Interview de Samantha Bailly

photo de Samantha BaillySamantha Bailly est née en 1988. Une maîtrise de littérature comparée en poche et après un passage dans le domaine du jeu vidéo, à vingt ans à peine, elle publie son premier roman.

Elle vit à Paris et se consacre désormais à l’écriture, voguant entre les genres littéraires avec une aisance remarquable. Elle est auteur de romans et de contes pour enfants.

Elle a écrit « Oraisons » dont l’intégrale est publié chez Bragelonne. Ce livre a reçu le prix  des lycéens aux Imaginales 2011.

Je vous rappelle également que son roman « Ce qui nous lie » édité par Milady dans la collection Grande Romance sera dans toutes les librairies le 19 avril.

Je vous invite donc à lire l’interview que Samantha Bailly nous a  accordée pour le blog.
Bonne lecture !

Interview

Lune et Plume : Pouvez-vous vous présenter en quelques mots pour nos lecteurs ?

Samantha Bailly : Je m’appelle Samantha Bailly, j’ai 24 ans et je vis à Paris. En parallèle d’un Master de Littérature Comparée, puis d’un Master d’édition, j’ai travaillé durant deux ans dans le domaine du jeu vidéo. Aujourd’hui, j’ai la chance et le bonheur de pouvoir me consacrer à l’écriture. Je suis auteur de romans et de contes pour enfants chez Bragelonne, Milady, Rageot, Syros et nobi nobi !

L.P : D’où vous est venue l’idée (excellente) de ce don permettant à Alice de voir le lien entre les personnes qui l’entourent ?

S.B : L’idée a germé pour la première fois en septembre 2010. À l’époque, je venais de commencer un stage. Jeune universitaire fraîchement débarquée, j’ai été frappée par les différentes strates relationnelles de ceux qui m’entouraient. Un « et si » qui est venu cogner à la porte de mon imaginaire : et si l’on pouvait voir les relations entre les gens ? Pas comme un Facebook et ses interactions parfois très factices, un accès véritable à ce qui se tisse et se brise entre les individus. À l’époque, je prenais très souvent mes pauses avec un autre stagiaire. Ce jour-là, le concept n’arrêtait pas de trotter dans ma tête, je voyais déjà cela prendre la forme d’une toile lumineuse changeante, lorsque ce collègue m’a dit : « Tu sais ce qui serait vraiment fort ? Voir les liens entre les gens ».

Je n’ai aucun a priori ni aucune explication sur cette coïncidence frappante. Nous ne nous connaissions quasiment pas, et il a prononcé ce qui était dans ma tête. Sans doute parce que nous étions en train de baigner dans la même ambiance, et que nos réflexions nous ont conduites au même endroit. Mais je me suis dit à cet instant : OK, s’il y a quelque chose comme des signes qui existent, alors ça doit ressembler à ça. Je dois écrire ce roman.

L.P : Aurons-nous un jour la chance de lire la suite de l’histoire d’Alice ? (oui, j’ai énormément envie de la retrouver).

S.B : Ce n’est pas prévu pour le moment, mais je préfère ne jamais dire jamais.

L.P : Quel est le moment de la journée que vous préférez pour écrire ? Et où ? Avez-vous un rituel avant de commencer l’écriture ?

S.B : Je peux écrire n’importe où et n’importe quand, même quand il y a du monde, du bruit, etc. J’arrive à me couper de tout et à évoluer dans ma petite bulle mentale. J’écris chez moi, dans des cafés, et souvent dans les locaux de Bragelonne/Milady, dont l’équipe m’a fait une petite place ! Cela me permet d’avoir une «vie de bureau» plutôt que d’être isolée.

L.P : Pensez-vous qu’il soit plus dur pour les auteurs français d’être publiés par de grosses maisons d’éditions que pour les auteurs anglophones ? Si oui, d’après vous pourquoi ?

S.B : En fait, il y a beaucoup des paramètres à prendre en compte pour répondre à cette question. Disons que la difficulté est qu’en France, il y a très peu d’agents littéraires, qui sont dans les autres pays un premier « filtre » qui permet ensuite d’être soutenu par quelqu’un qui a un solide carnet d’adresses. Ce n’est pas une habitude culturelle que nous avons. Cette absence de médiateur rend l’accès aux maisons plus difficile.

Également, la France exporte beaucoup moins de romans à l’étranger qu’elle en importe : c’est aussi la question de la langue ! Le marché anglo-saxon n’est pas à la même échelle que le marché français.

Néanmoins, il ne faut pas se décourager, tout en ayant conscience de la difficulté que représente une première publication. Commencer à frapper chez les petits éditeurs peut être un excellent compromis : les petites structures ont souvent davantage le temps d’examiner les manuscrits reçus. Si vous souhaitez plus d’informations sur ce sujet, j’ai rédigé une série d’articles sur « Envoyer son manuscrit » sur mon site internet.

