Un goûter avec les éditions Charleston

image3

C’est avec grand plaisir que Moonshine et moi-même avons été conviées à un goûter au salon de thé Bapz de Toulouse par Karine Bailly de Robien la pétillante éditrice des éditions Charleston et Jean- Michel Gautier le responsable de diffusion du sud-ouest et initiateur du rendez-vous en compagnie d’Eglentyne du blog Le temps presse, de Macha Seruoff du site L’ivre de Lire, d’une très gentille bibliothécaire Isabelle et une journaliste de ToulouseMag Conny Schaller.

Au programme de la rencontre gourmandise (oui ça vient en premier devant la photo de cette belle et délicieuse part de gâteau vous comprendrez pourquoi), mais aussi (et surtout) lecture. De nombreux thèmes ont été abordés : la romance féminine bien sûr, la romance aux États-Unis et en France, la naissance des éditions Charleston, leur futures parutions, le travail d’éditrice, comment les maisons d’éditions se font connaître auprès des librairies, mais aussi le rapport des adolescents à la lecture, notre passion de blogueuses, le travail de bibliothécaire …

Les éditions Charleston prennent leur source dans la romance américaine. Aux États-Unis, la romance a une place fondamentale dans la littérature. Ce n’est pas comme en France où celle-ci est souvent dénigrée, légèrement moquée et rend ses lectrices parfois honteuse (même si comme nous l’avons remarqué, les mentalités semblent évoluer). C’est à New-York que Karine a ainsi découvert ce nouveau monde mais surtout la grande qualité de certains de ces ouvrages. C’est de là qu’est venue son idée de créer une maison d’édition française dont la ligne éditoriale serait la romance féminine et l’histoire de femmes fortes qui surmontent les épreuves de la vie. Des romans drôles comme Coup de foudre à Austenland de Shannon Hale, ou des romans bien plus sérieux comme et qui dévoile de véritables pans d’histoire méconnus comme La femme des dunes de Chris Bohjalian. Un point commun : de la romance et des femmes. C’est ainsi que les éditions Charleston sont nées après un travail acharné de plus d’un an. Le résultat ? La publication d’un livre d’une grande qualité chaque mois. Mais comment sont choisis ces livres ?

Karine Karine nous l’a également expliqué. Pour la plupart ce sont des livres qu’elle avait lu à New-York et qu’elle regrettait qu’ils n’aient jamais été publiés en français. Des coups de cœur qu’elle souhaitait partager. Des romans souvent traduits dans de nombreux pays mais jamais en France. Elle se retrouve à devoir faire un choix chaque mois, parmi une quinzaine de livre pour n’en prendre qu’un (mais faut-il encore pouvoir acheter les droits du livre, bref un long processus). Pas facile pas facile ! Ensuite vient la traduction. Car vous l’avez sans doute remarqué, jusqu’à aujourd’hui seulement des auteurs étrangers ont été traduits : des anglais, des américains, des allemands mais jamais de français. Ce qui va changer dès ce mois-ci avec la parution de leur premier roman d’une auteure française : Une héroïne américaine de Bénédicte Jourgeaud.

une_heroineParution un peu particulière car il s’agit du premier lauréat du Prix du Livre Romantique en partenariat avec la ville de Cabourg et le Livre de Poche. Ce texte faisait partie de 5 finalistes parmi plus de 150 manuscrits envoyés a été élu par un jury se composant de bloggeuses, de journalistes, de professionnels de l’édition. Et bonne nouvelle pour les écrivains romantiques en herbes, un nouvel appel à manuscrits sera lancé à partir du mois de juin et jusqu’en novembre pour la deuxième éditions du Prix Romantique, tous à vos plumes ! En tout cas, ce premier gagnant m’attend au pied de mon lit et je vous en reparle très très vite !

