L’homme qui n’est jamais mort de Olivier Margot


Titre : L’homme qui n’est jamais mort
Auteur : Olivier Margot
Éditeur : JC Lattès
Date de parution : 8 janvier 2020

Résumé

Matthias Sindelar fut l’avant-centre génial de la Wunderteam, la grande équipe historique de l’Autriche. Il fut surnommé l’« homme de papier », pour son physique chétif et son art de franchir les murs de défenseurs, là où ne pouvait passer qu’un bout de papier.

La Vienne du début du XXe siècle est la métropole intellectuelle du monde. Sindelar côtoie les cercles ouvriers et les cafés peuplés d’intellectuels. Il joue au football dans un pays qu’écrase la montée des organisations fascistes, les grognements d’une guerre civile à venir et les tensions avec l’Allemagne.
Sa popularité a fait de lui le représentant adulé du football, cet art collectif qui se crée et s’abolit dans l’instant. Il personnifie le jeu et chacun comprend que dorénavant la beauté a une durée : une heure trente, le temps d’un match.
Après l’invasion allemande, pour un match de gala auquel assiste Hitler, Sindelar porte la Wunderteam qui domine la Mannschaft, l’équipe nationale allemande, 2-0. C’est une humiliation et un acte de résistance.
Le 23 janvier 1939, on retrouve son corps inanimé avec celui de sa compagne, juive, apparemment asphyxiés par une cheminée défectueuse.

Avis de Stéphanie

note 5

J’ai éprouvé une admiration teintée de tendresse pour Mathias Sindelar et, alors même que je n’aime pas du tout le football, je dois admettre que j’avais envie de savoir qui se cachait derrière l’ « être de papier ».
Le « Mozart du football », voilà un autre surnom qui a su éveiller ma curiosité.

Il ne jouait pas au football comme tout un chacun. Il était un artiste, un esthète et un footballeur inégalable. Il ne suffisait pas de gagner un match ou de marquer un but, il fallait le faire élégamment, dans un jeu chorégraphié, esthétiquement et techniquement redoutable.
Dans ce roman, on perçoit très nettement la profonde admiration de l’auteur pour Mathias Sindelar, pour son parcours, pour ses pensées, pour l’être humain qu’il était. Cette admiration est communicative. Ce roman est un hommage. Un hommage poignant. Un hommage douloureux aussi…

La montée en puissance du nazisme et ses ravages ont atteint Sindelar, dans sa chair mais pas dans son âme ni dans son jeu.
Dans ce roman, je regrette seulement le fait de ne pas avoir réussi à saisir toutes les subtilités de l’auteur concernant les scènes de jeu à proprement parler, et notamment celles qui attestent de l’excellence de Sindelar. Je suis bien trop ignorante dans le domaine alors, parfois, je me suis sentie à côté de la plaque.

Un beau roman que je recommande aux passionnés de football et d’histoire. Je sais déjà à qui je vais l’offrir.
N’hésitez pas à vous lancer dans ce livre qui sonde l’humain dans ce qu’il a de pire et dans ce qu’il a de meilleur.

Stéphanie

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