The Memory Book de Lara Avery

The memory book

Titre : The Memory Book
Auteur : Lara Avery
Éditeur : Éditions Lumen
Date de parution : 12 mai 2016

Résumé

On me dit que ma mémoire ne sera plus jamais la même, que je vais commencer à oublier des choses. Au début juste quelques-unes, mais ensuite beaucoup plus. Alors je t’écris, cher futur moi, pour que tu te souviennes !

Sam a toujours eu un plan : sortir première du lycée et filer vivre à New York. Rien ne l’en empêchera – pas même une anomalie génétique rare qui, lentement, va commencer à lui voler ses souvenirs, puis sa santé. Désormais, ce qu’il lui faut, c’est un nouveau plan.
C’est ainsi que naît son journal : ce sont les notes qu’elle s’envoie à elle-même dans le futur, la trace des heures, petites et grandes, qu’elle vit. C’est là qu’elle consignera chaque détail proche de la perfection de son premier rendez-vous avec son amour de toujours, Stuart. Le but ? Contre toute ttente, contre vents et marées : ne rien oublier.

Au détour des pages de The Memory Book, mélange étonnant d’extraits de son journal, de notes personnelles et de messages de son entourage, vous ne pourrez que tomber amoureux de Sam, une fille comme aucune autre qui apprend à vivre sa vie à pleines dents, même si ce n’est pas celle qu’elle avait planifiée.

Avis de Melwasul

note 4Comment vous parler de ce roman sans vous spoiler. Comment vous dire à quel point cette histoire est magnifique tout en vous laissant la surprise de la découvrir. C’est l’équation impossible du jour. Avant tout, il faut que je vous prévienne de suite, oui, c’est encore un livre qui traite de maladie à l’adolescence (ou à la fin de l’adolescence) mais rien à voir avec le plus célèbre d’entre eux, Nos étoiles contraires de John Green que moi j’adore mais qui ne fait pas non plus l’unanimité. Je sais même de sources sûres que des personnes n’ayant pas pu lire Nos étoiles contraires se sont régalées avec The Memory Book qui est différent par son style, sa forme et dont la maladie, bien présente, ne l’est pas autant que dans le précédent nommé. Ici, il est avant tout question de la vie malgré la maladie.

Quand lors de sa dernière année de lycée, Sam découvre qu’elle est atteinte d’une maladie rare due à une anomalie génétique, la maladie de Niemann-Pick type C (dont je ne connaissais pas l’existence). Son monde s’écroule. Elle avait tant de projets. Gagner les championnats, finir première du lycée, aller à l’université à New-York, … La voilà atteinte d’une maladie qui va lui faire perdre la mémoire. Des bricoles pour commencer avant que des pans entiers de son passé ne disparaissent. Sans compter les différentes crises (épilepsie, démence, cela peut également toucher son foie, sa vue, elle peut d’un instant à l’autre ne plus savoir où elle est …). La stupeur passée, Sam décide de continuer à vivre, comme si de rien était. Pour le moment, elle est en vie et elle compte bien le rester le plus longtemps possible en amenant tous ses projets à bien.

Mais cette histoire de perte de mémoire l’a fait réfléchir, elle veut garder ses précieux souvenirs intacts et pouvoir s’en rappeler quand sa mémoire ne le pourra plus. C’est pourquoi elle prend la décision de s’écrire un journal sur son ordinateur. Un journal où elle se confiera tout, les moments actuels, ses souvenirs, les raisons qui font qu’elle est devenue, ce qu’elle est, des descriptions de sa famille, de ses amis, des lieux où elle aime se rendre. Toutes ces choses qui nous construisent, qui font ce que nous sommes et dont elle ne gardera plus aucun souvenir. Ce journal, c’est The Memory Book. Ce journal qu’elle s’écrit, c’est ce roman que nous lisons. Tel qu’elle l’écrit. Au fil des pages qui se tournent, nous découvrons des petits bouts de sa vie présente et passée, ses espoirs mais aussi ses souffrances, sa force, son obstination. Des petits bouts qui forment un tout, tels les pièces d’un puzzle.

Quand nous commençons le livre impossible de ne pas deviner vers quelle fin nous nous dirigeons, il ne peut en être autrement. Ce livre est trop juste, trop vrai, pour nous faire croire aux miracles. Il nous raconte la vie de Sam telle qu’elle est. Ses amours, ses amis, ses disputent, ses envies, ses choix, ses erreurs, ses paroles qu’elle redoutera d’avoir dit ou de ne pas avoir dit, ses amitiés perdues puis retrouvées, ses amitiés qui cachent plus, sa vie de famille. Les aléas de la vie d’une élève qui quitte le lycée à la fin de l’année. La maladie en plus. Une maladie que nous avons trop tendance à oublier et qui vient nous faire un petit coucou traître quand nous espérons qu’elle n’existe plus alors qu’elle est bien là, sournoise et qu’elle attaque bien trop rapidement à notre goût notre nouvelle amie Sam.

J’allais dire « le gros point fort de ce roman » mais en fait, ce roman est un ensemble de points forts. L’un d’entre eux, c’est le format du livre. Son contenu un peu particulier, surprenant au départ, mais tellement, tellement touchant, poignant. Sam ne nous parle pas, non Sam se parle à elle-même. De manières différentes. Des petites notes, des petits pots-its, des scripts de discussions, des listes, des textes plus longs, des paragraphes, des chapitres, des textes incomplets, entrecoupés quand la maladie la trouble. Nous sommes sans cesse surpris. Totalement pris par ce qu’elle juge important de se rappeler. Puis il y a ces autres textes, les excursions de ses parents, de ses frères et sœurs, de ses amis, de son amour, qui prennent le clavier et trouvent le courage d’y laisser leur trace.

Sam devient notre amie, nous l’admirons, nous avons envie de la secouer quand elle fait des erreurs, nous souffrons avec elle, pour elle mais aussi pour ses proches. Plus la fin approche, plus nous avons cette boule dans la gorge qui grossit. Nous sourions, nous couinons, nous gloussons tout en ayant envie de fondre en larmes devant l’inévitable qui s’approche. Ce qu’il y a de beau ici, c’est que l’auteur ne tombe pas dans le dramatique, dans la pathétique, dans le trop. C’est super émouvant, hyper touchant, totalement poignant, un coup de cœur coup de poing, je l’avoue sans honte j’ai fini en pleurant, ce livre m’a complètement chamboulée, totalement mise dans tous mes états. Et je ne vous parle même pas des personnages sinon je risque de vous spoiler mais ils sont parfaits. Et j’ai eu tellement, tellement, tellement de peine pour eux. Sans oublier de parler de cette fin absolument parfaite. Parfait mais destructive.

Spoiler SelectVoir

Les éditions Lumen s’éloignent de leur ligne éditoriale habituelle, sortant du fantastique/dystopique/imaginaire pour un roman de vie et après lecture, nous ne pouvons que comprendre pourquoi et espérer qu’ils confirment cet essai en nous dégottons de nouvelles perles du genre. Sam ne voulait rien oublier, c’était le but de son livre. Une chose est sûre, moi, je ne suis pas prête de l’oublier !

Mnémotechniquement Vôtre,
Melwasul

coup de coeur

Votre appréciation du livre:

Voir les résultats

Loading ... Loading ...
Share via email
+1

2 réflexions au sujet de « The Memory Book de Lara Avery »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *