La perle rare de Laura Lee Guhrke

la perle rare

Titre : La perle rare (Les héritières américaines #1)
Auteur : Laura Lee Guhrke
Éditeur : Harlequin – Victoria
Date de parution : 02 mars 2016

Résumé

Comment marier un marquis orgueilleux, libertin et sans fortune ?

Dans les salons de la bonne société londonienne, un faux pas ne pardonne pas. C’est pourquoi lady Belinda aide les jeunes Américaines en quête d’époux à éviter les erreurs de débutantes, et à reconnaître la perle rare : un lord fiable, sérieux, dont le titre leur assurera un avenir glorieux. L’exact opposé de ce lord Trubridge, qui vient lui demander sans détour un riche parti pour renflouer ses caisses. C’est bien mal la connaître, car Belinda n’a aucune intention de sacrifier ses principes à un tel cynique.

De sa plume piquante, Laura Lee Guhrke explore avec humour les rouages du mariage dans l’aristocratie de la Régence.

Avis de Melwasul

note 10

Jeudi soir, j’ai eu l’honneur d’être invitée par les éditions Harlequin à la soirée d’inauguration de leur nouvelle collection de romances historiques Victoria. Une soirée magnifique dans un lieu parfaitement adapté, le Bar Restaurant Lapérouse où toutes l’équipe Harlequin et certaines des bloggeuses invitées c’étaient mis sur leur trente-et-un version régence ! Le thème principal de cette nouvelle collection Victoria étant la romance historique et plus particulière la Régence en Angleterre même s’il se peut qu’il y ait quelques exceptions. Il nous y a été promis des textes de qualités, d’auteurs déjà connus en France pour certains, d’autres célèbres dans le monde de la romance anglophone et d’autres encore qui arrivent dans le milieu avec succès. Moi qui n’ai jamais été très fan de la collection Historique de chez Harlequin que je trouvais très moyenne, j’étais plus qu’impatiente de découvrir Victoria !

C’est maintenant chose faîte car en plus d’avoir été merveilleusement bien accueillie (avec une petite conférence sur être une jeune fille et une femme à la Régence en Angleterre)(beaucoup moins glamour que dans les livres …), d’avoir bien mangé, bien papoté, nous sommes reparties avec un petit sac contenant les trois premières parutions du mois de mars (ainsi qu’avec un miroir et un éventail !). Première remarque sur les livres-objets qui sont sublimes. La couverture est très, très bien travaillée, toute douce, comme du velours, avec des finitions qui font que la collection va de suite se démarquer dans les rayons. Le tout pour un (petit) prix allant de 7,20 € à 8,20 € suivant le nombre de pages. Bon, les couvertures, c’est bien beau mais il faut quand même que le contenu suive !

Pour ces premières parutions, nous avons droit à trois romans de trois auteurs différents. L’héritière de Bellecombe de Liz Carlyle, auteur déjà publié en France mais que je n’ai encore jamais eu le plaisir de lire. Audacieuse Heather, premier tome de la série La fierté des sœurs Cynster, de Stephanie Laurens. Très certainement ma prochaine lecture car c’est un auteur que j’étais plus qu’impatiente de découvrir en France. Si je ne l’ai pas commencé en premier c’est parce qu’il est plutôt épais et que vendredi j’étais fatiguée. Et bien sûr, La perle rare, premier tome de la série Les héritières américaines. Auteur déjà publié en français mais dont je n’avais lu encore aucun roman. J’en profite pour glisser une petite info sur le rythme des parutions : 3 livres tous les deux mois jusqu’en juillet où l’on passera à 4 livres tous les deux mois !

Je dois dire que j’ai été enchantée par cette première lecture, je me suis régalée du début à la fin et j’ai trouvé fascinant cette manière qu’a Laura Lee Guhrke ne nous présenter cette véritable entreprise qu’est le mariage à l’époque !

Lady Belinda Featherstone, riche héritière américaine, mal acceptée par l’aristocratie New-yorkaise lorsqu’elle y est arrivée de l’Ohio pensait avoir trouvé l’amour auprès du comte de Featherstone. Celui-ci l’épousa après de courtes fiançailles, l’emmena en Angleterre, à Londres, et la pluma totalement pour éponger ses dettes avant de mourir dans les bras de sa maîtresse quelques années plus tard. Le tout après s’être comporté de la plus mauvaise des manières envers sa femme, la traitant comme une petite chose insignifiante… A sa mort, Belinda se retrouve sans rien, juste ses larmes pour pleurer, son père ne valant pas plus cher que son défunt mari. C’est une bien dure leçon qu’elle a appris dans sa jeunesse et elle est bien décidée à protéger les jeunes héritières américaines (et londoniennes) des goujats comme le fut son mari. Autant joindre cette volonté à son besoin d’argent et la voilà devenue la marieuse la plus (riche) réputée de Londres.

