La loi du coeur de Amy Harmon

La loi du coeur

Titre : La loi du coeur
Auteur : Amy Harmon
Éditeur : Robert Laffont – Collection R
Date de parution : 02 juin 2016

Résumé

IL a été retrouvé dans un panier de linge sale au Lavomatic, emmailloté dans une serviette. Au journal de vingt heures, ce nourrisson âgé de quelques heures à peine et déjà à l’article de la mort, abandonné par une mère accro au crack, a été baptisé Bébé Moïse.
Les gens adorent les bébés, même les « bébés crack ». Mais les bébés grandissent, ils deviennent des enfants, puis des adolescents. Et personne ne veut d’un ado amoché par la vie.
Moïse était amoché. Mais il était aussi étrange, et tellement beau. Il allait changer ma vie, plus que je n’aurais jamais pu l’imaginer. J’aurais peut-être dû écouter les conseils de ma mère et rester à l’écart. Moïse lui-même m’avait prévenue…

Avis de Melwasul

note 4

J’adore les romans de Amy Harmon, c’est vraiment une auteure à part, avec un style bien elle, qui arrive à chaque fois à me transporter, à me faire vivre une multitude d’émotions. J’avais été totalement sous le charme de Nos faces cachées, j’avais eu un presque coup de cœur pour L’infini + un, et je me suis régalée avec La loi du cœur, qui est absolument sublime mais qui est peut-être celui que j’ai le moins apprécié des trois. Il y a une petite chose qui m’a fait tiquer.

Tout commence avec ce prologue qui nous met la boule au ventre. Il nous prévient que nous allons souffrir, et méchamment souffrir mais sans nous en dire plus. C’est ainsi que nous commençons notre lecture en attendant le moment fatidique où tout va s’effondrer, une véritable épée de Damoclès au-dessus de la tête (ou du livre devrais-je dire). Nous rencontrons Moïse, ce jeune homme abandonné à la naissance, renfermé sur lui-même, qui peint de magnifiques tableaux là où on s’y attend le moins, qui s’est instauré tout un tas de lois, de commandements destinés à l’empêcher de souffrir lorsque, immanquablement, on l’abandonnera encore une fois.

Mais Moïse va rencontrer plus têtu que lui, plus obstiné que lui en la personne de Georgia, la jeune fille qui vit en face de chez sa grand-mère chez qui il vient de déménager. Georgia, une tornade d’obstination, drôle, passionnée de chevaux et complètement subjuguée par Moïse qu’elle est bien décidée à « réparer ». Tout doucement, elle va briser ses défenses et ils vont finir par se rapprocher, malgré les bizarreries de Moïse. Georgia va tomber follement amoureuse de Moïse dont le cœur lui dira ce qu’il ne veut voir : qu’il est bien plus attaché à Georgia qu’il ne veut le faire croire. Malheureusement, tout va s’effondrer et la vie va les séparer.

Jusqu’à ce qu’ils se retrouvent par hasard quelques années plus tard et que, bien avant Moïse, nous comprenions face à quel terrible drame nous allons devoir faire face. Une fois que Moïse va commencer à deviner ce qu’il s’est passé durant son absence, il décide de retourner à Levan pour en savoir plus. Et c’est avec horreur que nous découvrons ce qu’il est arrivé, la perte de Georgia et c’est là mon point négatif. J’ai trouvé que Amy Harmon était allée trop loin, c’est trop gros, tellement gros que finalement je n’ai pas ressenti toutes les émotions auxquelles je m’attendais. J’ai eu le cœur brisé, c’est vraiment terrible mais je n’ai pas été émue autant que ce qui aurait dû être le cas. Elle aurait pu trouver un autre moyen d’aboutir à la même conclusion sans trop en faire, ce qui aurait été à mon goût bien plus émouvant.

Une fois ces révélations faîtes, Moïse et Georgia vont réapprendre à se connaître, se redécouvrir, reconstruire cette relation particulière qui n’a jamais vraiment disparue. Alors que nous croyons que tout va enfin s’arranger, le danger rode encore autour de notre couple, Moïse le sent, bien aidé par son don si particulier mais n’arrive pas à mettre le doigt dessus. Et anxieusement nous attendons de voir ce qu’il va advenir de nos héros, comprenant que rien n’avait été laissé au hasard dans la première partie, que tout est lié depuis le début du roman, que tout a un sens et surtout que tout mène vers un seul but.

J’ai principalement aimé deux choses dans ce roman, en dehors de l’écriture de l’auteure et de la relation entre nos héros. C’est le côté policier et l’autre côté, le don si particulier de Moïse dont je ne parlerai pas pour ne pas vous spoiler et vous laisser la même surprise que j’ai eu en comprenant tout. Je me suis moi-même posée des questions sur Moïse et quand j’ai compris, j’ai trouvé ça magnifique et terrible à la fois, vraiment terrible, et je ne l’en ai que plus admiré. Le côté policier est également très bien traité même si, sur les dernières pages, j’ai commencé à avoir de sérieux doutes sur l’identité du coupable.

Un très beau roman, une très belle écriture, des idées vraiment originales mais cette petite dose de trop dans la grande révélation, au moment où j’aurais dû avoir le cœur brisé fait que c’est celui que j’apprécie le moins de l’auteure. Ce qui est dommage car il y a tellement plus derrière cette façade de romance adolescente qui reprend à l’âge adulte. Il y est aussi question de différences, d’acceptations, de pardons, de secondes chances, d’amitiés, de famille et d’amour. Un roman que je peux que vous conseiller de lire, en pensant avant, à bien accrocher votre petit cœur fragile.

Je suis maintenant hyper impatiente de lire le second roman de cette série, The Song of David, j’espère qu’il va très vite arriver en France !

Magnifiquement Vôtre,
Melwasul

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7 réflexions au sujet de « La loi du coeur de Amy Harmon »

  1. katounette

    bahhhhh j’ai du mal à émettre un avis ! l’histoire est sensas, l’écriture est toujours aussi belle, mais j’ai été heurtée par deux choses : le vocabulaire de notre héroïne ; je sais qu’elle habite ploucville et que les ploucvillois doivent parler comme ça, mais j’ai du mal avec les « jle » et tutti quanti, bref je n’ai pas réussi à rentrer dans le récit à cause de ça. Deux : trop de descriptions ! parfois je n’en pouvais plus et j’avoue que j’ai sauté quelques pages car j’avais hâte d’en savoir plus, mais trop c’est trop ! l’idée générale est très belle, j’ai frémi avec notre héros et j’ai compatis, mais le rebondissement est de trop. Pour tout te dire, j’ai très rapidement compris qu’il allait se passer quelque chose et quelque chose de grave car de plus en plus dans ce type de roman il y a une surenchère de méga hyper graves nouvelles. J’ai aimé cette lecture, mais je reste sur ma faim, rien de comparable à « nos faces cachées » qui reste une de mes meilleures lectures.

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    1. Melwasul Auteur de l’article

      Oui le vocabulaire, c’est vrai qu’au début j’ai eu beaucoup, beaucoup de mal mais j’ai fini par m’y habituer (ou alors ça disparait avec le temps?). Oui vu le prologue on s’en doute, puis en avançant on se doute sur qui mais je l’ai trouvé vraiment trop gros, tellement que finalement je me suis dit carrément et je n’ai pas été émue autant que je l’aurais dû. Bref, on est bien d’accord et ça me fait plaisir de voir que je ne suis pas la seule.

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  2. Ping : Bilan #6 (Juin 2016) – Elucubrations Livresques

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