L’année où je t’ai perdu de Emily Martin

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Titre : L’année où je t’ai perdu
Auteur : Emily Martin
Éditeur : Hugo Roman – New Way
Date de parution : 04 mai 2016

Résumé

Harper est la spécialiste des grosses bourdes. On peut même dire qu’elle y excelle ! L’année passée, elle s’est faite virer de son équipe de natation, a gagné la réputation de la pire garce du lycée, puis est devenue le mouton noir officiel de sa famille. Mais sa pire erreur est sans doute d’avoir perdu son meilleur ami, Declan.
Après six mois d’absence et de silence, Declan revient dans leur ville natale pour y passer l’été. Tout chez lui semble différent : il est plus grand, plus fort, et surtout plus séduisant que jamais… Harper aussi a changé, surtout depuis qu’on a diagnostiqué un cancer à sa mère.
Declan ne veut plus avoir affaire à Harper. Pourtant, il est le seul à qui elle aurait voulu se confier. Mais alors que le destin les rapproche à nouveau, ils devront décider ce qu’ils peuvent sauver dans leur histoire…

Avis de Melwasul

note 1.5

Je vais être brève : ce roman m’a fait grincer des dents, rouler des yeux, souffler de dépit, rire de désespoir. Je suis peut-être un peu vache mais jusqu’à présent j’ai toujours beaucoup aimé les romans de la collection New Way de chez Hugo Roman qui avaient tous un sens, qui étaient porteurs de messages, là c’est juste tout le contraire. Un condensé de tous ce que les jeunes ne doivent pas être/faire/juger normal.

Dans le résumé il est écrit qu’Harper est une spécialiste des grosses bourdes. C’est même la première ligne. Je me dois de corriger rapidement ça : non Harper n’est pas la spécialiste des grosses bourdes, elle est juste nombriliste et à très certainement besoin de voir un thérapeute. Les héroïnes à problèmes ça ne me dérange pas, il peut y avoir même de magnifiques romans mais alors là, Harper, dans le genre imbuvable, c’est le pompon ! Elle est narcissique, ne voit pas plus loin que le bout de son nez, n’accepte pas ses erreurs et son obsession pour Declan tout en faisant tout ce qui est le pire devient presque dérangeante. Une vraie reine du drame. Drame qu’elle ne peut s’empêcher de provoquer ! (Et je vous parle pas alcool et garçons …)

Declan, c’est un de ses (ex)meilleurs amis depuis toujours à qui elle ne parle pratiquement plus. Voilà un an qu’il a quitté la ville pour partir en internat après qu’ils aient découverts qu’ils étaient plus que des amis. Mais alors que tout semblait (vraiment qu’en apparence) aller pour le mieux, Harper a totalement coupé le contact deux mois plus tard et enchaîné les gros n’importe quoi. Declan qui forcément, à son retour, est un brin en colère après elle et qui pourtant va essayer de se montrer conciliant. En fait, même s’il a tout pour être adorable, on attend juste qu’il lui dise ses quatre vérités pour qu’elle se bouge les fesses et quand il finit par le faire, c’est pile quand il ne le faut pas et c’est un gros raté !

Quant aux personnages secondaires, j’ai envie de crier « horreur, malheur » (ouiiiii je suis la sorcière)(référence pourrie bonjour) ! Soit ils sont potentiellement intéressants mais bien trop peu développés, soit ils sont potentiellement inintéressants mais bien peu développés. Que ce soit sa famille trop superficielle alors qu’il y avait bien plus matière à, son meilleur ami Cory qui à part servir de larbin ne sert pas à grand-chose, sa meilleure amie Sadie qui est juste « au secours mais comment peut-on être amie avec une telle fille et ne pas se rendre compte à quel point ça craint du boudin ?! » (d’ailleurs Cory et Sadie c’est un peu comme avoir un ange protecteur sur une épaule et un diablotin provocateur sur l’autre)(mais oh tellement cliché)(roulage d’yeux vitesse mille).

Finalement, la goutte d’eau qui fait déborder le vase, c’est que tout se passe à la première personne, que nous passons tout le livre dans la tête d’Harper et que nous voyons bien qu’elle n’évolue absolument pas durant le roman. Si évolution il y a, elle est vraiment superficielle : au final, rien n’est vraiment de sa faute, elle est vraiment excusable et c’est encore les autres qui doivent faire le premier pas. Je n’ai vraiment pas vu/compris vers quoi voulait nous emmener l’auteure, quelle était la morale de son histoire. Cela vient peut-être de moi, peut-être suis-je trop dure mais honnêtement quelle lecture WTF. Le seul truc qui fait que la note n’est pas plus mauvaise c’est que l’écriture n’est pas désagréable, ça se lit vite (quand on ne lève pas les yeux au ciel toutes les trente secondes) et soyons positive, il y a un ou deux passages plutôt mignons.

Sur ce, je vous laisse, je vous rappelle que ce n’est que mon avis mais j’en suis convaincue : Harper a clairement besoin d’une thérapie…

Ciel’ment Vôtre,
Melwasul

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4 réflexions au sujet de « L’année où je t’ai perdu de Emily Martin »

  1. Bib HLM

    OOOH ! Harper, Cory et Sadie.. le bouquin dans son ensemble se prennent une grosse claque ! « horreur, malheur » : Merci de me faire passer mon touuuur xD

    Répondre
    1. Melwasul Auteur de l’article

      Mais avec plaisir, c’est plutôt rare que je déconseille un livre mais là honnêtement c’est un raté …

      Répondre

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