Circé de Madeline Miller

circé
Titre : Circé
Auteur : Madeline Miller
Éditeur : Pocket
Date de parution : 02 mai 2019

Résumé

Fruit des amours d’un dieu et d’une mortelle, Circé la nymphe grandit parmi les divinités de l’Olympe. Mais son caractère étonne. Détonne. On la dit sorcière, parce qu’elle aime changer les choses. Plus humaine que céleste, parce qu’elle est sensible. En l’exilant sur une île déserte, comme le fut jadis Prométhée pour avoir trop aimé les hommes, ses pairs ne lui ont-ils pas plutôt rendu service ? Là, l’immortelle peut choisir qui elle est. Demi-déesse, certes, mais femme avant tout. Puissante, libre, amoureuse…

Avis de Stéphanie

note 5

Quel roman ! Quel bel hommage à la mythologie et à ceux qui l’ont chantée avant !

Circé est la fille du dieu Hélios et d’une mortelle. Contrairement à sa myriade de frères, sœurs, cousins et cousines, elle a trois particularités : sa voix est humaine et elle ne méprise pas les humains et n’est pas aussi cruelle que peuvent l’être les divinités.
Touchée par le sort réservé à Prométhée et par ses échanges avec lui, elle lui apportera à boire alors qu’il est torturé par une furie sous les yeux amusés et vengeurs des dieux qui l’accusent de trahison pour avoir aidé les mortels. Lorsqu’elle rencontre Glaucos, un humain, sa vie prend un tour inattendu et décisif.

Circé est une sorcière et bien que son frère et sa sœur possèdent également ce don, elle se voit condamnée à l’exil par Zeus et son père qui se sont mis d’accord.
Raillée par ses oncles, moquée et humiliée par sa fratrie, méprisée, détruite et reniée par ses parents, Circé finit par trouver un sens à sa vie dans cet exil et, de fait, dans cette solitude imposée.

Circé se révèle à elle-même. On la découvre plus humaine que certains humains et plus sublime que les Dieux.
Elle est une femme, elle est une sorcière, elle est une mère, elle est Circé.
Elle nous fait voir la cruauté de l’éternité à laquelle sont vouées les divinités lorsque tous les mortels, qu’elle a aimé et dont elle a été aimée, meurent. Sa vie à elle s’étire comme un long fil que les Parques refusent de couper.

J’ai été subjuguée par cette histoire narrée par Circé. J’ai pris plaisir à retrouver d’autres personnages de la mythologie, de les voir interagir avec Circé et surtout de les observer par son prisme : Pasiphaé, Dédale, Ulysse, Pénélope, Télémaque, Télégone et même l’ignoble Scylla…

Madeline Miller dépeint Circé comme une femme à l’âme écorchée, une mère qui n’a rien à envier aux lionnes et aux louves, une sorcière qui ne se contente pas de ses dons, qui apprend, s’entraîne et se trompe avant de recommencer et de réussir. Elle se forge seule et ne laisse ni les dieux ni les mortels la dominer.
Lorsqu’on referme ce roman, on ne peut que regretter de la quitter.

Stéphanie

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