Les chiens de Allan Stratton

Les chiens

Titre : Les chiens
Auteur : Allan Stratton
Éditeur : Milan
Date de parution : 21 octobre 2015

Résumé

Cameron devait être à l’abri pour de bon, dans cette vieille ferme paumée au milieu de nulle part. Son père ne les dénicherait jamais dans un coin pareil, avait dit sa mère.
N’empêche, dès le premier jour, Cameron sent bien que quelqu’un est déjà là. Invisible, mais il le sent. Il l’entend même parfois.
Quels secrets va-t-il découvrir dans cette baraque?

Avis de Melwasul

note 5

En commençant Les chiens je m’attendais à lire un bon livre d’horreur pour jeunes lecteurs. De ceux qui nous font craindre d’éteindre la lumière à la fin d’un chapitre, qui nous font nous angoisser avant de tourner chaque page, qui nous mettent la boule au ventre et nous font trembler. Oui un bon livre horrifique voire psychologique qui met les jetons. Résultat -> grosse déception. Pas à un seul moment je n’ai tremblé et pourtant, l’auteur fait tout pour nous mettre en condition en réunissant un certains nombres de clichés !

Cameron et sa mère fuient en toute hâte leur petite maison car cette dernière a la certitude que son ex-mari et père de son fils les a retrouvé. Il lui faut absolument un endroit où il sera impossible à cet homme violent de les retrouver. Pour ce faire, direction une toute petite ville perdue au milieu de nulle part (premier cliché) où la seule maison disponible est une vieille maison isolée (cliché numéro 2), un brin délabrée (clichée numéro 3) avec pour voisin un vieil homme bizarre et un peu inquiétant (bonjour monsieur le cliché numéro 4) et qui cache quelques secrets (coucou cliché numéro 5). Bon j’ai oublié de mentionner les clichés 6, 7 et 8 (des rumeurs d’assassinats, une cave louche remplie d’objets qui le sont tout autant …). Quand je vous le disais, tous les ingrédients sont réunis dès le début pour nous dire « attention, vous allez trembler ! ».

Malheureusement, je n’ai pas tremblée du tout comme je le disais en introduction. Mais cela n’empêche pas l’histoire d’être potentiellement intéressante d’un point de vue psychologique. Quelle est la limite entre la réalité et l’imagination de Cam ? Se fait-il des idées ? Car les deux histoires sont tellement semblables, tellement identiques, proches que nous pouvons clairement nous poser la question de savoir si Cameron ne s’imagine pas un certain nombre des éléments de l’histoire. Nous nous posons également des questions sur son père, sur le fait de savoir s’il est si violent que ça ou si la mère de Cameron elle aussi ne va pas imaginer des choses. Mais même ça, le côté paranoïaque que peut entraîner un traumatisme n’est finalement pas vraiment traité ou pas comme nous pouvons l’espérer. Dommage, deux fois dommage.

Malheureusement, si je n’ai pas adhéré à l’histoire qui m’a plus que déçue, l’écriture m’a elle aussi laissée de glace. D’abord, le personnage de Cameron, censé être au collège, avec qui j’avais l’impression d’être face à un petit garçon de 8 ou 9 ans. Dès les premières pages, je l’ai trouvé très enfantin, mais j’espérais qu’il grandisse, qu’il s’étoffe, il n’en a rien été. En dehors du personnage principal auquel je n’ai pas cru, j’ai eu beaucoup de mal à m’adapter à l’écriture de Allan Stratton. Je l’ai trouvée saccadée, peut-entraînante, longue, un peu ennuyeuse et fade par rapport à l’histoire que l’auteur croit nous raconter. Il lui manqua à peu près tous les éléments qui auraient pu vraiment me faire accrocher. Un style qui ne m’a donc pas convaincue.

Je suis très critique mais j’ai quand même mis un 2/5 pour deux raisons. Je l’ai lu jusqu’à la fin parce qu’il me fallait me savoir le fin mot de l’histoire et parce que j’espérais vraiment que le côté thriller psychologique serait de plus en plus développé en approchant du dénouement. Mais je l’ai fini, j’ai eu tout au long de ma lecture le besoin de savoir ce qu’il en était. L’autre raison, c’est le personnage de Jacky qui malgré tous les défauts que peut avoir le livre et ses personnages à quelque chose de particulier, en plus de par qui il est, de par ce qu’il est et c’est incontestablement la réussite du roman !

Après comme je le dis toujours, ce n’est que mon avis et les chroniques sur le roman sont majoritairement bonnes voire très bonnes. Peut-être que j’en attendais trop, peut-être qu’en réalité j’ai mal imaginé son genre horreur/thriller psychologique angoissant mais ça n’enlèvera pas le fait qu’avant toute chose, je n’ai pas non plus accroché à l’écriture de l’auteur. Trois fois dommage …

Nonhorrifiquement Vôtre,
Melwasul

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2 thoughts on “Les chiens de Allan Stratton

  1. beautyblondetest

    Coucou, est ce qu’à la base c’est un livre jeunesse? Parce qu’il est sur ma liste (pas encore acheté!)
    Merci pour ta chronique
    Maryline

    Reply

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