Et ça, lord Nicholas Trubridge le sait bien. C’est pour ça que quand son père lui coupe les vivre, il décide de la contacter pour qu’elle lui trouve une jeune, jolie et surtout riche héritière. Si possible américaine et affreusement riche, qu’elle est tous les atouts pour rendre son père fou de rage. Ce qu’il n’avait pas prévu c’est que Belinda s’y oppose fermement. C’est un des meilleurs amis de Jack, son bon à rien de beau-frère, un vrai débauché, trop porté sur le jeu, exactement le même genre que son mari ! Il est hors de question qu’elle lui offre sur un plateau le cœur d’une jeune fille qu’il brisera en mille morceaux comme le sien le fut des cinq ans plus tôt. Et elle est bien décidée à tout faire pour lui mettre des bâtons dans les roues.

Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est de n’avoir d’yeux que pour elle. Elle l’obsède totalement et il découvre petit à petit que son cœur lui appartient entièrement. Faut-il encore la convaincre qu’il n’est pas le vaut rien qu’elle croit, l’ombre de son défunt mari et qu’il vaut bien mieux que ça. En face, bien malgré elle, Belinda va tout doucement succomber à l’homme qu’elle découvre derrière la façade. Plus elle apprend à connaître Nicholas, plus elle tombe sous son charme mais surtout elle se ressent revivre. Petit à petit ils vont nous dévoiler et se dévoiler leurs cicatrices, leurs peines, leurs espoirs secrets et leurs peurs. Ce que j’ai par-dessus tout aimé chez eux, ce sont leurs discussions ! Enfin nous avons des héros qui parlent et qui font avancer l’histoire et non pas qui tournent en rond à cause de non-dits.

Il y a une vraie alchimie entre eux, de beaux dialogues, ils ne manquent ni d’esprit ni de charme, un couple comme j’aime en découvrir. Je ne la connaissais pas mais j’ai adoré la plume délicate de Laura Lee Guhrke qui fait vivre ses personnages pour nous et dépeint les rouages des mariages arrangés le plus souvent à cette époque. Pas un seul temps mort, de l’humour, de la douceur et surtout vraiment une écriture fluide et qui nous emporte tout doucement. Un enchaînement d’évènements plutôt crédibles, je n’ai rien à lui redire. Je n’ai qu’une hâte, dévorer les tomes suivants !

Un premier essai réussi. Maintenant on se retrouve très vite pour voir s’il est transformé avec les autres romans de la collection.

Nouvellement Vôtre,
Melwasul

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6 réflexions au sujet de « La perle rare de Laura Lee Guhrke »

  1. Marion

    Vous ne faite aucun reproche a ce livre du coup ca me tente bien mais vous avez mit que 4 il y a une raison ?
    il vaut mieux que je commence par les chroniques de Bridgeton ? j’hésite entre les deux

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    1. Melwasul Auteur de l’article

      j’avais pas fait attention, je lui ai mis en réalité 4.5/5, il faut que je le modifie. Le demi-point en moins parce qu’il m’a manqué un tout petit quelque chose pour qu’il soit un coup de coeur, peut-être un petit peu d’aventure mais cela n’en reste pas moins une excellente romance historique de grande qualité.

      Après les Bridgerton, c’est une de mes séries préférées du genre donc je ne peux que la conseiller ! Mais c’est beaucoup plus porté sur l’humour que le Lee Gurhke.

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  2. Marion

    D’accord merci du coup j’ai acheter Daphné et le duc pour le demi point en moins (je lirais l’autre plus tard) j’espère que ce sera aussi bien que Les Hussards de Halstead Hall…

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    1. Melwasul Auteur de l’article

      Franchement quand on me demande mes historiques préférés il y a forcément les Bridgerton , les Lisa Kleypas et les Julie Garwood, mon top 3 des auteurs, j’espère que la lecture sera aussi délicieuse que pour moi ! Bonne lecture 😉

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  3. Pirard France

    J’apprécie tous les auteurs que vous avez cité mais pour moi il y a deux autres auteurs qui sont excellents notamment dans la profondeur avec laquelle elles analysent la personnalité des parsonnages, je veux citer Mary Balogh et Kathleen Woodiwiss (décédée en 2013qui a renouveler la romance la faisant sortir du rose ninian.

    Bien vous France

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    1. Melwasul Auteur de l’article

      Merci pour votre commentaire (et bienvenue sur L&P) en effet j’ai déjà parlé de Mary Balogh que j’apprécie mais pas complètement, je trouve en général trop de longueurs dans ses romans, c’est vraiment dommage. Pour Kathleen Woodiwiss, j’en ai déjà lu un ou deux mais je n’avais pas accroché plus que ça si je me souviens bien. Il serait chouette qu’elle soit rééditée pour voir.

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