Au détour de la conversation, Karine nous a également demandé ce qui nous attirait en premier lieu chez un livre. La réponse fut presque unanime : la couverture puis en suivant le résumé et l’auteur. Ce qui nous a amené à discuter des couvertures des romans Charleston et de leur format (car oui moi la maniacomathématicienne (car elles ont de suite accusé les maths ^^), j’ai fait la remarque que tous les bouquins n’étaient pas à la même hauteur dans ma biblio, et en effet, il existe deux formats 😉 ). Mais revenons-en à nos couvertures. En effet, les éditions Charleston, pour être plus vite repérées en librairies, pour avoir des couvertures comme je les appelle made in Charleston, ont décidé de tester un nouveau type.

moloLe premier roman avec celle-ci sera Molokai’ d’Alan Brennert qui sort cet été. Comme vous pouvez le voir, un grand bandeau rouge qui finit en transparence pour laisser apparaître la couverture. Le bandeau sera présent, la transparence aussi mais la couleur changera suivant les couleurs du livre. Un excellent moyen de repérer un livre Charleston au premier coup d’œil !

Car bien sûr, vous vous en doutez bien, le top pour une maison d’édition est d’être mis en avant de nos librairies préférées et être rapidement identifiable. Pour ça, en premier lieu, la qualité des livres publiés qui est primordiale et on peut dire que chez Charleston, c’est checker : de magnifiques histoires et des livres-objets du plus bel effet. Mais malheureusement, cela ne suffit pas pour se faire connaître. Et c’est ça le plus difficile je pense. Plusieurs méthodes. L’envoie de services-presses d’abord à de nombreux journaux-magazines malheureusement au début quand on est une nouvelle maison d’édition, les bouquins se perdent dans la masse et il y a très peu de retour. Mais avec les dernières publications Charlestonniennes, on peut voir que ça change car quelques-uns de leurs romances commencent à être conseillés dans la presse.

image2Ensuite, il y a le travail de portes à portes dans les librairies et ça, c’est le boulot de Jean-Michel et de ses collègues régionaux. Allez à la rencontre des libraires que ce soit de toutes petites librairies ou de grandes enseignes pour faire connaître la maison, et qu’elle soit ainsi mise en avant par le libraire. C’est ce à quoi a passé sa journée Karine dans notre belle ville rose mardi ! Mais également l’envoie de services-presse aux blogueurs/blogueuses même si c’est parfois un risque à prendre mais comme nous l’a dit Karine, du moment que la critique est constructive, pourquoi se retenir de dire que l’on n’a pas apprécié ? Au contraire les éditeurs peuvent en tirer des conclusions. Et puis bien sûr, il y a vous et moi, les lecteurs/lectrices dévoreurs de livres et qui aiment en parler. En parler à ses amis, à ses collègues, à sa famille. Qui aiment conseiller et qui parlent souvent de leur coup de cœur et de leurs déceptions et je pense que c’est là, la plus belle des publicités !

Je crois avoir fait le tour de l’essentiel de ce qui a été dit si j’ai oublié des choses il faudra accuser ma mémoire et ma flemme de prendre des notes (mes mains étaient trop occuper à déguster mon gâteau au chocolat !). Si vous avez des questions n’hésitez pas. Je sais que l’article est long mais je voulais être la plus complète pour tous ceux et celles qui n’ont pas eu la chance de pouvoir venir.

Je remercie énormément Karine pour son accueil chaleureux, Jean-Michel qui l’a invité dans notre belle ville rose, et les personnes présentes pour ce très bon moment passé. Ensuite, avec Moonshine nous aimerions également remercier une personne qui n’était malheureusement pas présente mais sans qui nous n’aurions pas été là. Notre premier contact avec la maison Charleston, Elise Iwasinta, qui depuis plus d’un an répond toujours à nos nombreux mails. Merci Elise pour ta disponibilité et ta gentillesse.

Régim’ent Votre,

Melwasul

Share via email
+1

2 réflexions au sujet de « Un goûter avec les éditions Charleston »

  1. topobiblioteca

    Ton article est très complet et c’est un plaisir de voir les éditions vraiment aussi passionné par leur travail ! Les éditions charleston font un travail fabuleux et donnent une chance de vie aux romans américains en les traduisant et je trouve cela vraiment génial. Bravo à eux pour tout le travail fournis !

    Répondre
    1. Melwasul

      Merci ! mon article est un peu long mais je voulais vraiment partager avec nos lecteurs tout ce que j’ai eu la chance de découvrir grâce à cette rencontre (et encore je suis sure que j’ai oublié pleins de choses !). Déjà que j’aimais beaucoup cette maison mais les voir aussi passionnés par ce qu’ils font, ça me conforte sur la qualité du travail qu’ils font !

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *