

Si vous avez envie de passer un excellent moment, de rire, de sourire, n’hésitez pas une seule seconde à découvrir cette série. Je vous rappelle que 3 exemplaires sont à gagner ce mois-ci sur le blog. En tout cas, on se retrouve le mois prochain avec oncle Dalton !

Furtivement Vôtre,

Melwasul

La lanceuse de couteaux de Eve Borelli

Titre : La lanceuse de couteaux
Auteur : Eve Borelli
Éditeur : Diva Romance
Date de parution : 20 mars 2018

Résumé
Cette histoire, c’est l’histoire de Siloé, qui ne voit plus la magie du cirque dans lequel elle a grandi et le quitte pour de mauvaises raisons mais qui en chemin, apprendra à faire ses propres choix et à définir ses envies personnelles. C’est l’histoire d’une indépendance progressive, piquée d’embûches, d’amitié et d’amour. Siloé est orpheline de mère et vit dans le cirque familial, entourée par toute une galerie de personnages atypiques. Mais la jeune fille rêve d’être lanceuse de couteaux, ce que son père lui refuse obstinément. La voilà donc qui décide de rallier un cirque concurrent pour – enfin – essayer de faire ses preuves

Avis de Moonshine
note 10

Les livres d’Eve Borelli et moi, c’est une grande histoire d’amour. A chacun de ses romans, elle sait me proposer des personnages et univers créés sur-mesure. Ouvrir un livre d’Eve Borelli c’est comme si je m’immergeais dans un océan de béatitude. Plus rien ne compte. Et c’est exactement cette sensation que j’ai ressentie avec La lanceuse de couteaux. Une fois de plus, l’auteur a su me surprendre en axant son roman sur l’histoire d’un cirque ambulant.

Siloé est une jeune femme de 18 ans. Elle a toujours vécu dans le cirque familial entourée de personnages parfois farfelus. Son rêve est de devenir lanceuse de couteaux. Mais voilà son père s’y oppose. Siloé n’a pas le choix. Si elle veut mener à bien son rêve, elle doit quitter son père, sa famille pour travailler dans un cirque concurrent. Tout au long de son cheminement, elle va se rendre compte des difficultés qu’elle rencontre pour vivre de sa passion. Elle va se heurter à ses propres expériences qui lui laisseront des marques.

Impossible de passer à côté de la fraîcheur de ce roman. Le lecteur retrouvera la touche d’humour de son auteur. Mais je ne peux vous cacher que cette histoire est bien loin des romances feel-good de l’auteur que j’ai l’habitude de lire. En effet, ce livre c’est avant tout une quête identitaire que mène notre héroïne. Elle sa se heurter à ses illusions et devoir se dépasser. Heureusement, elle peut compter sur l’aide de son meilleur ami : Bowie et sur sa rencontre avec le ténébreux Rafaël. Mais le point positif de cette super héroïne c’est qu’elle ne s’avoue jamais vaincu. Sa force de caractère et sa bravoure donne à réfléchir. Pour moi, elle incarne à merveille une Wonder Woman des temps modernes.

Ce roman est vraiment une quête initiatique. Une réflexion sur la vie et sur le passage à l’âge adulte. J’ai adoré ce caractère plus sérieux de l’auteur. C’est une vraie bouffée d’oxygène. Et cette histoire a sa place chez les éditions Charleston qui ont su sublimer ce livre avec une si jolie couverture. N’hésitez pas à vous plonger dans la nouvelle gratuite Nuit d’ étoiles, nuit d’orage que nous propose l’auteur en format numérique. Et ceci afin de continuer votre immersion dans la vie trépidante du cirque de Jean et Siloé.

Moonshine

Le goût du thé, celui du vent de Eve Borelli

Titre : Le goût du thé, celui du vent
Auteur : Eve Borelli
Éditeur : Nisha
Date de parution : 18 mars 2016

Résumé
Elinor est une curieuse jeune-femme passionnée par le thé. Elle parcourt le monde pour le faire découvrir sur sa chaîne Youtube, revenant à Gruissan uniquement pour s’occuper de sa petite boutique ; adorable lieu de rencontre, son rêve d’enfant. Une vie calme et douce, soudainement envahie par le trouble lorsqu’en plein orage, Elinor rencontre le bel Amaury, kite surfeur et chasseur de tempête aux quatre coins du monde. La romantique saura-t-elle convaincre l’homme blessé et de remplir sa vie d’amour plutôt que de bourrasques ? Une comédie touchante, tendre et drôle, pour les soirs de mauvais temps ou les journées ensoleillées. A savourer, quelle que soit la météo.

Avis de Moonshine
note 4

Eve Borelli c’est une auteure passionnante et totalement déjantée. Dans ses romances, elle sait me faire rire, m’émouvoir et m’émoustiller. C’est une merveilleuse jeune femme qui a beaucoup d’idées et de talent. Je ne me lasse jamais de lire ses livres. Le dernier que j’ai chroniqué sur le blog : Délicieuse dépendance est une courte nouvelle que j’ai adoré. Mais ma préféré c’est bien : La petite brune dans la prairie dont Melwasul a réalisé la chronique. N’hésitez pas à lire ces dernières, vous ne serez pas déçu et peut-être aurez-vous envie de découvrir l’univers de Eve.

Le goût du thé, celui du vent, c’est un premier tome d’une merveilleuse romance entre Elinor et Amaury. Deux personnages qui ont du caractère et qui sont si différents qu’on en peut que les aimer. Elinor voue une passion pour le thé. Elle est gérante d’un salon de thé sur Gruissan (ah mon sud et ses plages ensoleillées) et anime une chaîne Youtube où elle propose des défis Tea. Elle fait découvrir de nouveaux thés de grandes maisons dans des défis improbables et loufoques. Le dernier en date et de savourer une tasse de thé lors d’une tempête sur une plage en Angleterre. C’est à cette occasion, qu’elle rencontre Amaury, un kite surfeur professionnel venu s’entraîner sur une mer déchaînée.

J’ai dévoré cette histoire qui sera en deux tomes. J’ai tourné les pages sans jamais décrocher de ma lecture. Impossible de quitter ces personnages si attachants. Elinor est une jeune femme émouvante et loufoque. Elle m’a fait rire tout au long du roman avec sa répartie. Elle tombe amoureuse d’Amaury. Son attirance est telle qu’il devient une drogue pour elle. Amaury a une personnalité différente. Il est solide, beau comme un dieu. Il le sait et il en joue un peu. Mais c’est aussi un homme épris de liberté. Il a ce besoin constant de voguer sur les différents vents, mais une seule chose le ramène à la terre ferme c’est : Elinor. Cette jeune femme a su lui ravir son cœur.
Bien entendu, tout n’est pas rose dans leur relation, ils affronteront des orages pour mieux se retrouver sous un ciel serein avec de beaux arcs-en-ciel (ok j’arrête, on va penser que je me drogue).

Le seul regret que j’ai et qui ne me permet pas de mettre la note maximale c’est le fait que l’histoire est bien trop courte. Une centaine de pages pour cette première partie. C’est trop peu. Sitôt la dernière page tournée, il m’en faut davantage. Et je dois me morfondre jusqu’au mois de mai pour avoir la suite. Nan c’est trop injuste voir sadique de la part de l’auteure de nous faire mariner ainsi. Miss Eve Borelli, j’aurai ma vengeance.

Moonshine