Interview Marianne Levy

logoComme je vous l’expliquais lors de la publication de ma chronique sur Dress Code et Petits Secrets de Marianne Levy , celle-ci avait eu la gentillesse de me faire découvrir son bouquin et m’avait proposée une petite interview. Après m’être régalée avec son ouvrage, je suis retournée la voir pour savoir si l’interview était toujours d’actualité. Et c’est avec une immense gentillesse qu’elle a accepté de répondre (avec beaucoup d’humour) à quelques-unes de mes questions (j’ai dû prendre sur moi pour ne pas en envoyer beaucoup plus)(quoi ! serais-je pipelette ? mais nannnn 😉 )

Interview

Melwasul : Pouvez-vous vous présenter en quelques lignes pour vos lecteurs français ?

Marianne Levy : Vous ne serez pas étonnées, si je vous avoue que, comme les héroïnes de Dress code et petits secrets, je suis un agent double et même triple, si on compte ma vie de famille. Journaliste le jour et auteur la nuit. Ce n’est pas une vie reposante mais c’est passionnant. Cela me permet de passer la moitié de mon temps dans la réalité et l’autre moitié à inventer une réalité. Cela a l’air compliqué mais c’est assez simple, en fait, la première nourrit la deuxième !

Melwasul : Si vous deviez décrire Dress Code et Petits Secrets (DCPS) pour nos lectrices en quelques mots, que diriez-vous ?

Marianne Levy : On me pose souvent cette question et, spontanément, je réponds que DCPS est une comédie romantique, parisienne, chic et numérique. Mais après toutes ces semaines passées en compagnie de mes héroïnes Capucine, Karine et Marjolaine, finalement, je crois que DCPS est d’abord l’histoire d’une amitié inattendue et improbable entre trois femmes que tout oppose sauf un immense désir de se réinventer une vie grâce à un blog « Chic.com ». Elles y dévoilent généreusement tous les secrets du style. Comme personne ne peut survivre plus d’une après-midi dans 90% des vêtements présentés dans les magazines féminins, c’est un triomphe. Mais il y aura forcément un prix à payer.

Melwasul : Il s’agit de votre premier livre. Qu’est-ce qui vous a donné l’envie d’écrire ce roman ?

Marianne Levy : Le journalisme ! C’est un métier magique qui me permet d’ouvrir des portes d’habitude fermées à clé, de me promener dans les coulisses et de rencontrer pour de vrai tous les gens qui m’intriguent, me fascinent, m’agacent… Sans parler des princes charmants d’aujourd’hui qui, comme ceux d’hier, ne sont pas toujours vraiment charmants. Souvent, c’est une expérience déconcertante. Il peut y avoir un grand décalage entre une image publique et la réalité. J’ai trouvé passionnant de réfléchir et d’écrire sur ce thème de l’apparence. C’était aussi une façon de conquérir une forme de liberté qui n’existe pas, en principe, dans le journalisme.

Melwasul : Je confirme, parce qu’à part sur les paquets de LU, je n’ai jamais pu observer de véritables princes charmants 😀

Melwasul : Combien de temps avez-vous mis pour le finaliser ?

Marianne Levy : Dress code et petits secrets est mon premier roman. Il a donc été une aventure. Comme pour une exploratrice toutes les étapes ont été une découverte au cours des deux ans et demi d’écriture.

Melwasul : Une petite anecdote sur l’écriture de DCPS ?

Marianne Levy : Mon amoureux, pour qui ma très banale mais très réelle addiction pour les souliers est incurable, a d’abord cru que j’avais décidé d’écrire ce roman afin d’avoir une bonne excuse pour passer plus de temps dans mon magasin préféré. J’ai dû lui jurer le contraire, je ne serais pas capable de faire une chose pareille, c’est en tout cas la version officielle!

Melwasul : Une addiction aux chaussures ? Quoi de plus normal ! C’est comme les vernis et les sacs à mains : on en a jamais assez ! (Je vais peut-être me mettre à l’écriture histoire d’avoir une si bonne excuse !)

Melwasul : J’ai entendu dire (de sources extrêmement sûres) que la suite était prévue pour 2015. Déjà quelques idées sur ce qui va s’y passer ? Un petit indice en exclusivité ?

Marianne Levy : Vous avez une très bonne source ! C’est exact, je suis actuellement plongée dans le deuxième et dernier tome du roman. Je me suis attachée à mes héroïnes et j’avais encore envie de vivre un peu avec elles. J’ai une idée très précise de ce qui va arriver et je peux vous dire que je n’aimerais pas être à la place de Capucine. Vous avez déjà crevé un pneu sur une route perdue au milieu du Texas alors que vos meilleures copines sont à des milliers de kilomètres et qu’un producteur fou vous suit à la trace?

