Cotillon de Georgette Heyer

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Titre : Cotillon
Auteur : Georgette Heyer
Éditeur : Milady Romance – Pemberley
Date de parution : 21 juin 2013

Résumé

Au milieu de la foule de prétendants, le véritable gentleman n’est jamais celui qu’on croit.
La jeune Catherine Charing est dans une situation embarrassante : pour hériter de la fortune de son grand-oncle fourbe et acariâtre, elle doit épouser l’un de ses cousins. Malheureusement, celui qu’elle aime ne veut pas d’elle. Jack est un débauché invétéré, peu disposé au mariage. Pour le séduire, elle tente néanmoins de le rendre jaloux en faisant croire qu’un autre cousin a demandé sa main. Et Fred se révélera un complice de choc dans cette entreprise. Ensemble, ils iront même jusqu’à organiser de fausses fiançailles… Et si elle se laissait prendre à son propre jeu ? L’amour est peut-être à portée de main…

Avis de Melwasul

note 1Alors celui-ci j’ai bien failli ne jamais le lire ! J’avais lu son synopsis sur internet et il ne me disait vraiment rien du tout (comprenez-moi, j’adore les débauchés et là surprise, apparemment Kitty ne finira pas avec le débauché)(ce livre n’était donc pas pour moi). Sauf qu’en passant dans les rayons, je suis tombée dessus. Je passais sans daigner lui accorder le moindre regard quand tout d’un coup j’ai fait tilt (ampoule qui s’éclaire au-dessus de ma tête). Georgette Heyer ? Georgette Heyer ? Mais je connais cette auteure !

Oui, c’est bien elle qui a écrit Adorable Sophie que j’avais véritablement adoré. Demi-tour toute ! Main tendue ! Attrapage de bouquin ! Direction la caisse. (Voilà encore une preuve de ma terrible faiblesse)(Livres 2 – Melwasul o)(Je dis bien 2 points pour les livres, pour celles qui ne gazouillent pas sur Twitter (ce qui est mal), le premier point ayant été gagné par les livres lors de la commande de La cité des Ténèbres)(Incruste de MonckingJay : Toute personne n’ayant pas encore lu ces merveilleux livres a intérêt à remédier à ça, et vite !). Et c’est ainsi que finalement j’ai lu un livre qui ne me tentait absolument pas.

Et mon Dieu quelle idée de génie…. J’aurais mieux fait de m’abstenir sur ce coup là ! (L’ampoule au-dessus de ma tête vint de griller !) Non mais vraiment je vous raconte même pas la torture que j’ai subie ! Car oui, une fois un livre commencé, il faut absolument que je le finisse, espérant trouver l’étincelle qui fera que ce livre passe du rang de médiocre à moyen… Et pour le coup, j’ai attendu, attendu, attendu. J’ai même cru que je n’allais jamais en venir à bout ! Pour celles qui ne me connaissant pas, sachez que le temps que Lucky Lucke dégaine son pistolet, j’ai déjà lu trois livres (enfin, j’exagère peut-être un tout petit peu mais je lis quand même très vite, en moyenne un livre en 2-3 heures) (2ème incruste de MonckingJay : Je confirme !! Cette fille lit a une vitesse hallucinante)alors là quand au bout de trois jours, je n’avais pas réussi à lire la moitié du bouquin, j’ai bien cru que j’allais abandonner. Mais, j’ai été forte et courageuse, j’ai fini le roman, histoire de vous en faire une jolie petite chronique (ça s’appelle donner son corps et son esprit pour la science)(qu’est-ce que je ne ferais pas pour vous)(lire un affreux bouquin en 4 jours)(je mérite bien un ou deux paquets de Schtroumpfs).

