Le code perdu de Kevin Emerson

le code perdu
Titre : Le code perdu (Atlantide #1)
Auteur : Kevin Emerson
Éditeur : Milan – Macadam
Date de parution : 09 avril 2014

Résumé

Il y avait avant.
Et il y a maintenant.
Une Terre dévastée par les radiations solaires.
Une civilisation qui a sombré dans le chaos.

Et puis il y a Éden-Ouest, le paradis sous dôme. C’est là qu’Owen va passer ses vacances, sélectionné comme quelques autres.
Paradis ?
Pas si sûr.

Avis de Melwasul

note 4.5Je commence à avoir lu un bon tas de dystopies depuis que MockingJay m’a fait découvrir ce genre il y deux ou trois ans (que le temps passe vite !), c’est qu’elle m’a contaminée et que j’aime ça autant que mes romances chouchoutes. J’en ai lu des plus ou moins bonnes, même s’il faut le reconnaître, je n’ai pas été souvent déçue (un peu aussi parce que j’attends que la grande prêtresse du genre teste avant, MockingJay tu es mon cobaye 😀 ). Alors bien sûr, j’en ai lu des moins bonnes que d’autres, et j’en ai lu des excellentes comme C.O.V.E Abel de Karen Lad par exemple, mais je crois bien n’en avoir jamais lu d’aussi complexe qu’Atlantide.

Tout commence comme dans une dystopie classique : la Terre n’est plus celle que nous connaissons, ici, à cause d’un terrible changement climatique. Les hommes ont trop tiré sur les ressources de notre planète, trop abusé de ce qu’elle nous offre, le soleil s’est dangereusement rapproché de nous, ses rayons brûlants tout sur leur passage transformant l’Amérique du Nord (et bien d’autres lieux) en désert. Cinquante ans plus tôt, la Grande Montée provoquée par la fonte des glaces a provoqué l’inondation totale des côtes, des villes comme New-York, Dubaï ou Shanghai étant complètement englouties. Les populations ont été déportées pour tenter de survivre mais presque sept dixième de la population mondiale a disparu, emporté par la maladie, les guerres, le chaos… Seules quelques petites étendues de Terres sont encore habitables : la Zone Habitable et les cinq dômes d’Eden où l’on vit comme avant même si tout y est truqué …

Owen vit sous terre avec son père pour éviter les radiations du soleil. Un beau jour il a la chance d’être sélectionné pour partir dans un camp de vacances à la surface de la Terre sous le dôme d’Eden-Ouest. Owen adolescent un peu chétif à cause des privations que les hommes subissent sous terre, ennuyé par de nombreux soucis de santé qu’il préfère taire une fois au camp, mais extrêmement intelligent, est de suite mis à part par les autres garçons et notamment, par la Sangsue, le petit chef de sa hutte, ancien de la colonie qui se croit tout permis. Mais il y a également Lilly, une des surveillantes d’un an plus vieille et qui lui fait un effet considérable. C’est à cause d’elle que lors du premier test de natation il va aller au-delà de ses limites et qu’il va se noyer pour la première fois dès le premier jour de camp (c’est bête mais il y gagne une séance de bouche-à-bouche de Lilly)(malynx le lynx)(même si le seul effet sera de le faire vomir)(de suite c’est moins glamour). Mais il se passe des choses étranges lors de cette noyade : de un, il reste presque 10 minutes sous l’eau, de deux, des coupures surprenantes apparaissent de chaque côté de son cou sans oublier toutes les sensations qu’il aura dans les heures qui suivront, l’empressement du directeur Paul à absolument savoir ce qui lui est arrivé dans les détails, et bien d’autres détails. Finalement il va découvrir les réponses à une partie de ses questions et se découvrir une nouvelle famille. Mais je n’en dirais pas plus, ce serait complètement vous gâcher la surprise qu’a été pour moi ce bouquin.

Malgré un début un peu long, une trentaine de pages que j’ai eues du mal à tourner, j’ai finalement été complètement prise par l’histoire, le monde qu’a créé Kevin Emerson. Et quel monde ! Un monde pas seulement dystopique, un monde qui mélange les genres, un monde qui nous emmène vers les légendes des cités englouties, sur les traces de la civilisation disparue des Atlandes. Nous allons de surprises en surprises. Alors que je pensais avoir deviné certaines choses, l’auteur a trouvé le moyen de m’étonner encore un peu plus à chaque fois. Je n’ai pas pu lâcher le bouquin avant la fin, je voulais en savoir plus, je voulais découvrir ce monde passionnant et complexe plus en détail. Je pense que je me répète mais vraiment qu’elle imagination débordante, quel talent pour mêler tant d’éléments si différents, pour nous offrir un environnement captivant.

Je me rends compte que je n’ai pas encore parlé des personnages du bouquin. Owen, notre protagoniste n’est pas un héros ordinaire, c’est un humain avant tout, avec ses doutes, ses craintes, comme vous et moi. Ce n’est pas un surhomme, au contraire, au début du bouquin, il est même décrit comme banal, chétif, invisible puis au fil des pages il va prendre une certaine envergure sans pour autant ne plus être lui-même. Ce n’est pas un héros qui se sacrifie sans hésiter pour autrui. Non comme tout homme, à certains moments, il va se dire « mais pourquoi ne pas penser seulement à moi ? Pourquoi me préoccuper des autres, pourquoi ne pas me contenter de juste sauver ma peau ? ». Des réactions, des questionnements, qui nous le rendent encore plus attachant. Lilly est plus difficile à cerner même si on s’attache également à elle. Elle est forte, nous semble avoir un cœur de pierre et pourtant elle est fragile en même temps, cachant quelques blessures secrètes. Il y a autour d’eux tout un tas de personnages : le directeur du camp, le docteur, les camarades d’Owen et Lilly, ses compagnons de chambres. Tant de personnages dont je ne peux pas – ne veux pas – vous parler sous peine de vous révéler des détails de l’intrigue. Sachez juste qu’ils sont tous parfaits, cachant leur véritable face pour certains jusqu’au dernier moment. Ils sont surprenants, certains nous font passer par toutes les émotions, du dédain à la haine puis à la compassion et inversement.

Vous l’aurez compris, j’ai complètement adoré ma lecture. Le demi-point en moins vient du début un petit long, mais une fois lancé, impossible de s’arrêter, ce monde est trop intrigant, trop captivant. Je n’ai qu’une seule hâte plonger à nouveau dans l’aventure auprès d’Owen et Lilly et en apprendre plus sur le monde qui les entoure, sur ce qu’ils sont vraiment. Je suis persuadée que l’auteur nous réserve encore bien des surprises (je me pose encore tellement de questions !).

Libellul’ment Vôtre,

Melwasul

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2 réflexions au sujet de « Le code perdu de Kevin Emerson »

  1. MockingJay

    Rholalalala ca donne envie!!!!
    Il faut vraiment que je me dépêche des terminer ceux que je dois lire pour le blog, pour enfin pouvoir attaquer celui la!!!!!!

    Répondre
    1. Melwasul

      Ouii il est vraiment extra. J’ai adoré. Plus on avance plus on est subjugué ! Le tome 2 va vraiment être long à attendre ^^

      Répondre

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