Melwasul : Je confirme, je pense que ma source est la mieux placée pour savoir ce qu’il en est. 😉 Bon par contre le petit indice était une mauvaise idée : maintenant, je veux absolument lire le livre immédiatement !

Melwasul : Quel est votre premier souvenir littéraire ?

Marianne Levy : C’est une question qui compte, ça. J’ai grandi dans une maison où une immense bibliothèque était une invitation quotidienne au voyage. J’en ai profité, j’ai donc de nombreux souvenirs littéraires.

Melwasul : Quels sont vos romans préférés et si vous deviez nous citer un (ou deux) auteur(s) de Chick-Lit, lesquels se seraient ?

Marianne Levy : Trois romans d’amour sont pour moi des fondamentaux : La princesse de Clèves, Orgueil et Préjugés et Ce que le jour doit à la nuit. Je les relis régulièrement et mon plaisir est intact. Côté Chick-Lit, Le diable s’habille en Prada est, je crois, mon préféré. Lauren Weisberger n’est pas seulement très drôle, elle pose un regard sur le monde d’aujourd’hui dans ce roman un peu autobiographique. Je suis convaincue qu’écrire sans prendre de risque, sans défendre son regard, c’est prendre un risque justement, celui d’être fade. Surtout en matière de comédies romantiques…

Melwasul : Alors vous êtes une séries-addict, si vous deviez retenir une série parmi les meilleures des meilleures de tous les temps, laquelle ce serait ?

Marianne Levy : C’est totalement inhumain comme question! Une série seulement, je ne peux pas vous répondre. Mes séries préférées appartiennent à des genres différents. Je vais tricher un peu et vous donner trois titres : Sex and The City, The West Wing (À la Maison blanche) et Friday Night Lights.

Melwasul : Je sais, je suis cruelle, la triche est donc pardonnée.

Melwasul : Et parmi les séries qui passent actuellement lesquelles conseilleriez-vous ?

Marianne Levy : J’aime l’idée que l’on puisse choisir une série en fonction de son humeur du moment. Downton Abbey c’est parfait pour les romantiques. Nashville peut fonctionner aussi. Récemment les fans de thriller ont pu se laisser emporter par House of Cards ou Top of the Lake. Borgen a séduit les amateurs de séries politiques.

Melwasul : D’ailleurs en parlant série, vous avez créé un blog dans lequel chaque semaine vous écrivez une lettre à un personnage de série. D’où vous est venue cette idée ?

Marianne Levy : J’ai le privilège d’être passionnée par mon métier de critique et de travailler sur une matière, les séries, qui ne laisse personne indifférent. On me demande tout le temps : « C’est vraiment sympa comme boulot, un petit conseil de série ? » Mais comme le rapport à la fiction est quelque chose de très personnel, je me suis dit que j’allais répertorier sur mon blog toutes les meilleures séries en les classant par émotions pour permettre aux lecteurs de piocher selon leurs envies. Et ce sont les personnages qui portent ces émotions. J’avoue que c’est un immense plaisir de passer encore un moment avec mes personnages préférés.

Melwasul : Côté cinéma, une comédie romantique préférée ?

Marianne Levy : Quand Harry rencontre Sally est numéro un dans mon cœur. Les comédies romantiques ne sont pas considérées comme un genre majeur. C’est une erreur. Les meilleures d’entre-elles disent toujours des choses importantes sans en avoir l’air…

Melwasul : Pour finir, les lectrices du blog sont de grandes amatrices de chocolat (moi la première), quel est votre préféré ?

Marianne Levy : En matière de chocolat, je revendique le droit à l’infidélité ! Ces jours-ci, j’ai une relation très intense avec le Caraïbe du chocolatier Jean-Paul Hévin.
Melwasul : Je trouve ce droit à l’infidélité en matière de chocolat essentiel (sinon je devrais passer par la case divorce assez régulièrement !)

Je tiens encore à remercier Marianne Levy pour sa gentillesse et je lui dis à très bientôt pour le deuxième tome DCPS 😉

Où retrouver Marianne Levy ?

Son blog
Son twitter
Son site
Son facebook

Lane’ment Vôtre,

Melwasul

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4 réflexions au sujet de « Interview Marianne Levy »

  1. MockingJay

    J’aime l’idée de revendiquer le droit a l’infidélité pour le chocolat!
    Comme si se contenter d’une seule sorte était envisageable!!

    Répondre

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