Bon alors, je ne prends pas la peine de vous refaire un résumé du bouquin, celui donné suffît amplement (et si jamais je me relançais dans le récit de ce somnifère en puissance, vous risqueriez de me perdre à jamais)(et avouez que ce serait grandement dommage :D).Non mais vraiment ! Je ne sais pas par où commencer : la pimprenelle de Kitty à qui j’aurais collé quelques baffes, le neuneu Freddy qui m’ajuste complètement exaspérée (il pourrait nous faire détester à jamais les héros de romance), les cousins et personnages secondaires qui pourraient provoquer un suicide littéraire (même pour les plus courageux).

Je crois que je consacrerais une partie de ma chronique à vous expliquer à quel point j’ai détesté Freddy ! Mais le pauvre, il n’y ait pour rien ! C’est entièrement de la faute de l’auteure ! Pouvez-vous m’expliquer comment j’aurais pu craquer pour un mâle (quoique là franchement, le terme de mâle ne parait pas adapté)(j’aurais dit mauviette…) que l’auteure, et la moitié des personnages, traitent de débile pendant 90% du bouquin ? Pour une mauviette qui passe 80% de son temps à parler mode ? Pour une mauviette qui doit passer plus de temps que moi le matin à choisir ses habits ? Pour une mauviette littéralement obsédée par son apparence et celle de ses proches ? Pour une mauviette qui est terrorrifiée par sa tante ? (Je dis bien terrorrifié ! Encore plus fort que la peur, encore plus fort que la terreur, nous avons la terrorrifieur !)

Pour une mauviette qui se laisser mener par le bout du nez par une gourgandine (là je suis peut-être un peu méchante, mais je suis exaspérée par Freddy et Kitty, le couple le plus mal assorti de l’histoire de la littérature !)(en plus, il a même pas la bonne excuse que c’est par amour, nan nan, c’est juste que c’est une femmelette !)(et Shang n’est pas passé par là pour faire un vrai homme de lui)(oui c’est grave, j’en suis au point de faire des références à Mulan)(la faute au soleil)(ou au Malibu Ananas ?). Mais l’apothéose est quand même à la fin, quand il donne un coup de poing au méchant-méchant cousin Jack et qu’il le met à terre (enfin un peu de virilité). Ah bé zut ! L’auteure nous rappelle bien que Freddy est une mauviette. En effet, si Jack est par terre c’est parce qu’il s’est reculé pour éviter le coup et qu’il s’est pris les pieds dans le tapis (pour la virilité, vous l’aurez compris, on oublie tout de suite)(et à la lecture de ce passage presque final, j’ai juste failli aller me noyer dans la mer).

Je ne comprends pas comment une auteure peut rendre un de ses personnages méprisable à ce point ? J’ai largement préféré Jack le débauché qui est le « méchant» de l’histoire, lui au moins il en a dans le pantalon (tandis que pour Freddy, j’ai peur qu’il n’ait jamais de descendance…). Et je vous épargne la description des cousins en passant du méchant au débauché sans oublié le retardé mental qui a peur de sa méchante maman et qui se marie avec je ne sais pas trop quoi (non vraiment Miss Heyer, vous avez dépassé les bornes des limites !). Et j’oublie encore les personnages secondaires inutiles et en plus entièrement ratés. Puis reste Kitty, la pauvre, pour elle c’est rapide, elle est juste assommante de mièvrerie, de naïveté, de fourberie (et j’en oublie bien d’autres).

Et l’histoire en elle-même… Vraiment comment peut-on écrire un livre aussi ennuyeux ? Et tous ces pseudos retournement de situation, plus ridicule les uns que les autres, qui au lieu de nous réveiller, nous font paraître le chemin vers l’abattoir excessivement long. En plus, pas la moindre passion entre nos héros (même pas un petit bisous-bisous). Non, ils tombent soudainement amoureux dans la dernière ligne de la dernière page (pour les papillons dans le ventre et les feux d’artifices, une micro miette de chocolat ferait plus d’effet). Et oubliez aussi toute note d’humour ! J’ai eu l’impression de lire la copie détestable d’une pale imitation d’un mauvais Jane Austen !