L.P : En faisant quelques recherches sur internet, j’ai découvert que vous aviez publié d’autres romans, pouvez-nous parler d’eux en quelques mots ?

S.B : Bien sûr ! Mon premier roman est un diptyque de fantasy intitulé Oraisons, qui est réédité cette année chez Bragelonne sous forme d’intégrale. Au royaume d’Hélderion, la mort est une importante source de revenus pour les oraisonniers, des prêtres qui effectuent un rituel magique afin d’assurer un hommage aux défunts. La famille Manérian gère ce commerce. Un jour, l’une des filles de cette puissante corporation est retrouvée assassinée. Les deux sœurs de cette dernière, Aileen et Noony, vont alors chacune à leur manière remuer ciel et terre pour élucider ce drame.

En septembre prochain, je publierai deux nouveaux romans : Métamorphoses (éditions Bragelonne), une nouvelle série de Fantasy se déroulant dans le même univers qu’Oraisons, et À pile ou face, un thriller young adult (éditions Rageot).

L.P : Je suis une grande romantique, je suis donc obligée de vous poser une question sur la romance qui vous a le plus marqué (que ce soit en livre ou en film) ?

S.B : Immédiatement, je pense à Eternal sunshine of the spotless mind. Une véritable claque émotionnelle. C’est une peinture très juste des sentiments, de leur évolution, et finalement de la question d’accepter l’amour dans ses versants les plus purs comme les plus difficiles. Il y a aussi The Fountain, qui est plus métaphysique, mais qui remet la relation au centre d’un ensemble bien plus grand. Bouleversant.

L.P : Les lectrices de Lune et Plume adorent le chocolat (nous sommes de grandes gourmandes) ! Et vous, quel est votre chocolat favori ?

S.B : Je dois confier que je suis une très très très grande addict du chocolat ! J’adore le Milka et les Pères Noël Kinder…

7 thoughts on “Interview de Samantha Bailly

  1. Melwasul

    Une énorme merci 0 Samantha Bailly et les éditions milady pour cette interview !

    bon si on ne doit jamais dire jamais je ne perds pas espoir pour vior un jour la suite des aventures d’Alice !

    je ne connaissais pas The Fountain et en plus il est avec Hugh, je vais me sentir obligée de le regarder 😀

    et pour le Milka, il n’y a pas de meilleur choix ! 😉

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  2. Moonshine Post author

    Bonjour Samantha,

    Je suis une grande curieuse de nature, je vois que vous avez travaillé pendant deux ans dans le domaine des jeux vidéos. Sur quel jeu ? Je suis curieuse car je suis aussi une geekette. 🙂

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  3. Samantha

    Bonjour Moonshine ! J’ai travaillé chez Ubisoft, dans des domaines assez variés. J’ai d’abord fait un stage de 6 mois à la Communication Internationale de l’entreprise, puis j’ai eu un CDD dans l’équipe du jeu Might & Magic, où mon cœur de métier était la rédaction mêlée à la gestion de projet. J’ai notamment géré et co-géré les deux projets suivants :
    – Le site portail de la franchise :
    http://might-and-magic.ubi.com/universe/fr-fr/home/index.aspx
    – Une bible illustrée de l’univers :
    http://www.amazon.fr/The-World-Might-Magic-Compendium/dp/1780968647

    À part ça, je suis personnellement une grande fan de RPGs japonais 😉

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  4. MockingJay

    Géniale cette interview!
    Bon je ne peux pas être vraiment objective vu que j’ai lu Milka et Kinder, deux marques qui pourraient devenir des sponsor tellement j’en consomme 😀

    Il faut que je me procure Oraisons, ca a l’air vraiment bon, puis la fantasy, je ne peux pas y résister 😀

    Moonshine!! je savais pas que tu avais un coté geek!! Comme quoi les filles aussi apprécient les jeux vidéos!!
    Tu vois Melwasul, je ne suis pas la seule :p

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    1. Melwasul

      bah j’ai jamais rien dit et puis vu que je suis accro à la F1 et au foot je peux pas trop te faire de réflexions sur les jeux vidéos qui sont pour les mecs , ça serait légèrement mal placé 😀

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  5. Rebelle

    Merci pour cette interview , J’aime le résumer de votre roman  » Ce qui nous lie », je vais encore me faire gronder par mon mari !! Mais je ne résisterais pas pour l’acheter ^^
    Merci de prendre le temps de répondre à nos questions et encore merci du temps que vous passez à nous divertir.
    Amicalement

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