Et toujours les Forêts de Sandrine Collette

et toujours les forêt
Titre : Et toujours les Forêts
Auteur : Sandrine Collette
Éditeur : JC Lattès
Date de parution : 02 janvier 2020

Résumé

Corentin, personne n’en voulait. Ni son père envolé, ni les commères dont les rumeurs abreuvent le village, ni surtout sa mère, qui rêve de s’en débarrasser. Traîné de foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu’au jour où sa mère l’abandonne à Augustine, l’une des vieilles du hameau. Au creux de la vallée des Forêts, ce territoire hostile où habite l’aïeule, une vie recommence.
À la grande ville où le propulsent ses études, Corentin plonge sans retenue dans les lumières et la fête permanente. Autour de lui, le monde brûle. La chaleur n’en finit pas d’assécher la terre. Les ruisseaux de son enfance ont tari depuis longtemps ; les arbres perdent leurs feuilles au mois de juin. Quelque chose se prépare. La nuit où tout implose, Corentin survit miraculeusement, caché au fond des catacombes. Revenu à la surface dans un univers dévasté, il est seul. Humains ou bêtes : il ne reste rien. Guidé par l’espoir insensé de retrouver la vieille Augustine, Corentin prend le long chemin des Forêts. Une quête éperdue, arrachée à ses entrailles, avec pour obsession la renaissance d’un monde désert, et la certitude que rien ne s’arrête jamais complètement.

Avis de Stéphanie

note 5

En lisant les premières lignes de ce roman, je ne m’attendais absolument pas à la tournure qu’il allait prendre. L’enfance malheureuse et traumatisante due au désamour profond de sa mère pour lui, conditionne Corentin. Son désir viscéral d’être aimé.

L’inconsistance de la vie.
Après que la Chose a dévasté la Terre, il ne reste que très peu de survivants. Corentin, qui se trouvait dans les catacombes au moment où tout brûlait à la surface, survit et découvre un monde dévasté, en lambeaux.

Ne sachant plus quoi faire, ni où aller et avec qui, il décide de retrouver coûte que coûte Augustine. D’abord parce qu’elle l’a élevé, parce qu’elle est la seule à l’avoir jamais aimé, parce qu’une part de lui espère que les forêts ont été épargnées et surtout, parce qu’il lui faut un but pour ne pas s’écrouler.

J’ai eu beaucoup de peine pour Corentin, une peine sincère qu’est venu troubler un profond mépris lorsque certains de ses actes deviennent barbares. Le destin de Mathilde m’a percutée de plein fouet. Et la tendresse d’Augustine qui, au début du roman semblait l’avoir désertée.
La fatigue, la faim, l’isolement, la peur… Les personnages ne les connaissent que trop. Heureusement, l’espoir s’agrippe à eux fermement et l’amour couplé au bonheur intrinsèque des enfants leur permettent d’avancer et de croire en une nouvelle aube.
Un roman bouleversant que je vous recommande.

Stéphanie

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