La Fabrique des coïncidences de Yoav Blum

la fabrique des coincidences
Titre : La Fabrique des coïncidences
Auteur : Yoav Blum
Éditeur : J’ai Lu
Date de parution : 15 mai 2019

Résumé

Guy, Emily et Eric sont des agents secrets d’un genre nouveau. Leur mission : créer des coïncidences pour influer sur la vie des gens. Le destin ne relève pas du hasard ou d’une autorité divine mais bel et bien d’une organisation invisible, où l’on débute souvent comme tisseur de rêves ou ami imaginaire jusqu’à accéder à la fonction ultime de faiseur de coïncidences. Aussi, quand Guy se voit assigner une mission spéciale impliquant un mystérieux tueur à gages, ses certitudes volent en éclats, menaçant l’équilibre du trio. Tout en subtilité, ce roman intelligent et captivant interroge autant la notion de libre arbitre que la nature véritable de l’amour.

Avis de Stéphanie

note 5

Lorsque j’ai parcouru le catalogue de la maison d’édition J’ai lu, j’ai tout de suite été séduite par le titre de ce roman et sa 4e de couverture. Ayant eu l’occasion, il y a quelques mois, de lire Passeuse de rêves de Loïs Lowry, j’ai d’abord pensé que je trouverais probablement la même bulle de poésie puisque le sujet est sensiblement le même. Pourtant, je devrais bien avoir compris, depuis le temps, que les plus grands lieux communs de la littérature peuvent (et doivent) être traités de manières différentes selon les auteurs. C’est d’ailleurs, à mon sens, ce qui distingue l’écrivain du scribe ou le compositeur du virtuose.

C’est donc enthousiaste que j’ai commencé la lecture de ce roman. Seulement voilà, même si j’ai bien aimé le personnage de Guy, je n’ai pas été transportée. Ce dernier, anciennement Ami imaginaire, suit une formation pour devenir Faiseur de coïncidences aux côtés de deux autres personnages : Éric et Emily. Ce trio me semblait prometteur mais j’ai été déçue par le traitement du personnage d’Emily et j’ai trouvé Éric trop peu présent, à mon goût, tout au long du roman. Seul Guy continuait de m’intéresser mais je dois avouer que j’ai peiné à poursuivre la lecture d’une bonne centaine de pages.

Les trois personnages reçoivent, chacun, régulièrement une enveloppe avec toutes les instructions nécessaires afin de mener à bien leurs missions de faiseurs de coïncidences qui ne semblent pas les intéresser outre mesure. De ce fait, elles ne m’ont pas véritablement passionnée non plus. Il a fallu attendre les cinquante dernières pages pour que la situation change et prenne un tour plus intéressant quoique prévisible… Je ne peux pas en dire davantage concernant l’intrigue sans prendre le risque d’en dévoiler trop.

J’ai l’intime conviction que la lecture d’un roman est aussi une question de moment. Peut-être n’était-ce pas le bon ? En tout cas, même si ça n’a pas été un coup de cœur, je reconnais que sa lecture n’a pas pour autant été une lente agonie. Quelques passages provoquent des impressions de déjà-lu mais cela n’est pas nécessairement rédhibitoire.

Je vous recommande donc de lire ce texte pour que vous puissiez vous forger votre propre opinion et dans l’espoir que vous me fassiez part de vos impressions.

De mon côté, je vais probablement lire un autre roman de Yoav Blum car quiconque a lu l’œuvre-monde Les Rougon-Macquart remarquera que si l’on respecte l’ordre de parutions des différents romans, L’Assommoir (1877) et Nana (1880) encadrent Une page d’amour (1878). Même si je suis une zolienne convaincue, force est de constater que ce dernier n’a pas la même puissance et que l’auteur n’y a pas mis la même énergie. Il écrit d’ailleurs, dans l’une de ses lettres adressées à son éditeur Georges Charpentier, que le roman Une page d’amour est situé volontairement entre ces deux autres romans afin de leur servir de faire-valoir par effet de contraste et dans le but de compléter l’immense fresque familiale ce cette famille du Second Empire.

Je me plais donc à croire que La fabrique des coïncidences servira de faire-valoir à un autre roman de l’auteur.

Stéphanie

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