Qui es-tu Alaska ? de John Green

Titre : Qui es-tu Alaska ?
Auteur : John Green
Éditeur : Gallimard Jeunesse
Date de parution : 21 août 2014

Résumé
Premiers amis, première fille, dernière paroles…La vie de Miles Halter n’a été jusqu’à maintenant qu’une sorte de non-évènement. Décidé à vivre enfin, il quitte le cocon familial pour partir dans un pensionnat loin de chez lui. Ce sera le lieu de tous les possibles. Et de toutes les premières fois. C’est là aussi qu’il rencontre Alaska. La troublante, l’insaisissable et insoumise, drôle, intelligente et follement sexy, Alaska Young.!

Avis de Melwasul
note 5Voilà presque deux ans que je suis tombée follement amoureuse d’un certain Augustus Waters et sous le charme d’une certaine Hazel Grace Lancaster, ils sont entrés tous les deux dans ma vie tel une GRENADE. Et derrière tout ça, j’ai découvert le nom d’un auteur, un certain John Green, qui m’a bouleversé comme jamais avec son roman. Le tout, juste à sa parution française, bien avant la frénésie qu’il y a eu autour en France. Un livre acheté par pur hasard pour utiliser une carte cadeau alors que je n’avais pas trop d’idées. Un choix que je n’ai jamais, jamais regretté et dont je me félicite tous les jours. Ce roman, j’en suis sûre n’aurait pas eu la même saveur si je l’avais lu après tout le battage qu’il y a eu en France, j’aurais été moins surprise, et je n’aurais pas eu l’impression de découvrir une pépite exceptionnelle. Enfin bref, je vais m’arrêter là parce que sinon je vais finir par retaper une chronique sur Nos Etoiles Contraires.

Tout ça pour dire que j’ai découvert la plume de John Green voilà bientôt deux ans et que pourtant depuis je n’ai rien lu de lui. Ce qui est profondément scandaleux, je le reconnais. Mais je ne sais pas, ses romans étaient moins visibles dans les rayons, les couvertures moins tentantes et puis le manque de temps, l’oubli, et peut-être aussi, la peur d’être déçue, on fait que … Jusqu’à ce que l’année dernière je me dise qu’il fallait vraiment que je saute le pas puis j’ai attendu encore. Jusqu’à ce que je découvre que 3 de ses romans allaient être réédités à l’occasion de la sortie du film et qu’en plus les couvertures étaient troooop belles (femme futile le retour), j’ai donc craqué pour La face cachée de Margo (que je n’ai pas encore lu) et bien sûr Qui es-tu Alaska ? dont je vous parle aujourd’hui.

Qui es-tu Alaska ? c’est l’histoire de Miles Halter, adolescent qui n’a pas vraiment d’amis et qui sait que sa place n’est pas là où il est et qui décide donc de partir en pension « en quête d’un Grand Peut-Être ». Là-bas, il fait la connaissance de Chip (aka Le Colonel), de Takumi (le Nippon qui n’est pas forcément un as de l’informatique), Lara (la roumaine qui roule les « r ») et d’Alaska. Alaska qui lui fait effet immédiatement.

Mais je l’ai à peine entendu parce que je me suis trouvé face à la fille la plus sexy de toute l’histoire de l’humanité, en jean coupé et débardeur pêche.

Et à partir de là, on va suivre leurs aventures à Culver Creek tout en tremblant, la boule au ventre. Car dès le début nous savons qu’il y a un AVANT et un APRES … Mais un avant et un après quoi ? Le compte à rebours est lancé, et chaque chapitre nous rapproche de cet évènement, qui nous en sommes de plus en plus sûrs, va tout changer. Et franchement, moi adepte de la lecture de fin de roman (*se-cache*) je ne sais pas d’où m’est venu la force de résister pour ne pas regarder ce qui allait se passer et quand (je sais que vous aussi vous êtes épatés !). Enfin, ça tient quand même à quelque chose : l’écriture de John Green et l’ambiance de cette première partie : légère, drôle, ironique à souhait, on glousse, on sourit et on veut en profiter parce qu’on se doute bien que ce compte à rebours va nous jouer un sale tour.

Bien sûr que si, a-t-il rétorqué. « Super » porte un jugement sur le corps d’une femme. Alors que « qui pointent » se résume grosso modo à une observation. Et pour pointer, ils pointent. Enfin, putain !

Cette première partie est pleine de passages drôles à souhait et on s’attache énormément à Miles, il grandit petit à petit et on comprend que son choix était le bon. Il s’est fait de vrais amis, malgré leur mauvais caractère à tous et leurs sautes d’humeur. Et quand il s’agit de faire toutes les bêtises possibles et inimaginables pour faire enrager le directeur (l’Aigle) et les weekendeurs (ces fils et filles à papa/maman qui ont la chance de pouvoir rentrer le week-end), ils sont toujours présents, plus inventifs que jamais. Et puis on souffre aussi pour lui devant le comportement d’Alaska qui le fait tourner bourrique.

