La bibliothèque des cœurs cabossés de Katarina Bivald

La bibliothèque des coeurs cabossés

Titre : La bibliothèque des cœurs cabossés
Auteur : Katarina Bivald
Éditeur : DENOËL
Date de parution : 15 janvier 2015

Résumé

Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l’Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine.
Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis – et pas uniquement les personnages de ses romans préférés –, qui l’aident à monter une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance.
Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel…

Avis de Melwasul

note 5

Il y a une chose qui m’énerve vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup dans la vie. Cette chose, c’est la phrase accrocheuse à la parution d’un livre qui nous dit « Si vous avez aimé La licorne aux paillettes, vous allez ADORER Le petit poney arc-en-ciel ! ». (Je précise au cas où que ce sont des exemples tirés de mon imagination digne d’une gamine de 6 ans…). Bref, ce genre d’accroche, ça m’énerve. Pourquoi toujours éprouver le besoin de se faire de la pub en comparant notre livre à un autre plutôt que le vendre pour ce qu’il est vraiment ? Bref, comparer comme ça des livres pour les vendre ça m’énerve. Et ça m’énerve encore plus parce que je sais que pour certains je vais à chaque fois tomber dans le panneau et repartir avec. Oui, faible, je suis. Et je l’ai été il n’y a pas très longtemps avec le roman dont je vous parle aujourd’hui.

Alors que je venais chercher un livre commandé (Blackmoore pour ne pas le citer), j’ai bien fait attention d’éviter le plus possible de traîner dans les rayons pour ne pas être tentée. Mais, l’espace d’une nanoseconde mon œil a accroché dans un coin une couverture sympa avec un gros bandeau rouge et plus particulièrement sur ce bandeau le mot « épluchures ». En moins d’une nanoseconde j’étais foutue. S’il y a bien un roman que j’ai adoré du début à la fin, c’est Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates. Et comme avec Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles de Suzanne Hayes & Loretta Nyhan l’année dernière, j’ai craqué…

Et même si ce genre de pratique m’énerve au plus haut point, je dois reconnaître que c’est quand même super pratique parfois parce que ce livre est une vraie petite perle, un petit bijou, le feelgood book par excellence, 482 pages de bonheur. Ce livre, c’est un livre pour toutes les amoureuses des livres et de la littérature. Je rajouterai que même si vous n’avez pas aimé Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates car épistolaire, il se peut que vous aimiez celui-ci. En effet, il ne s’agit pas d’un roman épistolaire à proprement parlé.

Tout commence par un échange de lettres entre Amy l’américaine de soixante-cinq ans et Sara la suédoise de vingt-huit ans. Un échange de lettres et de livres ! Alors quand la bibliothèque dans laquelle travaille Sara ferme, celle-ci décide de partir en vacances rencontrer Amy dans sa petite bourgade à l’abandon qu’est Brooken Wheel. Et c’est là que notre roman commence. Sara arrive, prête enfin à rencontrer celle qui est devenue son amie la plus proche au fil du temps. Ce qu’elle n’avait pas prévu c’est d’arriver en plein milieu de l’enterrement d’Amy … Que va-t-elle bien pouvoir faire seule, aux Etats-Unis avec un visa de tourisme, perdue au milieu de nulle part ?

Après quelques jours d’errances dans la « ville » à la recherche de quelque chose à faire, Sara a la lumineuse idée d’ouvrir une bibliothèque avec tous les livres que possédait Amy. Et de trouver pour chaque personne qu’elle rencontre le livre qu’il lui faut. Cela va constituer une sorte de thérapie pour elle, un moyen d’avancer mais surtout les habitants de Brooken Wheel vont s’apercevoir qu’ils ont autant besoin d’elle qu’elle n’avait besoin d’eux.

Je vous disais un peu plus haut que si vous n’aimiez pas les romans épistolaires vous aviez quand même de grandes chances d’aimer celui-ci, c’est tout simplement parce que ce n’est pas un roman épistolaire. Et oui. La correspondance entre Amy et Sara est bien présente mais sous forme de lettres entre chaque chapitre. Des sortes de parenthèses au cours du roman qui nous permettent de mieux connaître Amy, Sara et surtout les habitants de Brooken Wheel, de les voir sous un autre jour.

Ce livre, c’est aussi le roman parfait pour toutes les amoureuses de livres. Car des références littéraires, il y en a pratiquement à toutes les pages d’Eragon de Christopher Paolini à Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur d’Harper Lee en passant par Jane Austen et Bridget Jones d’Helen Fielding, Marian Keyes, … Bref, impossible d’échapper à un roman que vous avez lu mais aussi impossible de ne pas découvrir de nouveaux romans que vous aurez immédiatement envie de lire !

Vous vous reconnaîtrez dans le personnage de Sara, cette amoureuse des livres qui peut passer 5 heures de suite sans lever les yeux de son roman. Qui parlera livres avec amour, des étoiles dans les yeux et mieux que quiconque. Cette femme regardée parfois de travers, à cause, justement de sa passion et qui pourtant comprend bien mieux le monde qui l’entoure que ce que l’on pourrait croire. Une jeune femme qui a le cœur sur la main, qui sait écouter et qui va être adoptée par l’ensemble de la communauté de Brooken Wheel. A tel point que ceux-ci ne voudront plus la laisser partir et seront prêt à tout pour la faire rester.

L’écriture est douce, fluide, les pages se tournent toutes seules à toute vitesse. J’ai vraiment tout aimé dans ce roman. L’écriture donc, la trame principale, la correspondance entre Amy et Sara, les histoires de chaque habitant de Brooken Wheel qui s’insèrent parfaitement dans le roman et le font avancer mais aussi, la douce romance qui tisse sa toile délicatement autour de notre héroïne. Une romance amenée à touts petits pas, légère comme du sucre glace. Ce livre vous fera rire, sourire, il vous entoura d’un cocon de douceur et de bien-être. Un vrai feelgood book comme je les adore.

Et d’ailleurs pour finir, je vous laisse avec un extrait qui vous explique exactement ce qu’est un feelgood book.

Les gens pensaient souvent que les romans feelgood étaient de banales histoires heureuses, mais un vrai feelgood ne méritait pas cette appellation s’il ne comportait pas quelques meurtres, des accidents, des catastrophes et des décès. Au moins, dans Beignets de tomates vertes, il y avait des maladies, des morts (au moins deux tragiques), des meurtres et du cannibalisme. L’essentiel était que ces romans ne finissaient pas mal. Il s’agissait de textes qu’on reposait avec un sourire, qui donnaient le sentiment que le monde était un peu plus fou, étrange et beau lorsqu’on relevait les yeux.

Chouchoutement Vôtre,
Melwasul

coup de coeur

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8 réflexions au sujet de « La bibliothèque des cœurs cabossés de Katarina Bivald »

  1. Bib HLM

    Oh il me tente depuis sa sortie ce roman ! Maintenant que tu lui donne le rang de coup de coeur, c’est sûr, je vais essayer de me le faire offrir (régime oblige :/)

    Répondre
    1. Melwasul Auteur de l’article

      Oh que oui ! Je ne peux que vivement te le recommander, je me suis régalée du début à la fin même si rien n’est vraiment crédible quand on y réfléchie (mais on s’en moque !)

      Répondre

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