Un mariage en blanc de Mary Balogh

cou un mariage en blanc

Titre : Un mariage en blanc (La saga des Bedwyn #1)
Auteur : Mary Balogh
Éditeur : J’ai lu -Aventures et Passions
Date de parution : 05 juillet 2013

Résumé

Aidan Bedwin est colonel dans l’armée. Sur le champ de bataille, il promet à un de ses soldats de prendre soin de sa sœur : Eve Morris. Cette dernière n’accepte sa protection que pour pouvoir garder son domaine. Un mariage qui va totalement bouleverser la vie d’Aidan.

Avis de Melwasul

note 4Après avoir lu les deux préquelles de cette nouvelle série de Maiy Balogh (Une nuit pour s’aimer et Le bel été de Lauren ), nous pouvons enfin lire le premier tome de cette série. Je dis bien enfin, car après avoir rencontré la famille Bedwyn le temps de quelques pages, j’étais impatiente de découvrir leurs aventures qui promettaient de grands éclats de rire.

Tout commence lorsque le colonel Aidan Bedwyn fait la promesse à un de ses lieutenants entrain de mourir sur le champ de bataille, de prendre soin de sa sœur. De TOUT faire pour la protéger. Cette sœur, c’est Eve Morris fille d’un mineur devenu riche lorsqu’il a épousé la fille de son patron (le fait qu’elle soit simple fille de mineur va être très important dans la suite du bouquin. En effet, à l’époque, que la simple fille d’un mineur épouse un membre de l’aristocratie pouvait entraîner un véritable scandale)(mais heureusement, la famille Bedwyn est une des plus puissantes du royaume)(ça aide pour faire digérer les scandales :D).

A sa mort, celui-ci a laissé son immense propriété à sa fille Eve. Lorsqu’Aidan rencontre Eve pour la première fois sur sa propriété, il est grandement soulagé. En effet, celle-ci est à l’abri du besoin grâce à cette propriété sur laquelle elle accueille tous les canards boiteux de la région. Seulement, il y a un grand MAIS qu’Aidan fini par découvrir. En effet, Eve a hérité de la propriété pour un an.

Un an jour pour jour après la mort de son père, si Eve ne s’est pas mariée dans l’année, la propriété reviendra à son frère ou, si celui-ci est mort (ce qui est le cas bien sûr), elle reviendra à leur cousin Cecil (un monstre de méchanceté et de mesquinerie dans toute sa splendeur). Eve qui ne s’est jamais mariée et qui n’a plus que quatre jours à passer dans sa chère propriété avant que Cecil ne mette tout le monde dehors.

A ce moment-là, l’honorable Aidan va se rendre compte que les promesses peuvent être très dangereuses pour un homme qui chérit sa liberté. Pour sauver Eve et ses proches tel un chevalier sur son blanc destrier, il va organiser un mariage express à Londres. Un mariage de pure convenance. Après avoir mis Cecil à la porte de la plus merveilleuse des manières (je crois que le Cecil, il a failli faire pipi-culotte de peur, de rage et de désespoir :D), chacun vivra de son côté : Eve sur sa propriété et Aidan repartira sur les champs de bataille. Sauf qu’Aidan est un Bedwyn, et un Bedwyn, ça a des responsabilités, surtout quand on a un enquiquineur de grand frère qui se mêle de tout. La séparation n’est donc pas pour tout de suite et le mariage blanc va rapidement changer de couleur… (Mais ça, on en a jamais douté ;)). Eve va alors faire la rencontre de la surprenante famille Bedwyn où pas un ne rattrape l’autre, que ce soit les frères, les sœurs ou même la terrible tantine.