Elle est mignonne, me suis-je dit, mais quel intérêt d’aimer une fille qui vous traite comme un gosse de dix ans ? On a sa maman pour ça.

Alaska que l’on a beaucoup de mal à cerner. On s’attache à cette fille étrange, tout comme Miles mais on ne peut s’empêcher de se poser des questions, d’être énervés aussi par moment par son comportement. On a l’impression qu’elle cache un cœur de pierre, qu’elle se moque un peu des autres par moment puis à d’autres on a l’impression de voir une autre Alaska, soucieuse de ses amis.

J’en avais marre de ses sautes d’humeur, un jour glaciale, l’autre délicieuse, le troisième dragueuse envoûtante, et le quatrième odieuse désenvoûtante.

C’est bien trop pour Miles qui ne sait plus comment agir, et nous avec lui. Il trouve d’ailleurs une très belle métaphore (ahh John Green et ses métaphores <3) qui résume parfaitement leur relation mais je vous laisse la découvrir.

Et puis arrive LE jour, l’évènement qui va tout changer et même si je m’attendais à quelque chose de surprenant, finalement je ne m’étais pas assez préparée (franchement John Green est un sadique de nous faire le coup à chaque fois !). Et à partir de là tout change. Les questions que se posaient nos protagonistes en première partie de manière légère prennent tout leur sens ici. L’ambiance est beaucoup moins légère, beaucoup plus sérieuse. Nous sommes comme Miles, nous voulons des réponses, nous voulons savoir pourquoi. Mais y a-t-il toujours des pourquoi ?
Cet évènement va profondément changer Miles, ainsi que ses amis.

J’ai toujours apprécié ton enthousiasme, le Gros, a-t-il dit en souriant, cette fois. Je vais continuer en faisant comme si tu en avais encore, jusqu’à ce que tu le retrouves.

Car avec les « si », on referait le monde c’est bien connu. Et après un tel évènement, les « si » s’enchaînent mais n’apportent aucune réponse, juste de nouvelles interrogations et énormément de douleur. Puis finalement, les jours passent, la douleur et les questions restent mais le temps panse les blessures. La légèreté frappe à nouveau par moment et nous l’attendons, la guettons avec impatience. Le moindre sourire nous est précieux, comme pour eux qui apprennent à vivre avec leur chagrin, et qui revivent même, prenant conscience de la valeur de la vie, de leur force.

Lorsque les adultes disent avec un sourire imbécile et sournois : « les adolescents se croient invincibles », ils ne se doutent pas à quel point ils ont raison.

Ce livre m’a bouleversé, vraiment bouleversé. Je n’ai pas pu le lâcher (j’ai quand même fini de le lire en marchant dehors dans le noir avec une torche électrique parce qu’il fallait que je me déplace et qu’il ne me restait que les 10 dernières magnifiques pages)(je suis rentrée dans un buisson en tournant trop tôt d’ailleurs…). John Green a encore réussi le tour de force de me faire rire et pleurer à la fois (chose très très moche à regarder je pense). Il aborde de nombreux sujets l’air de rien et comme je disais pendant ma lecture à ma Paupiette Mocking Jay : « derrière ce côté YA, il est extrêmement adulte ». Jusqu’au bout, jusqu’au dernier coup d’éclat (RENVERSONS LE MODELE MACHISTE)(j’en glousse encore)(même l’Aigle m’aura émue pour le coup), jusqu’à cette dernière dissertation, ce dernier point final, j’aurai tremblé, le cœur palpitant à mille à l’heure.

coup de coeur

Peut-Êtrement Vôtre,
Melwasul

P.S : j’ai eu une pensée pour tous ceux et celles qui voient leur PAL interminable s’allongée. Pour vous sentir moins coupables, méditez ces belles paroles d’Alaska :

Tous les étés depuis que je suis toute petite, je hante les vide-grenier à la recherche de livres intéressants. Comme ça, j’ai toujours quelque chose à lire. Mais il y a tant d’autres choses qui nous attendent : les cigarettes à fumer, l’amour à faire, les balancelles à balancer. J’aurai du temps pour lire quand je serai vielle et barbante.

P.S Bis : à la vue de tous les passages que j’ai noté, vous vous apercevrez que j’ai vraiment été sage pour ce qui est des extraits et ça a été dur de choisir (je vous ai laissé les plus surprenant pour préserver les effets de surprises ? ).

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