Vous l’aurez compris J’ai détesté ! Mais surtout, je suis terriblement déçue ! J’avais tellement aimé Adorable Sophie (arrivée à la moitié de Cotillon, j’ai relu entièrement Sophie, car je ne pouvais pas croire qu’il est été aussi bon que ce dont je me souvenais. Et pourtant si, il est vraiment excellent ! Pas de temps mort, de l’humour à toutes les pages. Pas de réelle passion non plus, mais il se lit d’une traite et la plume de Miss Heyer nous régale !). Pour moi, ce Cotillon restera comme une erreur de parcours de Georgette Heyer (un peu comme le Tout sauf le grand amour de Kristan Higgins. Je lirais donc sa prochaine publication en VF, en priant pour qu’elle soit aussi réussie qu’Adorable Sophie (et que je n’ai pas l’envie d’envoyer le bouquin au feu ou de l’enfouir dans le sable comme avec Cotillon)(je vais faire quelque cauchemars de ce livre sans fin !).

Courageusement Votre

Melwasul

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2 thoughts on “Cotillon de Georgette Heyer

  1. Clarabulle

    Aïe aïe aïe.
    A la lecture de ton billet, j’ai tout simplement l’impression de ne pas avoir lu le même livre que toi. Je suis à l’exact opposé. Je conçois que l’on puisse avoir un ressenti différent mais là … que te dire.
    J’ai adoré Adorable Sophie et j’ai adoré Cotillon ( qui est tout sauf une erreur de parcours (comment peut-on écrire une chose pareille lol !?) de Georgette Heyer).

    Chez Georgette Heyer on tient plus de Jane Austen (toutes proportions gardées) que de la grosse romance qui tache. Cotillon est absolument tout sauf mièvre, tout sauf neuneu, tout sauf ennuyeux. C’est un roman délicieusement drôle, fin, bien écrit, subtil et ingénieux. Bref en un mot: brillant.

    Et ce n’est pas les lectrices qui ont répondu au petit sondage sur cette page (elles semblent être de mon avis mais je ne suis pas surprise), ainsi que celles qui nombreuses, continuent à lire et à acheter les romans de G. Heyer (puisque Milady continue heureusement à la publier: Coeur Indécis le 18 avril) qui me contrediront.

    Finalement, la stupéfaction passée de prime abord, ton billet m’a finalement beaucoup fait rire (même si ce n’était probablement pas son but initial) tellement il est … surréaliste. Il n’y a pas d’autre mot. On dirait presque un sketch.

    Mais heureusement ton ressenti extêmement négatif n’est pas celui de la majorité car nous n’aurions alors plus le bonheur de lire en français ces »romances » de G. Heyer vraiment à part, ces ilôts de raffinement un peu désuets dont les quelques grammes de finesse vintage font vraiment beaucoup de bien dans le paysage de la romance d’aujourd’hui.

    Clarabulle, pro-Georgette forever 😉

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    1. Melwasul

      Alors tout d’abord sache que je suis une fan inconditionnelle de Jane Austen et que j’avais énormément apprécié Adorable Sophie (et oui je n’aime pas seulement que les grosses romances qui tachent !)

      J’ai le droit d’avoir un avis différent du tiens mais c’est pas pour autant que tu dois être méprisante (c’est vraiment comme ça que je prends ton commentaire)

      Pourquoi parler d’erreur de parcours? Justement parce que je ne condamne pas tous ses bouquins et que j’en lirais d’autres, donc je ne vois pas en quoi ce terme est scandaleux alors qu’au contraire il fait que je ne condamne que Cotillon.

      Et oui ma chronique je l’espère fait rire, parce que je n’aime pas critiquer un bouquin car ce n’est toujours que mon avis, je préfère le faire donc avec humour .

      PS: quoique tu en dises je ne suis pas la seule à avoir trouvé ce bouquin d’un ennui profond ! Sur ce à une prochaine fois !

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