J’ai beaucoup apprécié le personnage d’Eve. Elle est forte et têtue mais ça, elle le cache. Sous ses airs de simple fille de mineur bien éduquée, prête à se mettre en quatre pour faire honneur à sa nouvelle famille, elle va leur jouer quelques petits tours magistralement orchestrés pour leur montrer qu’elle est loin d’être un pantin entre leur main. Si elle est là, c’est qu’elle le veut bien, elle le fait pour l’honneur d’Aidan, mais elle peut prendre ses clics et ses clacs à tout instant. J’ai adoré sa finesse. La manière qu’elle a eu de les mettre en boite grâce à une simple robe (enfin simple, tout est relatif, c’est quand même la robe avec laquelle elle est présentée auprès de la reine …). Et celle-là, pas un Bedwyn ne l’avait vu venir, et elle réussit en plus l’exploit de mettre en boite le duc de Bewcastle (le frère ainé d’Aidan).

Par contre, Aidan ne m’a fait ni chaud ni froid et c’est là ma grande déception du bouquin. Il est bien mais trop parfait à mon goût. Je vous dirais un peu la même chose que pour Kendall dans L’amour s’en mêle de Stephanie Bond. Il est trop gendre idéal pour moi. Un peu trop plat, il manque légèrement de relief même s’il tient tête au duc par moment. Mais je sais que ce que je trouve être un point faible chez Aidan, de nombreuses lectrices au contraire adoreront ce trait. Mais surtout, en plus d’être parfaitement parfait, il manque d’humour. Un humour que je pense retrouver dans quelques temps chez Alleyne, l’un de ses frères, qui depuis le deuxième préquelle me fait un grand nombre de clin d’œil !

Mary Balogh nous fait découvrir tout en douceur cette famille. On en apprend un peu plus sur le caractère de chacun de ses membres, et je dois dire que j’ai hâte de retrouver chacun d’entre eux (petite préférence pour la petite dernière Morgan et pour Alleyne). L’écriture est fluide même si j’ai trouvé l’histoire un peu longue par moment mais c’est pardonnable car c’est un premier tome, et que l’auteure met en place petit à petit toute cette famille. J’ai beaucoup aimé les personnages secondaires, l’affreux Cecil est parfait dans son rôle et les canards boiteux d’Eve (que ce soit les adultes ou les orphelins) sont un véritable point positif du bouquin. En plus d’être au centre de l’histoire, ils amènent un peu de douceur, de joie de vivre (et le premier véritable sourire d’Aidan)(ce qui est vraiment à marquer d’une première blanche, parce que le Aidan, il a l’air aussi souriant qu’une porte de prison !).

Au final, c’est un bon premier tome, pas exceptionnel comme Un diable en hiver ou La belle et la bête par exemple (mais bon après c’est moche ce que je fais car ce sont mes deux chouchous donc la comparaison est loin d’être facile). Mais c’est surtout un premier tome qui me donne envie de poursuivre l’aventure avec cette famille, et j’attendrais avec impatience les prochains tomes !

Ecarlatement Vôtre,

Melwasul

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4 réflexions au sujet de « Un mariage en blanc de Mary Balogh »

  1. MockingJay

    Mr Cecil a failli faire pipi culotte tellement il a eu peur, et moi j’ai failli faire pipi culotte a cause de son prénom quelque peu ridicule 😀

    Attention, ce message à pour but de me moquer, je ne voudrais en aucun cas porter atteinte a l’auteure et a son choix de prénom :p

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  2. vivien leigh

    Voilà une histoire qui me tente bien pour partir en vacances ! Du positif , du doux , de la rigolade (un peu) bref une lecture facile d’été . tout ce qu’il me faut . Merci Melwasul

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  3. Cachou

    Jolie histoire comme Mary Balogh sait les raconter. Le début est très émouvant. Mais ensuite les héros manquent de passion, l’histoire est condensée sur à peine 2 mois et sans réelle surprise. A la lecture du résumé, j’avais imaginé l’histoire autrement, j’ai donc été un peu déçue. Pour moi la présentation à Londres n’a pas trop d’intérêts, et cela rappelle trop « Une nuit pour s’aimer » avec l’histoire de Neville et Lilly, Les héroïnes ont elles réellement besoin d’être admirée par la grande société Londonienne pour être heureuse ?

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    1. Melwasul

      Malheureusement, je crois que dans de nombreux historiques régence, c’ets le cas … mais je pense que ça reflète assez aussi la mentalité de l’époque même si je peux formellement en jurer 😉

      Répondre

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