La Jeune Fille à la Tour d’Eloisa James

la jeune fille à la tour d'eloisa james

Titre : La jeune fille à la tour (Il était une fois #5)
Auteur : Eloisa James
Éditeur : J’ai Lu – Aventures & Passions
Date de parution : 18 juin 2014

Résumé

Charmé par son caractère serein, Gowan, duc de Kinross, a épousé Edith. Mais la jeune femme, qui cache un caractère impétueux, se réfugie dans une tour pour échapper à l’échec de leur mariage.

Avis de Melwasul

lep-note-plume-6Me voilà toute triste, je viens de finir le dernier tome de la série Il était une fois d’Eloisa James. C’est avec grand regret que j’ai tourné la dernière page de cette série qui compte parmi mes préférées du genre même si ce dernier tome n’est pas aussi parfait que le tome 2 (La belle et la bête)(le meilleur de la série) ou que le tome 3 (La princesse au petit pois). Tout comme le quatrième tome (Une si vilaine duchesse), je lui ai trouvé quelques petits défauts mais qu’on oublie bien vite. Comme pour les pansements, on va faire ça vite et on va commencer avec le moins bien.

D’abord j’ai un petit peu été déçue par un premier point : je suis fan de Raiponce dont est en partie inspiré ce dernier tome (en plus de Roméo et Juliette même si, heureusement, le destin de nos héros est bien moins tragique), impossible de s’y tromper avec un tel titre et un tel résumé. Mais comble de malheur, la tour n’apparaît qu’à la toute fin du roman, dans le dernier cinquième même si l’une des dernières scènes récompense parfaitement cette longue attente (ah on peut dire que le héros y laisse de sa personne pour se faire pardonner !). Ma deuxième déception a eu lieu au milieu du roman : une soixantaine de pages que j’ai trouvé vraiment longues à lire. Elles correspondent au voyage de nos deux héros et j’ai vraiment eu du mal à ne pas sauter de paragraphes. Que ce voyage fut long et éprouvant (pour moi comme pour Edie d’ailleurs !). Maintenant qu’on a enlevé le pansement qui fait mal et parlé des sujets dérangeants passons aux sujets agréables.

Parmi eux la première partie du roman. Une première partie hilarante, croustillante, craquante à souhait, comme je les adore : en 150 pages j’avais une vingtaine de post-it ! Ce début de roman nous met l’histoire en place et nous présente parfaitement les personnages. Avec de l’humour, des dialogues (et lettres) succulents, nous devinons immédiatement que nous sommes en présence de personnages au fort caractère comme je les aime.
Gowan Stoughton de Craigievar (non je n’ai pas galéré pour le recopier), duc de Kinross, chef du clan MacAulay est en Angleterre pour pêcher, non pas le saumon comme il en a l’habitude, mais une épouse. Et pourtant, Gowan déteste les Anglais !

«Ces derniers débitaient des potins à n’en plus finir, avec dans le crâne plus de cérumen que de cervelle, comme disait son père autrefois – et Shakespeare avant lui.»

C’est ainsi qu’il se retrouve dans un bal au cœur de Londres entouré d’Anglais alors que son hôte doit lui présenter sa fille Edith. Une présentation dont il se passerait bien, il en est sûr, cette anglaise n’est pas pour lui.

«Edith. Quel affreux prénom ! Seule une pipelette pouvait porter un prénom pareil. Une folle vieux jeu aux oreilles d’éléphants. Bref, une Anglaise.»

Et pourtant quand il la rencontre, c’est le coup de foudre au premier coup d’œil. Il l’a pêchée sa future femme (ou plutôt acheté tel il achèterait un nouveau cheval)(et c’est lui qui le reconnait). Lui qui n’agit jamais comme ça sur un coup de tête, c’est plus fort que lui, elle est parfaite : le regard luisant, d’un silence d’or, d’une grâce éblouissante. Tant de caractéristiques qui ne sont dues qu’à une seule chose comme le découvrira un peu plus tard Gowan : la fièvre. Edith (elle préfèrera que vous l’appeliez Edie) était ce soir-là atteinte d’une terrible fièvre qui l’a fait apparaître à l’opposé de ce qu’elle est vraiment. Et c’est ainsi qu’elle se retrouve sans vraiment le connaître fiancée à Gowan alors qu’il lui fait grandement penser à quelqu’un de sa connaissance.

«Mon Dieu, je vais épouser un Ecossais impulsif, taillé comme un baobab et, pour couronner le tout, dépourvu d’humour. […] Quelle catastrophe ! Je vais me marier avec le portrait craché de mon satané père.»

S’ensuivra un échange de lettre entre nos deux héros pour mettre à plat les conditions de leur mariage et de leur vie de couple. Un échange à déguster tellement il vous fera glousser ! Et Gowan finira de succomber totalement au charme de sa belle et hâtera le mariage pour ainsi profiter au plus vite de sa nuit de noces. Une nuit qui ne restera pas comme étant la plus belle de leur vie, tout du moins pas celle d’Edie. Car ici, Miss James aborde un sujet peu souvent évoqué en romance historique où la première fois de nos héros ou leur nuit de noces est souvent une pure merveille. Car ici la première fois de nos héros est loin d’être merveilleuse, bien au contraire, cela se passe très très mal pour Edie et par la suite, cela ne va pas s’améliorer alors qu’elle essaie de donner le change pour que Gowan ne s’en aperçoive pas. Ce qui va marcher pendant un certain temps … Et après c’est le clash : de qui est-ce la faute ? Mais surtout, est-ce vraiment la faute de quelqu’un ?

