La maison d’hôtes de Debbie Macomber

la maison d'hôte

Titre : La maison d’hôtes (Retour à Cedar Cove #1)
Auteur : Debbie Macomber
Éditeur : J’ai Lu pour Elle – Promesses
Date de parution : 05 mars 2014

Résumé

Après la mort tragique de son mari, Jo-Marie décide de changer de vie, et reprend une maison d’hôtes dans la petite ville de Cedar Cove : la Villa Rose. Sa première cliente, Abby, a survécu à un accident de voiture, dans lequel sa meilleure amie a trouvé la mort. Elle n’a jamais eu le coeur à retourner dans la ville où elle est née, jusqu’à ce jour, dix ans après l’accident. Josh, le second client, doit prendre en charge son beau-père, un vieil homme à présent, avec qui il ne s’est jamais entendu. Derrière les portes de la jolie maison d’hôtes, ces personnages inoubliables trouveront l’amour, le pardon et la possibilité d’un nouveau départ.

Avis de Vivien Leigh

note 4.5Le dernier roman de Debbie Macomber, La maison d’hôtes, est le premier tome d’une nouvelle série : Retour à Cedar Cove .

Dans ce roman, Debbie Macomber met en situation trois personnages principaux dont les histoires sont indépendantes les unes des autres mais qui malgré tout ont pour point commun Cedar Cove, petite bourgade tranquille des États-Unis et plus particulièrement la Villa Rose, une charmante pension de famille reprise récemment par Jo Marie rose, une jeune veuve éplorée.

Nous suivons donc alternativement les histoires de Josh, Abby, et Jo Marie, trois personnages blessés par la vie qui viennent à Cedar Cove dans l’espoir d’obtenir des réponses, de réapprendre à vivre sans culpabilité et pour finir trouver l’amour.

Les personnages et leurs histoires

Jo Marie est veuve depuis peu. Son mari, Paul, militaire de carrière, est décédé quelques mois plus tôt en Afghanistan, laissant sa jeune épouse, inconsolable. Après avoir tenté de vivre « normalement » à Seattle sans y parvenir, Jo Marie décide de quitter un environnement familier qui est devenu un enfer quotidien pour elle et de s’installer à Cedar Cove où elle achète sur un coup de tête une pension de famille. Elle sent tout de suite que cet endroit peut être la solution à son mal-être. En effet, il y règne une atmosphère de paix et de plénitude.

Josh a vécu à Cedar Cove lorsqu’il était enfant. Il s’y était installé lorsque sa mère avait épousé Richard un homme dur, père d’un garçon ayant sensiblement le même âge que Josh. Josh a quitté Cedar Cove juste après la mort de sa mère, 12 ans auparavant, injustement accusé de vol par Richard, son beau-père qui n’a jamais su établir de liens avec lui. Josh n’est revenu qu’une fois, cinq auparavant, lors de l’enterrement de Dylan, le fils de Richard.

Aujourd’hui, c’est à la demande de Michelle, une amie de jeunesse, qu’il revient car Richard, malade, vit ses derniers moments. Il compte sur cette visite pour récupérer des effets ayant appartenus à sa mère, que Richard ne semble pas disposé à lui restituer. C’est le moment pour lui aussi de redécouvrir Michelle, ancienne jeune fille obèse et complexée qui avait le béguin pour Dylan. La surprise sera de taille !

Abby a été élevée à Cedar Cove et y a connu une enfance et une adolescence heureuses jusqu’au jour fatidique où, ayant pris la voiture de son père pour aller faire du shopping avec sa meilleure amie, elle avait glissé sur une plaque de verglas. Le choc avait été terrible, Abby avait été transportée aux soins intensifs alors qu’ Angela ne s’en était pas sortie.

Devant les terribles accusations des parents d’Angela, le regard de ses amis, la culpabilité qui la rongeait, Abby avait pris la fuite, dix ans auparavant. Elle était de retour aujourd’hui pour le mariage de son frère et allait devoir faire face à un passé oppressant qui l’empêchait d’avancer.
C’est donc c’est chez Jo Marie que Josh et Abby vont s’installer le temps de leur séjour à Cedar Cove. Chacun à leur tour, ils vont réapprendre ce que sont les notions d’acceptation, de deuil, de pardon. Ils seront «aidés» dans leur quête, de leurs chers disparus.

Mon avis

Debbie Macomber a écrit ce roman après le suicide de son fils. Cette information est importante, non pas par voyeurisme exacerbé mais parce que cela explique que ce roman soit une forme de thérapie pour son auteur autant que pour ses personnages ou ses lecteurs.
J’ai ressentis beaucoup d’émotions à la lecture de cette histoire. Ce qui ressort de manière flagrante c’est une impression de quiétude, d’apaisement, d’accord avec soi- même. On sent que l’auteur connait le chemin emprunté par ses personnages. Il règne sur toute la lecture un voile ténu, une langueur, comme si le temps s’étirait lentement, en prenant le temps de fixer les choses.

Mon bémol

Jo Marie étant le personnage principal et récurrent, la narration concernant son personnage se fait à la première personne alors qu’il s’agit de la troisième personne pour Josh et Abby. Je dois dire que cela m’a gêné, je ne raffole pas beaucoup de cette manière d’introduire un point de vue.

D’autre part, comme je vous l’ai dit plus haut, ce tome est le premier d’une série. J’ai une petite crainte que le thème du processus de deuil répété sur plusieurs volumes ne lasse, une fois la surprise passée.
Pour conclure, je dirais que le pari est gagné ! C’est une lecture atypique, lente, apaisante, émouvante dont on savoure chaque seconde.

Vivien Leigh

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8 réflexions au sujet de « La maison d’hôtes de Debbie Macomber »

  1. MockingJay

    belle chronique ! vivien Leigh est quelqu’un de fin et subtile ! 😀

    J’ajouterai même distinguée, passionnée et adulée ! 😀

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    1. lilitth

      Vu comment ta description jensen, je sais qui se cache derrière vivien Leigh :p
      je ne dirais qu’une chose : sécateur 😉

      Répondre

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