Les sautes d’humour de Jane Austen

Les sautes d'humour de jane austen
Titre : Les sautes d’humour de Jane Austen
Auteur : (Textes réunis par Dominique Enright)
Éditeur : Payot
Date de parution : 01 octobre 2014

Résumé

Sous le couvert d’intrigues sentimentales, Jane Austen (1775-1817) se considérait comme une romancière comique armée d’un solide bon sens. Voilà pourquoi elle a si bien décortiqué la nature humaine sans jamais sortir de son milieu, la gentry anglaise. Ces petites gourmandises tirées de ses livres et de sa correspondance nous apprennent beaucoup sur cette célibataire espiègle et discrète, mais elles nous expliquent surtout comment gouverner notre vie avec le sourire en conciliant raison et sentiments. Car plus que de bals et de modes, de livres et de lectures, il est question ici de mariages et de vanités, de relations encombrantes et d’amitiés précieuses.

Avis de Melwasul

Aujourd’hui, je ne vous propose pas vraiment une chronique de livre mais plutôt une présentation d’un livre qui me tient à cœur. Il s’agit du livre Les sautes d’humour de Jane Austen publié en octobre par les éditions Payot. Il ne s’agit absolument pas d’un roman, d’une réécriture d’une œuvre de Jane Austen mais d’extraits de ses romans et de sa correspondance. C’est donc bien la plume de Jane que l’on retrouve, pour notre plus grand bonheur.

Comme l’indique le titre du roman, il s’agit d’extraits qui reflètent la marque de fabrique de Jane Austen : son humour, souvent un brin ironique, mais aussi ses traits d’esprits qui amènent réflexions. Et quel plaisir de pouvoir retrouver tous ces passages que l’on adore réuni dans un seul petit livre en compagnie d’extraits qui nous sont inconnus et que l’on découvre pour la première fois.

L’autre plus, c’est que l’auteur ne s’est pas contenté de reprendre des extraits de ses œuvres mais il est aussi allé farfouiller dans sa correspondance privée avec sa famille, ses connaissances. Des extraits qui sont encore plus représentatifs de sa personnalité, de son humour, de sa manière de voir le monde qui l’entoure. Tous ces éléments qui font la particularité de ses romans et leur caractère intemporel : je pense que l’on peut dire que Jane Austen n’a jamais été aussi reconnue qu’actuellement, bientôt 200 ans après sa mort.

Le livre commence avec un court avant-propos très intéressant sur Jane Austen, avant-propos reflétant parfaitement ce que l’on sait de son caractère. S’ensuit une chronologie de ses œuvres citées ainsi que de courtes informations sur les destinataires de ses lettres. Et enfin, les fameux extraits qui sont classés par catégories : Plume de jeunesse, Bals et modes, Lire et écrire, L’argent, Le mariage, L’homme et la femme, Amoureuse ou pas ?, Amis et relations, La foire aux vanités, Affaires de famille, Réflexions générales et particulières. Les extraits de ses livres et de ses lettres étant mélangés. Il faut d’ailleurs reconnaître que ce sont ces derniers que j’ai le plus apprécié, car ils reflètent vraiment l’humour caractéristique de Jane Austen.

Si je dois vraiment reprocher quelque chose à ce petit livre, c’est sa couverture française vraiment affreuse et qui ne reflète absolument pas à mon avis l’univers de Jane Austen. Mais je suis tellement contente que ce genre de livre sur Jane Austen soit traduit en français que je ne vais pas trop me plaindre ! Une chose est sûre, ce livre, c’est le livre à avoir dans sa bibliothèque pour toutes les adeptes de l’auteure, un livre à post-iter sans modération, un livre pour nous faire sourire de temps en temps de manière rapide, une vraie petite bible de ce que l’on aime chez Jane Austen. Mais pas seulement pour les Janéïtes, pour tous ceux et celles qui voudraient découvrir sa plume tout en n’osant pas se lancer dans un de ses romans, et je suis sûre qu’après l’avoir lu, ils n’hésiteront plus à faire le grand saut !

« Nous prévoyons d’embaucher une cuisinière à demeure, une jeune bonne écervelée et un homme posé d’âge mur, lequel fera tout à la fois office de mari pour la première et d’amoureux pour la seconde. Pas d’enfant, bien sûr, ni pour l’une ni pour l’autre. »
A Cassandra, 3-5 janvier 1801

Janéïtement Vôtre,
Melwasul

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