Notre couple est vraiment attachant même si j’ai un peu regretté que ce soit si rapide entre eux, j’aurais bien aimé les voir se découvrir un peu plus longtemps même si ça a permis de mettre en place une autre évolution. J’ai également adoré les personnages secondaires du roman et surtout la belle-mère d’Edie, Layla. Elle est tout simplement géniale, c’est à la fois une mère pour Edie mais aussi sa meilleure amie car elles ont peu de différence d’âge. Elle est vraiment touchante. Touchante comme son histoire avec son mari, le père d’Edie. J’ai beaucoup aimé suivre en fond l’histoire de leur couple et leur plus grand désespoir. Celui de ne pas réussir à avoir d’enfant et jusqu’où ça peut les mener, voir que malgré leur amour, ils ne peuvent s’empêcher de se déchirer. En plus d’être touchante, c’est une femme extrêmement moderne qui n’a peur de parler comme un homme, de dire les choses, de mettre de mots sur ce qu’elle pense. Je pense à une scène en particulier qui m’a fait ouvrir grand les yeux en me disant non ce n’est pas possible, elle ne l’a pas fait, elle ne l’a pas dit (d’ailleurs, ça m’est arrivé à deux ou trois reprises^^).

Nous rencontrons également les Smythe-Smith qui sont régulièrement mentionnés (et présents) dans l’ouvrage. Les Smythe-Smith, si je vous dis Julia Quinn vous allez immédiatement comprendre de qui je parle et en effet, ce sont bien les héros de cette dernière. Et nous avons le pourquoi du comment à la fin du livre. Elles sont toutes les deux de grandes amies et c’est pourquoi, elles aiment bien de temps en temps, intégrer dans leurs romans en personnages secondaires, des héros de l’une ou l’autre et vice versa. Mais ce n’est pas tout, elles sont tellement amies, qu’avec une autre auteure, elles ont décidé d’écrire deux romans à six mains : The Lady Most Likely et The Lady Most Willing. Et super bonne nouvelle : ils seront prochainement à paraître aux éditions J’ai Lu !

Et au rayon bonnes nouvelles, ce n’est pas fini ! En farfouillant sur Zonzon (vous savez ce truc terrible pour votre wishlist), j’ai fait une super découverte. Alors que j’étais toute triste d’en avoir fini avec cette série, j’ai découvert que les éditions J’ai Lu allaient publier le 22 octobre, un ouvrage intitulé Il était une fois – trois contes revisités par Eloisa James. Or la série Il était une fois comporte 3 nouvelles, on peut donc espérer les voir traduites dans cet ouvrage (sinon je ne voies pas ce que cela peut être d’autres !)(oui vous entendez mes cris de joie dans toute la France !^^).

J’en suis à déjà trois pages et pourtant il y a tellement d’autres choses dont je voudrais parler mais je ne le ferais pas: des références à Shakespeare, des lettres plus en détail, du père d’Edie, du personnel et de la famille de Gowan, de l’humour de la première partie, de l’émotion de la troisième partie, du don d’Edie, du caractère de nos deux héros, des 24 autres extraits que j’avais relevés, (du kilt de Gowan :D), … De un, parce que je ne suis pas sure que vous me lisiez jusqu’à la fin mais en plus ça, cela gâcherait votre plaisir. Alors, deux mots pour fini : BONNE LECTURE !

Musicalement Vôtre,

Melwasul

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10 réflexions au sujet de « La Jeune Fille à la Tour d’Eloisa James »

  1. katel

    après ce fabuleux commentaire, ce serait une faute de ne pas le lire !!!!!
    moi je serais brève (lol) je l’ajoute à ma liste d’été

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  2. Chi-Chi

    Moi je proteste, je me suis sentie flouée dans cette histoire, qui n’est pas du tout celle que l’on nous vend. Et aussi, j’ai trouvé Eddie pénible à aller s’enfermer dans sa tour, sa crise outragée n’était pas justifiée…
    Sinon, une chouette lecture en effet!

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    1. Melwasul

      Oui ej me souviens de ton article, du coup je m’y étais préparée mentalement même si je pensais que tu exagérais, mais en dehors de ça et des 60 pages du milieu, ça reste quand même génial, même si un peu en dessous des précédents à mon avis 🙂

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    1. Melwasul

      Je confirme, même si c’est le moins bon à mon avis, la série vaut carrément le détour avec une grosse préférence pour les deux et trois 😉

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  3. gwen

    bon moi je l’ai fini hier soir et j’ai pas aimé plus que ça le début du livre est sympa agréable a lire mais arrivé a leur départ et jusqu’à leur dispute j’en avais marre des non dits, et je me suis ennuyé.

    pour moi aussi la belle et la bête restera mon préféré.

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    1. Melwasul

      On est bien d’accord, leur voyage est affreusement long, mais sinon moi j’ai vraiment apprécié la première partie du roman et lz dernière.

      Pour ce qui est de la Belle et la Bête c’est clair même si j’ai autant aimé La princesse au petit pois.

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