Jardin d’hiver de Paul Rey

Jardin d'hiver

Titre : Jardin d’hiver
Auteur : Paul Rey
Éditeur : Sarbacane
Date de parution : 04 septembre 2019

Résumé

Paris, futur proche. Un terrible mal a détruit toute forme de vie végétale sur la Terre. Raoul travaille comme commis dans un restaurant fourni par Synthétia, une multinationale spécialisée dans les pilules OGM qui inonde la planète de ses « plats automatiques ». Cherchant à se reconnecter à la nature », Raoul, rêveur, achète une graine au marché noir. Dès lors, la terrible BAN (Brigade Anti-Nature), le prend en chasse… et tout bascule.

Avis de Stéphanie

note 5Paris n’est plus que l’ombre d’elle-même. Les ombres ne sont plus que celles des hommes et des femmes, des objets et des bâtiments. Les arbres et la Seine ne sont plus que de lointains souvenirs.

Après une pandémie effroyablement meurtrière, la Terratoxmose, toute vie animale et végétale a disparu. Synthésia devient le fournisseur mondial des plats préparés et tisse sa toile sur l’ensemble de l’industrie agro-alimentaire afin d’en avoir le monopole. Les fruits et les légumes ne poussent plus dans la terre alors, si vous souhaitez vous procurer de véritables graines et de l’engrais, il faut aller voir du côté du marché noir. Mais là encore, vous n’êtes pas à l’abri de vous fourvoyer. La BAN (Brigade Anti-Nature) est une police des mœurs répressive qui prend en chasse tous les contrevenants.
Raoul, Suzanne et Lartigue deviennent la cible de la BAN car ce dernier, qui est chef d’un restaurant gastronomique dans lequel Raoul est le second, a créé une serre sur le toit de son immeuble en plein Paris.
Je n’en dis pas davantage sur l’intrigue et sur la course poursuite car je crains de trop en dévoiler. Je vous laisse découvrir…

Pour ma part, j’ai adoré me plonger dans cette BD dystopique qui ne semble, finalement, pas si éloignée de ce que le monde pourrait devenir. Le thème est susceptible d’être d’actualité d’ici quelques années.
J’ai beaucoup aimé les dessins de Paul Rey notamment ceux de ses personnages car leur expressivité est impressionnante. Les vignettes qui donnent à voir des paysages désolés ou, au contraire, à la végétation luxuriante sont saisissantes. Les dialogues et la narration sont captivants et donnent de la profondeur à l’ensemble.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai été séduite par cette BD et je suis curieuse de découvrir d’autres planches de Paul Rey.
Stéphanie

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